EDITORIAL

22 septembre 2021

 

L'été est fini et le passage à l'automne se fait sous le soleil, c'est très agréable cette année parce qu'on a manqué de belles journées depuis trois mois. Cette bonne nouvelle va de paire avec l'amélioration de la situation sanitaire dans la région qui annonce des allègements dans les mesures prises pour limiter la propagation de la maladie. Au pays de Giat, la tranquillité est au programme, les manifestations ne sont pas encore en effusion, mais ça commence à frémir sérieusement pour retrouver une vie sociale active.

 
Dans l'actualité, la crise diplomatique entre la France et les Etats-Unis, l'Australie et le Royaume-Uni, à cause d'une rupture de contrat indélicate pour une histoire de sous-marins occupe les rédactions autant que la prochaine élection présidentielle : des sujets qui ne sont pas la première préoccupation des citoyens auxquels les challengers à la présidentielle font miroiter un avenir différent, caressant dans le sens du poil, argumentant dans le sens du vent populiste et radical, sans se soucier réellement des vrais problèmes d quotidien. Certes, le matraquage facile sur les peurs de l'étranger, la généralisation d'une insécurité pourtant limitée à peu de territoires, même si c'est trop, la grandeur d'un pays qui n'est pourtant plus un géant, la nostalgie d'un temps où ce n'était pas pourtant mieux qu'aujourd'hui mais ça dépend ce qu'on regarde, et tant d'autres sujets de démagogie, d'idées courtes, mettent de côté les insuffisances de chacun d'entre eux, et en avant la médiocrité du débat. Celui qui gueule le plus est mieux entendu, et tant pis si ce sont des conneries ! parce qu'il s'en dit !  Et ça contribue à la division, aux radicalismes en tout genre, à la violence  qui s'égrène partout, parasitant même nos campagnes reculées. 

La rupture du  contrat de sous-marins qui n'allait profiter qu'un petit peu à l'économie nationale a causé quelques mouvements diplomatiques d'envergure, mais ça passera parce qu'il ne peut en être autrement, quoi qu'en dise les grands penseurs qui se revendiquent du gaullisme plus par opportunité que par idéologie. Les enjeux sont d'un autre niveau, l'hégémonie chinoise devient dangereuse, et les américains ne peuvent pas se permettre de regarder ailleurs , et pas vers la France certainement. Nous sommes un petit pays, et tant qu'il n'y aura pas de véritable puissance européenne, on ne peut pas lutter parce que nous n'en avons pas les moyens. 


Le vingtième anniversaire de l'explosion de l'usine AZF de Toulouse met une fois  de plus en avant les risques industriels, quand l'argent reste le plus fort sur la vie des petites gens. Une éruption volcanique aux Canaries rappelle encore la force de la nature, et ajoute une catastrophe à la série de cette année, pourtant déjà riche d'épisodes périlleux pour les activités humaines et aussi inquiétants que les problèmes budgétaires des états dont il semblerait  qu'ils soient sans autre solution qu'une remise en question du système lui-même, mais ça c'est une autre histoire que personne ne veut engager. 

 

15 septembre 2021

 

La rentrée est passée, le cours normal de la vie reprend malgré les évènements et les circonstances qui troublent l'ordre souhaité. Aujourd'hui, l'obligation vaccinale pour aller travailler s'impose dans certaines professions, une mesure autoritaire censé participer à la lutte contre la pandémie. Dans les milieux de la santé, cela passe mal car il y a des personnels non vaccinés qui refusent toute injection de vaccin pour des raisons qui les regardent, parfois incompréhensibles du citoyen vertueux qui voit ici une opposition contre nature et qui peut causer des difficultés dans les parcours de soin au risque de ne pas soigner certaines personnes. Ce n'est pas de leur faute, puisque le pouvoir bafoue leurs libertés individuelles plus sacrées que les libertés collectives. Ambiance d'une époque où le chacun pour soi est la religion dominante. Le consommateur a pris la place du citoyen, avec ses exigences qui excluent les devoirs, ou même simplement l'intérêt pour les autres. 


On le voit bien avec les premiers discours de la campagne pour les présidentielles d'avril 2022 : à plus de deux cents jours de l'échéance, les candidats à la candidature se mesurent à coup de slogans, d'annonces plus racoleuses les unes que les autres, cherchant plus à draguer qu'à convaincre. Il est vrai que pour cela, les projets de construire un monde meilleur sont inexistants. On ne parle que de gestion de situation, sécuritaire, économique, écologique. S'il est proposé en premier lieu d'améliorer la vie des gens, d'égalités, de normes sociales, c'est pour cacher des annonces parfois ahurissantes, des promesses intenables, des miroirs aux alouettes. Le monde politique n'a pas encore compris, déculottées après déculottées, qu'il doit changer sa façon de s'adresser aux populations pour tenter de retrouver de l'attractivité, de redonner de l'espoir, de déclencher des vocations à gouverner. Rien n'y fait. Les anciennes générations de politiques, celles qui étaient issues de la guerre, avaient des rêves de vie en paix, d'organisation de la société plus équilibrée, d'humanisme et d'unité. Leurs descendants ne pensent qu'aux résultats financiers, aux performances, aux notoriétés. Ils manquent sérieusement de courage pour oser proposer autre chose, du nouveau nécessaire à l'évolution du monde. Ils préfèrent s'appuyer sur les expériences du passé, qui ne sont souvent pas adaptées, qui n'ont pas souvent réussi. Mais on a les représentants qu'on mérite, aussi nuls que les citoyens qui préfèrent l'information clash, immédiate des réseaux sociaux plutôt que les réflexions, les analyses des professionnels de sociologie, d'économie, d'environnement. Parce qu'être citoyen n'est pas une simple formalité de naissance, c'est un apprentissage quotidien et durable qui demande de bonnes bases tirées de saines lectures, de leçons d'école poussées, de rencontres avec les personnes qui ont des fonctions publiques, et d'un peu d'objectivité. 


Certains rêvent d'un(e) candidat(e) providentiel(le) qui règlerait les problèmes d'un coup de baguette magique : j'ai bien peu qu'ils devront attendre un peu, les miracles n'arrivent jamais. Mais s'ils se rassemblent pour participer à la solution des problèmes, leur collectif pourrait être la Providence attendue !  Parce que la démocratie, c'est un façon d'organiser la société autour de porteurs d'idées, d'échanges et de débats, constructifs en donnant pouvoir à des personnes qui doivent écouter et qui savent trancher dans le bon sens de la nation. 


Je ne suis pas candidat, vous l'aurez compris. J'aimerais juste que nous arrivions à bien vivre ensemble, sans querelles ou brouilles pour des détails. Il y a tant à faire pour ça qu'il faut se grouper pour y arriver, regarder dans le même sens et aller vers la même direction.  

