ETAT-CIVIL

MARIAGES

2020 : 4

 

12 septembre

Aurélia Zanetta

Mathieu Giraudon

Condat en Combraille

 

12 septembre

Morgane Chevalier

Fabrice Pabiot

Giat - Fernoël

 

5 septembre

Laëtitia Nème

Alain Ledieu

Herment

 

8 août

Maryline Legoueix

Ghislain Petit

St-Hilaire les Monges - Condat en Clle

 

2019 : 3

 

NAISSANCES

 

2020 : 13

+30%

23 décembre

Léonard Leclercq Corde

Fernoël

 

22 décembre

Emma Breton

Combrailles - Giat

 

28 novembre

Léanne Courtinat

Condat en Combraille

 

15 novembre

Gabriel Riffat

Saint-avit

 

14 novembre

Héleonore Souchal

Giat

 

23 septembre

Maylone Guillot

Condat en Combraille

 

9 septembre

Stanislas Ravel

Giat

 

3 août

Laura Gardon

La Celle d'Auvergne

 

8 juillet

Mahëlane Chauveau

Fernoël

 

8 mai

Clovis Souchal

Herment

 

3 avril

Alexandre Murin

Prondines

 

18 janvier

Timéo Legot

Giat

 

16 janvier

Marin Coulon Lébraly

 Sud-Ouest - Giat

 

2019 : 10

+11%

 

DECES

 

2021 : 8

 

25 février

Italia Drago

née Panucci

Giat

 

22 février

Frédéric Giraudon

Verneugheol

 

21 février

Marcelle Giraudon

née Devedeux

Giat

 

20 février

Jacques Plane

Giat

 

17 février

Martine Allochon

née Baumet

Arfeuille-Chatain - La Celle d'Auvergne

 

6 février

Eugène Mazuel

Flayat

 

5 février

Thérèse Tréfond

née Donnat

Tortebesse

 

25 janvier

Claudette Denèfle

née Guiganton

Clermont Fd - Voingt

 

22 janvier

Nordine Hadiouche

Mautes - Saint-Avit

 

18 janvier

Jean Ledieu

Condat en Combraille

 

16 janvier

Bernard "Bat" Servol

Giat

 

10 janvier

Joseph Rique

Villossanges

 

9 janvier

Gisèle Sourrioux

née Chaussade

Saint-Avit

 

7 janvier

Daniel Michon

Phalsbourg - Verneugheol

 

4 janvier

Roger Mazet

Saint-Merd la Breuille

 

3 janvier

Gaston Richard

Basville

 

2 janvier

Marie Levadour

née Michon

St Oradoux près Crocq

 

2020 : 56 

+14%

28 décembre

Jean Gathier

Condat en Combraille

 

?? décembre

Alain Colombier

Basville

 

23 décembre

Ginette Cardinaux

née Garde

Saint-Avit

 

23 décembre

Odette Chevalier

née Thomas

Condat en Combraille

 

21 décembre

Noël Chaput

Villossanges - Sauvagnat

 

15 décembre

Madeleine Joyon

née Montel

Crocq

 

15 décembre

Gisèle Riffat

née Garde

Saint-Avit

 

10 décembre

Lucienne Villebonnet

née Michon

Fernoël

 

8 décembre

Alain Maillot

Clermont-Fd - La Celle d'Auvergne

 

7 décembre

Maurice Pougheon

Saint-Etienne des Champs

 

6 décembre

Lucienne Mouly

née Pascanet

Condat en Combraille

 

4 décembre

Alain Passelaigue

Clermont - Giat-Basville

 

4 décembre

Jean-Louis Vaisset

La Celle d'Auvergne

 

29 novembre

Roland Delaval

Verneugheol

 

24 novembre

Simone Bourrand

née Dumas

Herment

 

24 novembre

Madeleine Boyer

née Vergnenègre

Saint-Merd la Breuille

 

23 novembre

Josiane Jallat

Giat

 

21 novembre

Gérard Fradet

Mérinchal

 

18 novembre

Odette Leclerc

née Morel

Saint-Etienne des Champs

 

16 novembre

André Paris

Flayat - Giat

 

15 novembre

Andrée Cousteix

née

Giat

 

11 novembre

Odette Lardy

née Séverin

Condat en Combraille

 