 

11 septembre 2021


Ce matin, après le réveil, mes premières pensées allaient vers le 11 septembre 2001 : les attentats qui ont détruits les tours du Trade World Center sont à la une de cette journée et le rappel des évènements ces derniers jours dans les médias font remonter des souvenirs. Oui, ce qui s'est passé alors a marqué les esprits de tous, a changé le monde en le plongeant dans une dérive de violence sans fin. Je me souviens avoir appris la nouvelle en allumant la radio vers 16 heures, j'écoutais à l'époque Laurent Ruquier sur Europe 1, et en place des vannes de potache, des informations étaient données, glaçantes, sidérantes. J'ai allumé la télévision, en mode "breaking news", terme qui n'était pas à la mode, pour voir ces images gravées à jamais dans la mémoire collective du monde et qui sont réapparues ces derniers jours sur les écrans. Je me souviens avoir annoncé la nouvelle à ma mère revenant du jardin par cette phrase : "la troisième guerre mondiale a commencé ! ". 


C'est dire que si j'avais écrit un éditorial le 12 septembre, j'aurais commencé mon texte par cette phrase, comme d'autres l'ont dit ailleurs. Vingt ans après, les Etats-Unis ont mis fin à leur croisade en Afghanistan, sans avoir gagné. Les chinois ont profité de cet engagement coûteux pour prendre de la puissance et devenir l'égal de la première puissance mondiale affaiblie par cette lutte dont elle n'avait pas mesuré les difficultés, sûre de sa force et de l'universalité de ses valeurs qui ne le sont pas. 
La plaie n'est pas refermée. 


A Paris, cette semaine, comme un parallèle, s'est ouvert le procès des attentats du 13 novembre, notre 11 septembre à nous les français, une autre date dont on se souvient aussi, qui avait troublé notre soirée et qui a changé nos vies aussi, moins perceptiblement peut-être, mais le choc a été important. Là, c'était plus proche de nous, et nous aurions pu avoir des proches touchés. Le procès sera long, et la cicatrice ne se refermera pas avec les conclusions du tribunal. 


Jean-Paul Belmondo nous a quittés : l'acteur populaire et sympathique a eu droit à un hommage national. C'est peut-être beaucoup mais dans ces tristes temps, ça ne fait pas de mal d'honorer une personne qui nous a amusé, ému, ébloui dans les films à succès. Sa mort met un peu de joie dans l'atmosphère pesante du moment. 


La crise sanitaire n'en finit pas de jouer avec nos nerfs, la vaccination n'a pas encore remplie sa mission d'immunité collective et l'ancienne ministre de la santé, en poste au départ de la crise, est mise en examen pour mise en danger d'autrui. La pauvre femme doit défendre les erreurs du système dont elle n'était pas responsable, certainement plus victime que coupable, placée là devant une pandémie inconnue, sans moyens, devant faire de la politique, c'est-à-dire faire croire à la maîtrise d'un problème dont elle savait que le pouvoir était incapable de répondre à la menace. C'est certainement un mise en examen pour mettre le doigt sur l'impréparation de l'Etat face à un évènement pourtant prévisible, mais l'aveuglement des services arc-boutés sur les besoins de réduire les déficits, de faire de la gestion comptable plutôt que de la politique nécessaire à la vie des citoyens, de ne s'intéresser qu'au développement des métropoles, de donner du pouvoir aux financiers, de libéraliser des services publics était tel qu'en fin de compte, après plusieurs mois de crise, on ne s'en sort pas trop mal pour le moment. Mais il reste à valider la reprise qui s'annonce, et je crains que les mentalités des pouvoirs n'aient pas beaucoup changé : le président et son entourage restent convaincus de la direction qu'ils voulaient donner à leur gouvernance avant la crise et n'ont d'autres idées que de reprendre là où ça s'est arrêté. Mais le monde a changé, qu'on le veuille ou non. Les mentalités évoluent, comme les conditions environnementales de l'humanité. La puissance financière reste très forte, mais des fissures sont apparues à la faveur de la crise.  La mondialisation a montré ses failles, les citoyens reprennent en main leur destin même si trop d'influences les empêchent d'avoir le courage d'aller jusqu'au bout de leurs utopies, leurs rêves qui sont pourtant réalisables. 


Il y a donc beaucoup à dire, et plus à faire encore pour améliorer l'ordre du monde. On y travaille, et ce n'est pas vain, mais il faut être très patient, parce qu'en dehors des coups de semonces de la nature, rien ne semble assez fort pour aller de l'avant paisible et bienveillant.

 

 Vendredi 3 septembre


Alors que l'été qui n'a jamais vraiment ressemblé à un été normal, trop humide et bien frais, se clos avec la rentrée scolaire passée sous le soleil, comme un paradoxe taquin pour les enfants, on ne sait toujours pas quoi dire, quoi faire, quoi penser sur l'avenir de nos destinées. Tant d'incertitudes pèsent sur le moral et l'ambiance globale de l'actualité, entre catastrophes climatiques et guerres jamais terminées, entre reprise économique et pénuries des matières premières devenant trop chères, entre tensions de la crise sanitaire et pulsions sociales, n'arrange pas les choses. Pas de quoi être optimiste si on s'attarde sur les bulletins d'informations et encore moins sur les réseaux sociaux. Libérons nos cerveaux, vidons-nous la tête et vivons avec ce qu'on a autour de nous  : une nature agréable, des populations pas trop agacées, une relative quiétude sans trop de dangers. Et cela doit suffire à notre bonheur, sans excès matériels, sans connexions inutiles, sans commerce forcé. 


Je n'ai pas envie aujourd'hui de raconter les incivilités remarquées ici et là, les actions de ces personnes en mal de vivre, au besoin de notoriété malvenue, de ces malveillances qui ne servent à rien si ce n'est ajouter de la dramaturgie là où il n'y en a pas. Que diable, on n'est pas si nombreux dans le pays de Giat pour devoir se regarder en chien de faïence pour des broutilles, faute de se parler franchement, de se réconcilier si besoin en mettant son orgueil par dessus l'épaule.  Arrêtons d'évoquer la liberté individuelle, le droit auquel on prétend sans mettre en parallèle le devoir auquel on est soumis , le nécessaire besoin de plaire tout en déplaisant, la volonté de dominer tout en étant ridicule : c'est une question d'intelligence, de moralité, de bienveillance. Et ça devrait aller mieux collectivement. 


Je n'arrête pas de l'écrire mais je vais le répéter une fois de plus : nous serons plus fort ensemble, en regardant, en allant dans le même sens mais pas comme des moutons. Il ne faut pas suivre un chef qui s'impose par la force, par des propos qui plaisent juste parce qu'ils caressent dans le sens du poil. C'est plus complexe que ça, il faut se forger une opinion en toute indépendance d'esprit, et là c'est du boulot, parce qu'il faut chercher, comparer, étudier, analyser plutôt que d'avaler du tout cuit diffuser largement. 
En attendant que le monde aille mieux, et on a du temps devant nous, restons zen au Pays de Giat, tout ne pas pas si mal, et la vie continue. Profitons des bons moments, il n'y a que ça de vrai ! 

 

26 août 2021

 

Trois actualités s’entrechoquent à la fin des vacances : la pandémie, l’Afghanistan et le climat. L’épidémie de Covid n’en finit pas de perturber la marche du monde, le virus et ses variants semblent être les plus forts et leurs perturbations sur les sociétés, directement ou non, dérèglent un peu plus le bon fonctionnement de la vie quotidienne des citoyens, partout dans le monde. Entre les malades et les soignants d’un côté, les laboratoires de recherche et les gouvernants d’un autre, sans oublier les influenceurs de tout bord, sincères ou manipulateurs, il y a de quoi perdre la tête. Diviser pour mieux régner : la devise n’a même pas besoin d’être dite, elle s’applique automatiquement en ce moment, l’union n’est pas à la mode, le chacun pour soi est devenu une philosophie de vie majeure. Pourvu qu’il n’y ait pas la guerre, parce qu’on est mal ! 
La guerre en Afghanistan est terminée pour les forces militaires occidentales qui se retirent d’un pays où elles n’ont pas pu convaincre les gouvernants et les citoyens de se prendre en main pour lutter contre les forces obscures des talibans. Une fois le retrait total des troupes et l’expatriation des réfugiés qui ont participé de près ou de loin aux opérations de maintien d’un certain ordre, le pays sera fermé sous le regard inquiet des chinois et des russes qui manœuvrent pour éviter des contagions dans leurs pays dirigés par des pouvoirs aussi peu démocratiques que ceux des talibans.  Pourvu qu’il n’y ait pas la guerre, parce qu’on est mal ! 
Après les énormes incendies de forêt autour de la Méditerranée, dans des contrées victimes de la sécheresse et de la canicule extrême, les orages très violents qui y éclatent sont encore plus destructeurs dans les lieux habités : le climat est devenu fou par la volonté des hommes qui ne réagissent toujours pas aux prédictions plus qu’alarmistes des chercheurs spécialisés. Mais dans un monde où la confiance ne règne plus, quoi de plus normal. Pourvu qu’il n’y ait pas la guerre, parce qu’on est mal ! 
L’été se termine au pays de Giat, sans grande fête de saint Barthélemy à Giat, victime indirecte de la Covid et des contraintes administratives. Seuls quelques manèges permettront de rappeler que le dernier week-end d’août est synonyme de fête avant la rentrée. Le territoire n’a pas souffert du climat, certes il a été trop humide cet été, mais c’est tout à fait supportable car il n’y a pas de dégâts catastrophiques comme à d’autres endroits. On ne s’en tire pas trop mal même si les esprits chagrins ne peuvent s’empêcher de râler, c’est dans leur nature et aussi parce qu’en général ils ont les moyens de se plaindre. Pourvu qu’il n’y ait pas la guerre, parce qu’on est mal ! 
Ce n’est pas facile en ce moment d’être optimiste, de prendre les choses en dérision, l’ambiance n’y est pas. Et pourtant, il y a de petites choses qui améliorent l’ordinaire à chaque instant, il faut les saisir, les apprécier et ne pas trop s’attarder sur les mauvaises nouvelles qui sont souvent exagérément grossies, parce que le malheur fait vendre, mais ce n’est pas la réalité du moment dans notre petit bout de la Combraille. Il n’y aura pas la guerre, parce qu’on est bien ! 

 

17 août 2021

 

En dix jours, la face du monde a changé sans qu'on s'en rende vraiment compte ici au pays de Giat : nous restons dans un coin de la planète assez privilégié par les temps qui courent, mais restons prudents sur notre avenir, les malheurs d'ailleurs peuvent nous rattraper . Dans cet été bizarre, qui n'a pas la couleur habituelle, ni l'ambiance qu'il faudrait, l'absence de chaleur, le trop plein de pluie de juillet, les craintes de la pandémie semblent bien dérisoires au regard des catastrophes qui se déroulent sur nos écrans, à quelques kilomètres de chez nous comme aux antipodes. 


Il ne faut pas trop se plaindre en ce moment car nous échappons aux brutalités de la nature en colère : pas de canicule, pas de sécheresse, pas de feux de forêt gigantesques, et pas non plus d'inondations, de coulées de boues, de glissements de terrain, et pas de coup de vent trop fort ni d'orages trop graves, notre point faible face aux caprices de la météo.  Alors que le variant Delta du coronavirus essaime sans discontinuer dans les zones touristiques et urbaines, il frappe moins fort dans notre désert rural, mais il frappe quand même. Des personnes toujours vent debout contre la vaccination sont parfois touchées, avec plus ou moins de gravité, inconscients de mettre en danger leur vie et celle d'autres qui auraient besoin d'être hospitalisés mais dont les lits sont occupés par des malades du Covid qui auraient certainement pu éviter d'en arriver là si elles avaient été vaccinées. Argument du pouvoir diront les plus réfractaires qui persistent à ne croire qu'aux pseudo complots du monde de la finance, aux vérités de charlatans manipulateurs des consciences aux mains de pouvoirs pas très sains, aux fausses nouvelles qui se répandent sur les réseaux sociaux comme les feux de forêt  qui brûlent la planète. Comment même des gens intelligents, éduqués, bien installés en arrivent à ne plus faire confiance en rien ? Comment mettent-ils en danger la raison même du bien vivre ensemble, de la démocratie, des valeurs de respect au nom de soi-disant défenses de la liberté individuelle qui révèlent des comportements égoïstes, des réflexions nauséabondes, des actions anarchistes contre-nature ? Ici, on est encore un peu protégé de ces mentalités là, mais elles sont tapies autour de nous, prêtes à nous sauter dessus, pour nous faire perdre la tête et le bon sens , pour qu'on finisse par s'entretuer  :  la peste aura gagné le combat comme les talibans en Afghanistan où une chape de plomb va s'abattre sur le pays. Maintenant que les américains et leurs alliées ont quitté le pays, ou plutôt la capitale, sans avoir pu tuer la pieuvre islamiste qui nargue ouvertement les occidentaux, d'autres dangers vont apparaître, menaçant l'unité européenne, avec l'aval de la Chine et de la Russie qui n'ont plus la force américaine à contrecarrer. 


Oui, le dernier danger vient d'Orient, il s'ajoute aux autres et doit nous faire prendre conscience que le chacun pour soi ne marche jamais pour se défendre contre les périls majeurs, que ce soit un petit virus, qui après tout va peut-être devenir un allié en s'attaquant aux forces du mal dans ces pays belliqueux sans moyen de le combattre, ou bien encore le dérèglement climatique, qui va peut-être, au prix exorbitant de pertes, remettre de l'équilibre durable dans l'humanité. Jamais le besoin de se rassembler n'a été aussi fort pour la survie des hommes et pourtant jamais les divisions n'ont été aussi flagrantes, comme si le suicide collectif était devenu l'objectif du monde. 