10 novembre

Marie-Madeleine Plane

née Combastet

Saint-Merd la Breuille

 

9 novembre

Christiane Simonet

Crocq

 

8 novembre

Jean-Baptiste "Roger" Chapeyron

Condat en Combraille

 

3 novembre

Paul "pépette" Faure

Villossanges

 

31 octobre

Robert Rollet

Giat

 

29 octobre

Lysiane Lescuyer

née Chaput

Giat

 

28 octobre

Marie-Louise Ribaud

née Passelaigue

Saint-Avit

 

27 octobre

Alain Fraisse

Voingt

 

20 octobre

Michel Barthomeuf

Giat

 

15 octobre

Andrée Fraisse

née Simonet

Flayat

 

15 octobre

Odile Meunier

née Jay

Mérinchal - Giat

 

14 octobre

André Sapin

Mérinchal

 

14 octobre

Roger Faure

Saint-Germain près Herment

 

13 octobre

Marinette Morel

née Madeuf

Prondines

 

12 octobre

Joseph Laporte

Mérinchal

 

11 octobre

Marie-Gabrielle Richin

née Laporte

La Celle d'Auvergne

 

10 octobre

Bernadette Pabiot

née Vigneresse

Tallende - Giat

 

8 octobre

Marguerite Pézard

née Veyssière

Nogent-l'Abesse - Giat

 

30 septembre

Hélène Terrade

née Garde

Mérinchal - Saint-Avit

 

28 septembre

Lucette Allègre

née Johanel

Saint-Avit

 

28 septembre

Yvon Ducros

Flayat

 

28 septembre

Guy Duron

Flayat

 

23 septembre

Père André Crochet

Chadeleuf - Pays de Giat

 

16 septembre

Marcel Gayte

Villossanges

 

14 septembre

Andrée Barlaud

Flayat

 

1 septembre

Roger Simonnet

Mérinchal

 

31 août

Georges Bernard

Giat

 

4 août

René Ratelade

Cournon - Villossanges

 

3 août

Gérard Bellot-Antony

Crocq

 

2 août

Jérôme Tinet

Laurine Tinet

Giat

 

30 juillet

Philippe "Peponne" Paput

Villossanges

 

25 Juillet

Renée Florentin

née Pinet

Giat

 

14 juillet

Bernard Peyraud

Saint-Avit

 

7 juillet

Clémence May

née Blondel

Condat en Combraille

 

5 juillet

Michel Chenal

Saint-Germain près Herment

 

23 juin

François Chaput

Sauvagnat près Herment

 

23 juin

Denise "Marinette" Porte

née Sibial

Verneugheol

 

14 juin

Brigitte Denèfle

née Gannet

Verneugheol

 

12 juin

Mathilde Mangeret

Condat en Combraille

 

8 juin

Gaby Bontemps

Condat en Combraille

 

7 juin

Odette Cognéras

Giat

 

2 juin

Isabelle Michoux

Voingt

 

25 mai

Jeanne Giat

née Garde

Saint-Avit

 

2 mai

Jean-Marie Armand

Herment

 

17 avril

Michel Dufrançais

Giat

 

13 avril

Joseph Chermain

Giat

 

2 avril

Suzanne Gilbert

née Paput

Saint-Avit

 

2 avril

Roland Tridoux

Fernoël

 

31 mars

Marie Pradel

née Vialette

Condat-en-Combraille

 

17 mars

Jacques Desseauve

Saint-Avit

 

11 mars

Jean-Claude Souchal

Herment

 

26 février

Paul Legoy

Voingt

 

25 février

Renée Renoux

née Lauzel

Verneugheol

 

22 février

Elise Combas

née Croisy

Fernoël

 

18 février

Gabrielle Marie Marlet

née Ledieu

Verneugheol

 

8 février

Yvonne Morel

née Seiller

Sauvagnat près Herment

 

6 février

Adrienne Joyon

née Jalicon

Condat en Combraille

 

29 janvier

Daniel Bouchet

Condat en Combraille

 

24 janvier

Danielle Peyraud

née Vitria

Saint-Avit

ANNONCES

HERMENT

Des travaux de maintenance au départ du réseau de distribution en eau potable et le nettoyage des réservoirs sont prévus le 2 mars  toute la journée et entraîneront des perturbations.  Les opérations de vidange des réservoirs débuteront le dimanche 28 février à 17 heures. Des baisses de pression sont à prévoir, en particulier pour le quartier haut du bourg , jusqu'au 2 mars.  Le mardi 2 mars à partir de 8 heures,  l'arrivée d'eau sera coupée, entraînant un arrêt de la distribution sur l'ensemble du réseau : le bourg et les villages des communes d'Herment et Sauvagnat desservis par ce réseau. Le retour à la normale est prévu dans l'après-midi.  Les usagers sont invités à prendre leurs  dispositions  pour réduire les contraintes dues à cette coupure. 