Ah ! ce n'est pas gai tout cela ! c'est juste quelques mots, quelques phrases, pour être dans le ton, la mode, l'air du temps. Mais ce n'est pas la réalité parce que la vie est belle, à condition qu'on y mette un peu du sien, pour faire plaisir aux autres, pour sourire de notre bien être, pour se contenter des petits bonheurs du quotidien.  Les bons côtés de la vie sont nombreux, profitons-en, laissons les idées noires aux marchands de malheur et si on doit être égoïste, ne partageons que les belles choses.  

 

4 août 2021


Aujourd'hui c'est la date anniversaire de la déclaration des droits de l'homme adoptée solennellement en 1789 et il est bon de se rappeler que la Révolution française a changer la face du monde par la diffusion des idées de liberté, de respect, de fraternité à travers l'Europe notamment. Nous vivons encore sous cette influence mais il faut constater qu'il y a quand même un petit souci de transmission des valeurs au regard de l'évolution des mentalités depuis quelques années. 

 

L'égocentrisme, le nombrilisme dont font preuve tant de personnes mettent à mal la solidarité et la démocratie issues des combats de 1789 qui ont mis bien du temps à devenir des normes d'organisation de la nation. On voit la fragilité des systèmes aux règles d'égalité et de liberté face à ces phénomènes de complotisme, d'individualisme, d'autoritarisme qui s'imposent tel un parasite colonisant un organisme sans que ce dernier ne se défende. L'éducation des jeunes et l'instruction des écoliers sont l'arme fatale pour lutter contre ces envahisseurs, à condition que ce ne soient pas des systèmes de conditionnement, supprimant les nécessaires facultés de réflexions, de connaissances, de bienveillance. Les réseaux sociaux peuvent apporter de la matière pour cela, mais il faut faire l'effort de vérifier ce qui est diffusé, de comparer les informations plutôt que de prendre pour argent comptant ce qui plait à être lu ou entendu, ce qui va dans le sens de ce qu'on pense, ou de ce qu'on croit être la vérité : la manipulation de l'opinion est une méthode aguerrie qu'utilisent avec efficacité les pouvoirs. Les dictatures ou assimilées ont d'autant plus de moyens pour le faire qu'elles ont bâillonné toute forme de contestation et réduite au silence les potentielles oppositions, par la force ou la ruse. 
    
Dans nos démocraties occidentales, et particulièrement en France, la contestation est systématique et il semble que l'opposition soit devenue la règle, sans pour autant proposer des solutions pour améliorer la situation : on est contre plus par principe que par idée. C'est tendance de ne pas être en accord avec ceux qui dirigent, mais quand il y a la possibilité de s'engager, il n'y a plus personne ! Que de courage parmi nos citoyens revendicatifs bien au chaud derrière les écrans, parfois osant aller manifester, mais pas trop. Pourvu qu'on ne perde pas notre confort et nos droits et qu'on ne nous impose pas des devoirs ! Les avantages, rien que les avantages, pour soi d'abord. 

 

Et la météo ne nous aide pas : l'été est pourri de chez pourri, il faut allumer un peu de chauffage pour pallier la fraîcheur humide de la saison, du jamais vu ! Ailleurs, la nature flambe autour de la Méditerranée et même en Suède, les inondations ravagent bien des contrées d'Asie, la glace fond comme jamais aux pôles : rien ne va plus et on n'y peut pas grand chose à trop vouloir une vie facile sans efforts. Encore un petit instant, ça va bien s'arranger, ça s'arrange toujours.

 

27 juillet 2021

 

Alors que s'abat sur le pays la quatrième vague épidémique, la vaccination anti-covid est très active : le besoin du pass sanitaire se fait ressentir pour ceux qui partent en vacances. On voit bien que nécessité fait loi, et le chacun pour soi reste d'actualité. Les anti-tout restent campés sur leurs positions, prêt à tout pour défendre les libertés individuelles, surtout les leurs.


La mise en place du pass sanitaire a été organisé par les technocrates, toujours à fond pour rendre impossible la vie quotidienne des citoyens, ne tenant compte que de leurs objectifs : avoir le plus de monde vacciné, c'est bien, mais il faut aussi mesurer les possibilités matérielles et humaines nécessaires à l'application d'une loi une fois de plus bien bancale, complexe et techniquement difficile à imposer. L'obligation de vaccination de certaines catégories professionnelles est sûrement une nécessité, mais force est de constater que cela va poser de sérieux problèmes si ceux qui refusent ne vont plus travailler dans des secteurs déjà en tension, et indispensables à la santé et à la sécurité des citoyens, parce qu'il n'y a pas de plan B pour résoudre l'équation des suspensions et démissions qui ne vont pas manquer, y compris chez les pompiers volontaires dont le bénévolat exemplaire ne pourrait souffrir d'injonctions supplémentaires qui peuvent démotiver sérieusement un milieu déjà en manque de personnels. Sans vouloir être une fois de plus un agacé de la haute administration, il faudrait peut-être demandé l'avis des gens de terrain, et en tenir un peu plus compte, avant de décider. Tout le monde n'a pas toujours raison, le peuple encore moins, mais on peut tous se tromper. Après il faut assumer ses prises de positions, ses décisions, et leurs conséquences, parce qu'en général, c'est sans garantie et il n'y a pas toujours d'assurance.


Avec ces nouvelles complications dans la vie quotidienne, mais qui ne sont pas grand-chose au regard de ce que vivent les sinistrés des intempéries et autres péripéties climatiques d'envergure, ou les victimes des violences dans les pays en guerre ou soumis aux exactions politiques des pouvoirs forts (c'est autre chose que les atteintes aux libertés dénoncées dans les manifestations de chez nous) , la vie sociale en prend encore un coup : les rendez-vous festifs s'annulent les uns derrière les autres dans nos campagnes, à cause des incertitudes administratives, des complications légales, des restrictions sanitaires. On pourrait dire qu'heureusement, il ne fait pas beau, on est moins déçu. Mais il manque aussi de la chaleur et du beau temps pour garder le moral, même s'il y a des champignons comme jamais à cette saison, ça ne compense pas tous les plaisirs perdus.


Il y aura bien des temps meilleurs un jour, il faut garder l'espoir et être patient, savourez les petits moments de bonheur, aussi simples soient-ils. Regarder un paysage, une fleur, un visage peuvent suffire pour être heureux.

 

22 juillet 2021

 

La pandémie de Covid revient sur le devant de la scène avec une explosion exponentielle de nouveaux cas dus au variant delta:la quatrième vague a atteint les côtes et s'enfonce dans l'intérieur résolument. Les autorités prennent des mesures pour endiguer le phénomène et cela déclenche des polémiques comme à chaque fois. Nous sommes bien dans un pays de contrariés du bulbe, réfractaires à trop de choses. L'extension du pass sanitaire pour profiter de certains loisirs serait une atteinte à la liberté individuelle, surtout de ceux qui ont les moyens de se les payer, mais qui ne supportent aucune contrainte de mouvement personnel alors que souvent elles sont en première ligne pour demander plus de sécurité, plus de protection, plus de droits mais jamais de devoirs.

 

Il y a une loi en préparation sur la surveillance numérique globale, autrement dit, une autorisation tacite pour les services de sécurité de regarder les échanges numériques personnels et professionnels de tous : là est bien le danger d'atteinte aux libertés individuelles, mais ça ne fait pas bouger grand monde. On se croit tellement à l'abri de tout ça derrière nos écrans qui sont en réalité une fenêtre grande ouverte sur nos vies que beaucoup partagent allègrement dans leurs conversations électroniques. Nous sommes en liberté surveillée volontaire quoi qu'on dise, quoi qu'on fasse, à moins de se déconnecter complètement.


De là surgit le scandale Pegasus, ce logiciel d'espionnage mis au point par une entreprise israélienne et vendu à des gouvernements quelquefois pas toujours très démocratiques. Ces derniers s'en seraient servis pour espionner les téléphones portables de journalistes, de ministres, de chefs d’État : 50 000 numéros ont été identifiés par des journalistes indépendants (la presse est muselée, on le sait bien, aux mains de magnats en collusion avec les pouvoirs) et c'est la surprise du moment. L'espionnage a toujours existé, il se perfectionne sans cesse, et les nouvelles technologies sont des instruments dont les sécurités sont remises en cause par des petits génies au service des plus offrants. C'est le progrès qui nous rend esclave sans s'en rendre compte. Et personne ne manifeste.


En Belgique, en Allemagne, en Chine, des inondations démentielles causent des dégâts énormes, font de nombreuses victimes ; en Sibérie, au Canada, aux Etats-Unis les forêts brûlent sur des surfaces immenses. Ne nous plaignons pas trop au pays de Giat, on est plutôt bien, même si on n'est pas assez libre.


Depuis quelques jours, l'été est enfin là : les paysans vont faire leurs foins, soulagés en attendant la moisson qui ne va pas tarder. Mais la certitude de beau temps n'est toujours pas là. Avec les contraintes sanitaires, les animations et manifestations sont difficiles à organiser, parfois annulées, ce n'est pas bon pour le moral.

 

15 juillet 2021


La fête nationale a retrouvé de belles allures dans la capitale avec un défilé militaire de très grande prestance, faisant la joie de spectateurs ayant le pass sanitaire, les autres amateurs ayant du regarder la télévision. Pendant ce temps, dans plusieurs villes, des manifestations contre l'obligation de présenter patte blanche avec ce fameux pass rassemblaient les défenseurs de leur liberté individuelle attaquée par les mesures gouvernementales destinées à lutter contre la pandémie. C'est vrai que ces restrictions de mouvement interpellent, mais elles devraient être limitées dans le temps avec l'espoir qu'elles soient véritablement un repoussoir définitif du virus. 


Ce qui est nauséabond dans cette lutte contre le pouvoir, parce que derrière les slogans exagérés outrageusement qui parlent de dictature, c'est cette manipulation des esprits grâce aux relais des réseaux sociaux très puissants. La plupart de ceux qui se battent pour les libertés sont en fait embrigadés, sans s'en rendre compte, dans des courants derrière lesquels se cachent  des entreprises de déstabilisation des démocraties, ce qui avantage les grandes puissances autoritaires chinoises, russes ou turques et quelques autres de moindre envergure.  Rien n'est du hasard, c'est une question d'influences, comme cela l'a toujours été. Fracturer les nations en poussant les citoyens à se battre en eux est une méthode éprouvée, tous les pouvoirs le savent : diviser pour mieux régner. Même dans les démocraties, la volonté d'unir des discours est battu en brèche dans les actes, y compris dans un même camp, et au sommet de la hiérarchie. La politique est une jungle impitoyable. 


Pendant cette période où la liberté serait menacée, il faut se rappeler que les lois sécuritaires votées et approuvées par une grande majorité de citoyens ont mis plus en péril cette liberté en augmentant les moyens de contrôle sur nos vies sans qu'on s'en rende compte. Il ne faut pas oublier non plus que les réseaux sociaux auxquels se réfèrent tant de personnes en lutte pour la liberté sont le plus sûr moyen pour être surveiller, pour être soumis volontairement. La liberté individuelle n'est pas supérieure à la liberté collective, l'une ne va pas s'en l'autre, et ce n'est pas négociable. Tant de gens se sont sacrifiés pour qu'on puisse être libre, ils n'ont pas toujours choisi de se battre, mais ils l'ont fait, au-delà de leur liberté propre, parce qu'ils avaient conscience que leur engagement pour les autres était au-dessus de tout, au péril de leur vie. 


C'est un peu ça qui ressortait de la cérémonie de remises de décorations au centre de secours de Giat hier : les pompiers volontaires se privent de leur liberté, de leur vie de famille pendant beaucoup de temps pour sauver des vies, des biens sans attendre plus de reconnaissance qu'une médaille et il y en a qui trouve cela normal, pour leur petit confort matérialiste et individualiste. C'est facile de manifester pour vouloir jouir de sa liberté, aux dépends des autres quelquefois. C'est beaucoup plus courageux de porter assistance à ceux qui vous insultent, qui vous agressent parfois,  parce que le bien commun, le vivre ensemble sont des valeurs pour lesquelles il faut se battre aussi. 


Et l'émotion qui surgit dans les remerciements de ces hommes et de ces femmes d'avoir reçu cette petite médaille qui récompense leur dévouement n'en est que plus belle, signifiant le besoin d'un entourage aussi fort qu'eux, un soutien nécessaire, un appui indispensable. Toujours un sentiment de collectif, de partage, de vivre bien ensemble. Des exemples.