 

SAINT-AVIT

La mairie et l'agence postale seront fermées le  lundi 8 mars  le matin en raison d'une coupure de courant programmée de 9 heures à 12 h 30  pour des travaux sur le réseau. 

 

 

PAYS DE GIAT

 La CAPEB 63 (Confédération de l'Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment) met en place une nouvelle permanence sur le secteur de Chavanon Combrailles et Volcans Communauté. A compter du mois de mars, les artisans et les petites entreprises artisanales du bâtiment pourront venir à la rencontre de la CAPEB 63 tous les premiers lundis du mois de 14 h à 17 h. Cette permanence se tiendra à tour de rôle dans les antennes de France Services du territoire (bureaux communautaires ou mairies) selon le planning suivant jusqu'à la fin de l'année:  à Giat le 1er mars et le 6 septembre ; à Pontgibaud le 6 avril et le 4 octobre ; à Bourg-Lastic le 3 mai et le 7 novembre ; à Pontaumur le 7 juin et le 6 décembre ; à Herment le 5 juillet. Contacts CAPEB 63 
Jean Marc Proeres, Secrétaire Général CAPEB 63 – jm.proeres@capeb63.fr – 04.73.25.71.71

 

CONDAT EN COMBRAILLE

Dans le cadre de l’aménagement foncier agricole et forestier (AFAF) sur la commune,  une bourse d'échanges d'arbres est proposée à tous les propriétaires par la municipalité et la Commission communale d'aménagement foncier.  La réalisation de cette dernière a été confiée à la Mission Haies Auvergne. La bourse aux arbres aura lieu du 1er mars au 30 avril (planning prévisionnel sous réserve d'une météo favorable, consultable sur www.mairie-condatencombraille.fr). Les secteurs sont similaires à ceux du classement. Des référents ont été désignés par secteur et les propriétaires seront convoqués individuellement, par un courrier, sur lequel le jour, l'heure et le point de rendez-vous seront mentionnés. Pour tout renseignement, contacter la mairie au 04.73.79.00.09.

 

GIAT / PAYS DE GIAT

Dans le cadre du dispositif "paiement de proximité" Depuis le 1er février, le recouvrement des avis du Trésor public  peut se régler au tabac-presse  Françoise Détour, 5bis rue de la Fontaine à Giat.  Sont concernés les amendes ou les factures de la cantine, de l'hôpital public... quel que soit leur montant si le paiement se fait par carte bancaire, et jusqu'à 300 € s'il est payé en espèces ; les impôts de moins de 300 € réglables en espèces ou par carte bancaire si l'avis présente un QR code (dessin de modules noirs dans un carré blanc)  prévu à cet effet. .

 

PAYS DE GIAT

Suite à la décision du gouvernement de mettre en place un couvre-feu national à 18h, le SICTOM a décidé de fermer l’ensemble de ses 4 déchèteries à 17h30 au lieu de 18h. Jusqu’à nouvel ordre, les horaires des 4 déchèteries (Giat, Saint-Ours, Pontaumur, Les Ancizes) sont donc : 9h-12h et 14h-17h30.

 

 

Les chroniques du confinement - saison 2

Pendant le confinement du printemps, une chronique quotidienne était publiée sur le site du pays de Giat pour alimenter la réflexion des lecteurs sur la société contemporaine. Le chroniqueur se veut un observateur du monde, il a son avis mais loin de lui l'idée d'imposer quoi que ce soit, chacun reste libre de sa pensée. La liberté d'expression, qui est bien d'actualité, est une notion à prendre avec précaution : non, on ne peut pas tout dire, mais tant qu'il est question de point de vue qui ne met pas en cause individuellement les personnes, qui méritent le respect, il n'est pas interdit de parler, d'écrire. Avec le nouveau confinement, de nouvelles chroniques s'imposent. 
Pour les amateurs qui ont oublié celles du printemps, il est encore possible de se procurer le recueil sur commande par mail à voussavezqui@wanadoo.fr au prix de 19 €. Je remercie les acheteurs des cinquante exemplaires du premier tirage pour leur confiance et leur soutien, je leur dédie cette deuxième partie. 

 

Mercredi 24 février 2021 - J116

 

Pour une fois, ma soirée télé de mardi a été une parenthèse presqu'enchantée au milieu des soirées sans intérêt que nous offre trop souvent  la multitude de chaînes qui se partagent la programmation de notre vie devant l'écran. Nous avons du choix, mais ce n'est pas toujours le haut de gamme qui est servi.

 

 Hier soir, sur France 2, un documentaire retraçait un siècle de l'évolution de l'agriculture en France : "Nous, paysans". Sur des commentaires récités par Guillaume Canet, des images défilaient, des témoignages racontaient l'histoire du monde rural.  Fils et descendant de paysans, j'ai retrouvé des ambiances que j'ai connues quand j'étais enfant. Dans les années 1960, j'ai vu mes grands-parents travailler avec des bœufs, j'ai assisté à la dernière batteuse : dernières traces d'un passé révolu. Le tracteur est arrivé avant ma naissance sur la ferme parentale, un même tracteur Renault comme celui des images du film, qui avait coûté un million avec la charrue à deux socs : souvent j'ai écouté dire combien cet acquisition avait bouleversé la vie professionnelle de ma famille, et ils ajoutaient quelques années plus tard, quand ils faisaient leurs derniers investissements, que ce premier équipement avait été plus facilement amorti quand les productions se vendaient au juste prix, quand il n'y avait pas d'aides. La tradition avait de la force et sous la pression familiale, j'aurais dû être agriculteur aussi. Comme dans le film, j'ai vécu cette discrimination qui dévalorisait le métier, même si je n'étais pas doué pour devoir  le faire.  Avec de très bonnes notes à l'école et au collège, j'avais osé espérer faire d'autres études que celles de technicien agricole, qui se sont terminées sans diplôme. Espoirs déçus face à la pression familiale parce qu'il fallait bien que la ferme continue, et voilà comment un talent s'efface.  Je ne regrette pas le lycée, les matières techniques ne me passionnaient pas, mais j'ai découvert l'économie et la culture à Marmilhat, sujets qui m'interpellent toujours. Je crois que mes parents ont pris conscience de leur erreur, ils ont tenté de corriger la trajectoire une fois après avoir digéré l'idée que la ferme allait s'arrêter.  Entre 1978 et 1981, j'ai appris, sans retenir, les leçons d'exploitation et d'élevage modernes, celles qu'ont utilisées  les agriculteurs  pendant plusieurs décennies pendant lesquelles la productivité a progressé à la même vitesse que les profits de l'industrie chimique qui fournissait les entrants devant dynamiser la production. Les rendements de céréales pulvérisaient les records, les bovins et les porcs grossissaient comme jamais, l'industrie agro-alimentaire se développait en proposant des aliments transformés pour nourrir des populations de plus en plus urbaines et pressées au point de ne plus prendre le temps de cuisiner, parce  qu'il fallait faire tourner la nouvelle économie du temps libre et des loisirs. Tout se tient. Mais aujourd'hui, il y a une facture à régler, un environnement à réparer, une terre à soigner, une société à guérir de sa déshumanisation comme une fuite en avant . La pandémie a mis en évidence beaucoup des erreurs commises précédemment, sous la pression du libéralisme sauvage. 