 

13 juillet 2021

 

La recrudescence des cas de covid alimentée par le variant delta est évidente sur le territoire, le taux d'incidence augmente en flèche. Alors les autorités se mobilisent pour contenir cette quatrième vague épidémique, et éviter les problèmes de saturation hospitalière tout en maintenant les activités économiques. Lundi soir, une nouvelle allocution présidentielle a été diffusée sur les ondes. Le Président de la République a annoncé sa volonté, après avoir écouté les membres du comité de défense sanitaire, qui avaient eux-mêmes pris connaissances des rapports du comité scientifique ad-hoc, de proposer au parlement de voter une loi obligeant les personnels de santé à se faire vacciner. De plus, la présentation du passeport vaccinal ou du pass sanitaire va être fortement conseillée pour les rassemblements et les manifestations  en milieu fermé. Et voilà que les opposants au vaccin, ou plus largement les contre-tout, crient à la dictature. Le mot est lâché par des abrutis, on ne peut que les appeler comme cela, qui se plaignent la bouche pleine derrière leurs écrans d'une privation de liberté individuelle. Je les invite à aller passer quelques semaines en Corée du Nord pour qu'ils se rendent compte de ce qu'est une dictature, dans un pays où le simple fait de penser à critiquer le gouvernement peut avoir des conséquences mortelles pour soi et sa famille.


Oui, le président fait preuve d'autorité, c'est ce que beaucoup de vociférateurs réclament, mais ça ne va pas dans leur sens : de l'autorité pour les autres, pas pour soi. Si la majorité de la population se fait vacciner et que cela permet de sortir définitivement de la crise sanitaire, est-ce que les minorités récalcitrantes se plaindront ? J'en doute. Elles profiteront de cet avantage en estimant avoir eu raison de ne pas participer à l'intérêt général qui ne les concernent pas mais dont elles savent bien se servir. 
Je lisais sur les réseaux sociaux un appel à éteindre les télévisions et allumer les cerveaux ! il serait bien aussi de ne pas rester figer sur Internet, source d'informations vraies et fausses, et quand on ne prend que celles qui nous arrangent, ce n'est pas une preuve d'intelligence. 


Moi-même je suis vacciné, et je pense que le bénéfice est supérieur au risque. J'ai préféré deux petites injections d'un produit inconnu qui aura peut-être des effets sur ma santé dans quelques années, mais qui protège mes proches et toutes les personnes que je rencontre d'abord. Ce n'est pas la peur d'attraper la maladie qui m'a poussé vers la vaccination, je ne suis pas du genre à m'apitoyer sur mon sort, mais j'ai toujours été attentif au monde et aux gens qui m'entourent et si je peux leur éviter des problèmes, c'est mieux ainsi. Quant aux séquelles éventuelles à long terme,  elles seront sans doute moins dangereuses que les écarts gourmands que je fais régulièrement, que les risques de la vie quotidienne qu'on trouve à tout bout de champ, que les pollutions qui nous environnent sans qu'on les voit, que l'évolution climatique qui nous guette. Question de priorités sans doute. 


Alors que l'été n'en finit pas de se faire attendre, qu'il faut allumer le poêle presque chaque jour tant il fait frais et qu'il pleut abondamment, je vais continuer à aller mon bonhomme de chemin avec le moins de contraintes possibles, à mon rythme, sans  autres envies que d'être bien dans ma tête et dans mon corps, me contentant de plaisirs simples, les seuls qui soient vrais, de rencontres avec de braves gens qui ne se prennent pas la tête pour des sujets qui ne les concernent pas. On appelle ça les petits bonheurs. 

 

 7 juillet 2021


Axel Kahn est mort ce 6 juillet, après plusieurs semaines pendant lesquelles il a distillé de très belles pensées sur la vie, la mort, le temps qui passe et bien d'autres réflexions inspirantes. Ce scientifique humaniste laisse en héritage une philosophie digne des plus grands maîtres et l'avoir rencontré est une immense fierté qui renforce l'émotion de son départ. Sa bienveillance, sa culture, son savoir étaient immenses et donnent une exemplarité de vie hors normes. 


Bien des personnes qui lui rendent hommage aujourd'hui, et notamment celles qui ont des pouvoirs, feraient bien de s'en inspirer pour donner du bon sens à leurs décisions, à les centrer sur les vraies valeurs de l'humanité et de la vie, plutôt que de se chamailler outrageusement sur des velléités économiques, financières comme si l'avenir du monde ne dépendait que de ça,  alors que ça le détruit plus que jamais. Je l'ai écrit ici maintes et maintes fois, il faut remettre l'homme au cœur du problème, plus que le clocher au milieu du village. La vie n'est pas une marchandise, elle ne doit pas être soumise aux règles d'argent ou d'or qui fracturent les sociétés plus sûrement qu'un petit virus venu de Chine. Ma philosophie n'est pas à la hauteur de celle d'Axel Kahn, mais je veux croire qu'elle peut aider à avancer. 


Alors, où en sommes-nous de nos turpitudes locales ? Après les élections, la vie continue comme si de rien n'était. Nos édiles de proximité vont continuer à travailler pour le territoire en espérant qu'ils aient assez de convictions, de persuasions pour faire bouger les lignes supérieures et apporter quelques avantages à nos campagnes reculées. Nous devons mettre la pression collectivement pour faire changer les choses, notamment dans le maintien des services à la population, en matière de santé, d'éducation, de sécurité et d'administration. La dématérialisation est un progrès à condition qu'il ne laisse personne au bord de la route, et ça ne résout pas les problèmes aussi facilement que le contact physique. La continuité républicaine sur l'ensemble du territoire doit être sacralisée, c'est-à-dire que les citoyens, où qu'ils soient, doivent avoir les mêmes accès aux services de l’État puisqu'ils sont soumis aux mêmes devoirs. Ou bien s'il doit y avoir un pays à deux vitesses, il faut que les populations lésées aient d'autres avantages. 


La météo est capricieuse en ce début d'été qui ne ressemble pas à ce qu'on attend : frais et humide, sale temps pour les foins et les vacances ! Pendant ce temps, l'Ouest américain brûle, suffoque. Et dans d'autres contrées plus au Nord, les températures n'ont jamais été aussi élevées, modifiant durablement l'environnement, ce qui a des conséquences partout dans le monde. De là, des catastrophes naturelles se multiplient, et voilà que les volcans se réveillent un peu plus aussi, il paraît que le noyau de la Terre perd l'équilibre ! Mais à l'échelle de l'Univers, ce ne sont que des péripéties, il nous reste à s'adapter parce que tant qu'il y a de la vie, il y  a de l'espoir. Et nos petits problèmes qui nous chagrinent au quotidien ne sont rien par rapport aux bonheurs de toute une vie. 

 

28 juin 2021


Lendemain d'élections qui ont confirmé le premier tour de la semaine dernière : l'abstention est le premier parti de France. Et comme la semaine dernière, cela ne dérange pas plus que ça les élus, ceux qui ne l'ont pas été argumentent sur le sujet comme cause de leur défaite, mais aucun ne va remettre en question leur façon de faire. On est rassuré, les gens se déplaceront pour la présidentielle, persuadés que cette élection va plus changer le cours de leur vie, alors que les départementales et régionales impactent beaucoup plus leur quotidien, mais ils ne s'en rendent pas compte ! 