Quand on pense que la génération de 1968 se battait pour l'universalité citoyenne et qu'on la vu quelques années plus tard mettre en place la mondialisation débridée sans aucun scrupule, on est passé du "peace and love " au  "there  is no alternative" de Margareth Tatcher  en une génération ! Avec quels résultats : inégalités sociales, privatisations et marchandisation des biens communs comme l'eau ou l'énergie, la santé ou l'éducation... seuls les plus puissants et les plus riches s'en sortent, très bien  même.  Cela me fait penser au projet Hercule que le gouvernement veut voir aboutir  : le démantèlement d'EDF en trois entités, laissant la part non rentable à l’État, et l'autre bénéficiaire au profit de groupes d'actionnaires privés. Au nom de la libre concurrence, souhaitée par les institutions européennes, qui rappelons-le sont formatées au libéralisme. C'est aussi pour ne pas fausser la concurrence qu'EDF doit fournir aux distributeurs privés de l'électricité moins chère que celle du marché : ainsi, l'entreprise perd énormément d'argent pour en faire gagner ailleurs. Cohérence libérale : les profits sont privés, les pertes sont publiques. On se souvient qu'en 2008, le contribuable a sauvé le système financier et bancaire, qui a lui même créé les causes de sa faillite. 


Dans ces jours où on parle d'agriculture parce qu'il n'y a pas de salon à la Porte de Versailles, pendant que des négociations se discutent sur les prix des produits agricoles que les grands distributeurs ne veulent pas augmenter, je pense à notre ministre de l'économie qui a fait barrage à la vente de Carrefour à un groupe canadien pour raison de sécurité alimentaire. Il semblerait que Bruno Lemaire soit moins gêné pour signer des accords de libre échange agricole avec  les pays d'Amérique du sud (Mercosur) ou avec le Canada. Tout comme la division d'EDF ne le dérange pas même si la sécurité énergétique, inscrite dans la Constitution, est en péril. Les points de vue divergent selon du côté qu'on se place, mais pour le ministre, c'est toujours lorgner dans la même direction libérale. 


Quand la crise sanitaire aura pris fin, et que la crise économique enflera après la suppression des perfusions au soutien de l'activité, quelles seront les mesures prises ?  Comme la pensée unique libérale est fermement implantée et qu'elle ne saurait souffrir de changement, nous allons voir ressortir les réformes devant assainir les dépenses publiques, c'est-à-dire encore quelques réductions d'acquis sociaux pour les moins riches...


Il va bien falloir passer à autre chose, inventer de nouvelles règles, sortir de ce carcan qui ne mène à rien sauf à se prendre le mur. Il faudra le faire ensemble.

 

Lundi 22 février 2021 - J114

 

Aujourd'hui, je ne me fatigue pas mais j'invite à lire ce reportage de France 3 sur la sécurité alimentaire : cliquez ici

 

Dimanche 21 février 2021 - J113

 

Le vent du sud rafraîchit l'atmosphère ce matin, sans lui, le temps serait doux, mais nous sommes encore en février, la printemps est prévu dans un mois. Il fait toujours plus sec, et c'est agréable. Et ça remonte le moral de ceux qui peuvent l'avoir dans les  chaussettes à cause de l'ambiance générale et de l'accumulation des annonces pas toujours bonnes. Les temps sont peut-être durs, mais pas pour tous, loin de là.

 

C'est vrai qu'il y a des contraintes, des galères à vivre, des soucis du lendemain, un manque de perspectives, une ligne d'horizon bouchée, et ça peut être compliqué à gérer, à vivre même parce que le climat est anxiogène, bien nourri par des médias habitués à ne parler que des trains qui n'arrivent pas à l'heure. Les usagers de la ligne SNCF Clermont-Paris en savent quelque chose. Pourtant, il faut relativiser : globalement, la majorité des gens ne va pas trop mal, a un toit sur la tête et de quoi se nourrir. Les personnes en difficultés, bien que cela soit insupportable, ne sont pas la norme et si on voulait bien, il pourrait y en avoir beaucoup moins. Cela demande un petit peu plus de solidarité, de partage, et de bienveillance. Ce n'est pas encore trop à la mode mais la pandémie participe à remettre les pendules à l'heure, on n'y est pas encore, on n'y sera jamais même, mais on peut s'en rapprocher. On n'aurait tous à y gagner. 

 

L'histoire nous montre que les grands écarts se corrigent régulièrement, souvent dans la souffrance, dans la violence, parce que les plus nantis n'arrivent pas à se détacher de leur pouvoir, de leur puissance, de leur emprise sur le monde : c'est humain. Et parce que c'est humain, il y a une réaction des dominés qui finissent par refuser la soumission pour la remplacer par une autre, parfois pire, souvent meilleure, mais ça ne dure qu'un temps. Et ça recommence toujours et encore. Et ça va durer. C'est l'histoire de l'humanité. Il y a les générations qui vivent les bonnes époques, les plus chanceuses et les moins nombreuses, et il y a les autres. Une relative bonne époque a l'air de se terminer, nous vivons une transformation : que va-t-il  sortir de ce chaos en train de se mettre en place ? Combien de temps cela va-t-il durer ? 