Le monde politique d'avant s'en sort mieux que les rassembleurs qui se veulent modernes ou les nationalistes, parmi les votants, ne l'oublions pas. Ce qui n'est donc pas représentatif de la société. La gauche est soulagée, presqu'heureuse et surprise d'avoir gagné une région (la Réunion) , la droite jubile parce qu'elle assure les pouvoirs d'une majorité de régions et de départements. 
Le monde rural en général, et le pays de Giat en particulier, a voté à droite. Un peu par idéologie traditionnelle, beaucoup en raison de la personnalité des candidats. Ce qui est toujours la cas : autrefois, Maurice Battut ou Jean-Claude Fournier surfant sur la vague rose, étaient élus parce qu'hommes de terrain d'abord, très présents dans les manifestations, un peu clientélistes sur les bords. Et ça marche encore : Cédric Rougheol est le digne héritier de ces anciens, même s'il est du bord d'en face, le bord gagnant. Audrey Manuby a pris ses marques en six ans d'un premier mandat, et cela a été payant. Ils seront dans la nouvelle majorité du département qui a basculé à droite, ce qui n'était pas joué d'avance. Alexandre Pourchon, en leader de la gauche urbaine, ne sera pas le successeur de Jean-Yves Gouttebel, qu'il a combattu et il paye aussi ses revirements de ces dernières années. Sans être partisan, force est de constaté que la droite départementale est plus rurale, ce qui peut être un avantage pour notre territoire  si l'exécutif le veut bien. Il aurait été risqué d'avoir des élus d'opposition face à un exécutif  de gauche très clermontois et un président qui doit essentiellement  sa carrière au nom qu'il porte, sans avoir pu réellement se faire un prénom. Là est bien un signe de décadence de la gauche locale. 


Au niveau régional, le territoire sera aussi dans la majorité et représenté avec la maire de Tortebesse : ce n'est pas une mauvaise chose. Avec Yannick Bony, c'est une femme, maire d'une toute petite commune rurale, ayant déjà des responsabilités intercommunales  comme un atout pour le secteur et les panneaux bleus de la région vont fleurir un peu plus. C'est un peu trop voyant à mon goût, mais cette arrosage est électoralement payant, tout en aidant des collectivités qui semblent mieux exister au niveau régional  qu'à celui de l'Etat. 


Alors, la vie continue, il ne va pas se passer grand chose de transcendant dans les années qui viennent sauf à regarder du côté du ciel qui menace de nous tomber sur la tête ou à craindre des changements climatiques. Quels que soient nos élus, ils seront bien impuissants. 

 

23 juin 2021


Nous sommes entre deux tours d'élections, départementales et régionales, et les résultats n'auront pas été surprenants. Seuls les chiffres plutôt à la baisse du Rassemblement national ont fait mentir les sondages. Mais les scores ne représentent que le vote d'un tiers des électeurs, les autres s'étant abstenus ! Même dans notre campagne, jamais la participation à un scrutin n'a été aussi faible. 
Plusieurs raisons expliquent cela et les représentants du monde politique n'en manquent pas : le désintérêt des électeurs est dû au manque de notoriété du fonctionnement des départements et des régions, avec des candidats pas ou peu connus souvent. Les jeunes, très peu mobilisés, ne se sentent pas concernés. De plus, la non distributions des documents officiels de l'élection a ajouté une couche au problème. Beaucoup ne sont pas allés voter pour la première fois de leur vie. Mais au final, aucun responsable de parti,  aucun élu, aucun ministre ne se trouve aucune responsabilité dans le phénomène : c'est la faute aux électeurs même. Et déjà, trois jours après les élections, on ne parle pas tant que ça de l'abstention, sauf à proposer des facilités de vote, par Internet par exemple, sans vouloir chercher les causes réelles du rejet des personnalités politiques, de quelque bord que ce soit. 


Il ne faudrait pas croire que les citoyens ne s'intéressent pas à la chose publique, mais ils veulent des élus qui s'occupent de leurs problèmes, de sujets qu'ils comprennent, de leur quotidien. Ils veulent des réponses concrètes aux dysfonctionnements de la société, des services publics en ordre de marche, moins d'usines à gaz pour redistribuer les richesses ou régenter les créations d'entreprise, moins de discours éoliens et plus d'actes, moins de temps perdu et plus de réactivité pour faire changer les choses. Le problème est dans les hautes sphères où pullulent trop de "serre-à-rien" grassement payés et à l'abri des risques, jamais inquiétés de leurs inepties, parce qu'ils n'ont pas de compte à rendre. C'est sur le terrain qu'il y a besoin de personnels, pour soigner, protéger, aider, pas nécessairement de producteurs de documents incompréhensibles, de formulaires inexistants, d'interlocuteurs absents....Et ce n'est pas la faute à l'Europe, qu'on se le dise ! 


"Qu'on dégraisse le mammouth!" comme disait un ancien ministre de l’Éducation à qui cela à coûté sa place. Il n'avait pas tout à fait tort, mais il faut enlever les mauvaises graisses, celles qui entourent les organes vitaux, pas faire un régime qui tue la bête !
L'Europe débloque les moyens du plan de relance : où vont-ils aller ? la recherche, l'éducation, l'innovation doivent être plus que prioritaires car là est l'avenir du monde. Aider des grands groupes industriels multinationaux qui ont déjà des moyens, et des possibilités d'en trouver ailleurs que chez le contribuable - les actionnaires doivent être solidaires - n'est certainement pas la meilleure idée. 
Enfin, au regard de la mutation du monde, de son environnement, de son climat, des technologies, il faudra bien quand même essayer de concevoir une autre façon  de faire,  d'inventer un autre système économique viable. Ce qui arrivera de gré ou de force, et ce serait peut-être mieux d'y arriver sans violence extrême, et rapidement. Le temps est compté.

 

 18 juin 2021


Aujourd'hui est célébré l'anniversaire de l'appel du 18 juin 1940 dans lequel le Général de Gaulle, officiellement déserteur et officieusement chef de la Résistance naissante, demandait aux français un sursaut de fierté et de courage pour lutter contre l'envahisseur et continuer le combat contre l'Allemagne nazie. Autre époque, autres mœurs. De nos jours, les appels sont si nombreux pour défendre autant de causes qu'il y a de citoyens, qu'ils en deviennent inaudibles. Il y a ceux qui parlent plus fort et plus autoritairement qui semblent avoir un peu d'échos, trop dans un certain sens, et heureusement encore pas assez pour être dangereux. La mollesse de ceux qui se  disent attachés aux valeurs de la démocratie mais qui la défendent du bout des lèvres en serait risible si le sujet n'était pas aussi grave. On le constatera dimanche soir, au regard du résultat des élections régionales et départementales.

Les campagnes électorales, notamment pour les régionales, ont souvent été abordées comme un enjeu national comme une répétition de l'élection présidentielle. Les problématiques locales ont été passées au second rang, laissant la part belle à des thèmes hors sujet pour ce type d'élections, comme la sécurité et l'immigration, qui ne sont pas des compétences régionales ou départementales. C'est un peu prendre l'électeur pour un benêt, mais ce n'est peut être pas faux car combien de votants vont glisser le bulletin dans l'urne en pensant région ou département ?

Déjà, combien vont se déplacer ? Depuis plus de vingt ans, le diagnostic est posé sur des institutions malades mais aucun gouvernant n'a su, n'a pu, n'a voulu prendre les mesures de la gravité de la maladie, laissant courir le cancer des extrêmes, en l'aidant parfois. S'il s'avérait un changement de l'organisation du pays avec plus d'autorités, moins de libertés, moins de choix de vie, parce que la démocratie délaissée l'aura permis, il ne faudra pas venir se plaindre, parce qu'on sait, parce qu'on savait. Il faudrait penser à l'avenir autrement que par ses intérêts personnels, son petit confort et croire que ça va durer parce qu'on ne veut rien changer. Mais le monde change, et nous avec. Et il faut comprendre qu'après nous, il y a des générations à installer, à qui il faudrait quand même laisser autre chose qu'un monde à reconstruire tellement il a été attaqué depuis des décennies à tout point de vue. 
Alors, dimanche, il faut aller voter, mais ne pas croire au père Noël, ni attendre que les solutions vont tomber du ciel : c'est une affaire collective qui demande que tous les citoyens y mettent du leur. 

 

9 juin 2021

 

Les défenseurs de l'autorité tout comme ceux qui prônent l'anarchie sont aux anges depuis ce 8 juin : en déplacement dans la Drôme, le président de la République a essuyé une gifle qu'un pseudo militant scandant un ordre royal et médiéval voulait lui asséné. Symboliquement, cette attaque est grave puisque c'est un manque de respect envers le chef de l'Etat, donc envers la République française. Réellement, c'est un épiphénomène qui démontre le niveau de la démocratie dans notre pays, et aussi le niveau de ceux qui veulent représenter les citoyens mais qui n'ont d'autre volonté que de défendre des idéologies dépassées, violentes ou dangereuses, pour mieux assoir des pouvoirs autoritaires, liberticides, sectaires...

Dans le paysage politique, il y a peu de personnes qui arrivent à élever le débat, parce qu'elles ne sont pas écoutées, pas visibles, parce que les citoyens sont trop pressés pour ne rien faire d'intéressant si ce n'est zapper les informations ou se focaliser sur les réseaux sociaux ou les chaînes d'infos en continu, trop occupés par le travail, la maison et la pléthore de loisirs à disposition qui les empêchent d'avoir du temps, de prendre du temps.  Obnubilés par leurs petites affaires, il n'y a plus de place pour le collectif, la vie dans la communauté, plus le temps de s'engager sauf à critiquer ceux qui veulent bien encore se mobiliser pour l'intérêt général et donner des garanties à leur liberté, leur sécurité, leur éducation qu'ils considèrent comme des droits acquis, assurés sans vouloir s'inquiéter des devoirs qui vont avec.  

Notre démocratie est malade mais nous n'avons peut-être pas les bons médecins, et les charlatans des extrêmes ont envahi l'espace en laissant courir des idées simples qui donnent l'impression que tout peut s'arranger d'un coup de baguette, qui ne sera pas magique, mais dont l'efficacité dépend du monde extérieur, de la désinformation, de la privation de liberté. Le citoyen a encore le choix, la possibilité d'influer sur le cours des choses, en allant voter quelle que soit l'élection, parce qu'en France, les résultats ne sont pas connus à l'avance et que tout le monde peut être candidat.

S'engager est une responsabilité, un acte courageux, et visiblement la notion de courage n'est plus celle-ci : on crie, on vocifère, on rumine sur les réseaux sociaux, anonymement de préférence,  on veut se battre mais pas aller au combat, on veut détruire mais pas construire, on défend la liberté d'expression en empêchant les autres de parler. Il serait temps que les modérés, les résignés, ceux qui se cachent en priant que rien ne change, se réveillent, s'unissent, pour que la jeunesse ait un avenir serein dans un pays libre. 

 

 

 

 

 

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Toujours dans les têtes, les images des attentats du 7 janvier à Paris s’estompent doucement comme l’unité nationale mise en avant depuis ce moment-là. La vie reprend ses habitudes. Que va-t-il rester de cette cohésion exemplaire qui a montré la possibilité de l’union d’un peuple, de la réunion des gouvernants démocratiques si belle à l’image ?

 

Depuis aussi, il y a eu les élections en Grèce avec l’arrivée au pouvoir d’un parti de la gauche radicale. De quoi alarmer les représentants de la politique de rigueur qui ne sont pas touchés par les mesures qu’ils imposent. En effet, les dirigeants, notamment libéraux, ont été surpris de la contestation de l’austérité par des citoyens grecs à qui les salaires et les retraites ont été diminuées drastiquement, qui ne trouvent pas de travail mal rémunéré, qui n’ont plus les moyens de se soigner… Alors qu’en même temps, la dette de l’Etat grec s’amplifiait inexorablement, démontrant les limites de cette politique, qui permet au passage quand même à quelques organismes financiers et à certains états de prendre quelques appointements non négligeables. Alors, il ne faut surtout pas effacer la dette grecque, disent les experts de l’expertise libérale, tout en ajoutant sans rire que celle-ci ne sera jamais remboursée ! Tant qu’il y a du profit à faire, et de la laine à tondre sur les moutons que sont les pauvres, pendant que les riches deviennent encore plus riches, tout ne va pas si mal.

 

Où va-t-on ? Le système économique dans lequel le monde évolue est voué à l’échec, puisqu’il est basé sur la production à base de ressources naturelles volées aux peuples des pays où elles se trouvent, et dont l’épuisement des stocks arrive à grand pas. D’autre part, les incidences de l’humanité sur la nature ne sont pas neutres, et il semblerait que la planète soit mal en point. D’accord, l’homme a une réelle capacité d’adaptation, mais cela suffira-t-il ?

 

Beaucoup de questions sont posées pour l’avenir. Peu de réponses sont apportées. Entre les violences guerrières des extrémistes de tout bord dans tout le monde, entre les violences économiques des financiers sans scrupules qui exploitent le monde, entre les violences écologiques des capteurs avides des dernières ressources naturelles, y compris l’eau douce, comment ne pas s’étonner que d’autres violences populaires ne voient pas le jour ici et là ?

 

Mais ne désespérons pas : l’image des anciens déportés des camps de la mort nazis, libérés il y a 70 ans, montrent que l’homme a aussi des facultés à trouver l’énergie pour survivre et revivre, car il peut être capable du pire, mais heureusement aussi du meilleur.

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Une idée du débat sur la vaccination. la métaphore est intéressante.

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L'envol du héron

01-08-21

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