 

A coup de vaccins, les grandes puissances tissent leur toile d'emprise sur les états, une guerre larvée d'influence se joue sous nos yeux, nous ne voulons pas trop la voir parce qu'elle montre les faiblesses d'une Europe un peut trop naïve qui a été bien tolérante, à l'abri du parapluie américain, ces dernières décennies, appliquant seule les règles internationales d'un multilatéralisme bienveillant que les autres puissances détournaient à leur profit, jouant avec succès sur les divisions nationales du vieux continent. Il serait temps de prendre conscience des enjeux mondiaux et de se placer collectivement en position de force tant qu'il en reste suffisamment pour faire pression et ne pas se faire avaler. Les nationalismes inutiles et les populismes autant dangereux qu'inefficaces sont des outils bien manipulés par les adversaires de l'Europe, c'est ce qu'il faut combattre avec des idées nouvelles allant vers plus de cohésion solidaire. Il faut aller plus loin qu'un grand marché commun, qu'une union monétaire et politique : une unité sociale et fiscale, une volonté d'union des citoyens, qui supprimeraient les concurrences des états entre eux à l'intérieur de l'Europe sont indispensables pour rester au niveau des plus puissants. On parle de déclin, on le voit à notre petit niveau : les concurrences entre les communes ont causé et causent plus de dégâts au territoire que les décisions de l'Etat. 

 

Voilà de quoi occuper la réflexion dominicale, et de penser à l'avenir du monde à commencer par notre petit coin partagé entre Auvergne et Limousin. 

 

Samedi 20 février 2021 - J112

 

La chronique devient hebdomadaire en ces temps cléments de février : la météo est agréable et je suis assez occupé professionnellement pour ne pas être aussi disponible à l'écriture. Il faut bien trouver des ressources pour se nourrir en l'absence de sujets de reportages qui sont sources de substances tant "sonnantes et trébuchantes" qu'alimentaires selon les déplacements. 

 

Si la Covid reste au cœur des soucis et des médias, la pandémie reste maîtrisée sur le secteur où les quelques cas recensés ne soulèvent pas d'inquiétudes outre mesure. Je suis allé à la rencontre de quelques personnes ces derniers jours : une tournée auprès de nouveaux maires et d'anciens édiles et un comité syndical de l'eau potable m'ont apporté un peu de bienfait et de travail à faire comme celui que j'aime et qui fait un lien d'information locale intéressant les habitants du territoire. 

 

Dans ces rencontres, on voit que la vie continue avec le virus : les élus sont au travail et font avancer les projets destinés à améliorer la vie des citoyens, même si ça ne se voit pas directement. La complexité de l'organisation de l'administration et de ses règles incompréhensibles pour le néophyte demandent une certaine résilience, de la patience et du calme pour faire aboutir les dossiers. Mais que de charges en plus sur les budgets : des études à foison et des normes souvent exagérées pour de petits investissements pénalisent les collectivités rurales pas toujours très riches. En général, ces surcoûts imposés représentent une bonne partie de la subvention obtenue. C'est en quelque sorte une forme de soutien à l'économie, on génère du chiffre d'affaires pour des entreprises de service, ce qui crée de l'emploi et de la fiscalité. Mais au bout, ce ne sont que des piles de papier qui justifient une dépense sans rapport avec la réponse aux besoins des citoyens locaux. Bien sûr, elle dédouane aussi l'administration de ses responsabilités qui échoient à ceux qui tentent de développer leur territoire avec leurs peu de moyens. De plus, pour obtenir des aides de divers financeurs, il faut déposer autant de dossiers, souvent différents, que de demandes : les secrétaires de mairie ou de syndicats intercommunaux en savent quelque chose. Que de temps précieux perdu qui pourrait être utiliser à mieux servir le citoyen ! un guichet unique de la demande de subvention est une idée qui pourrait faciliter les choses : un seul interlocuteur et un seul dossier faciliteraient la vie des services et des élus locaux, mais personne n'en parle. 

 

Dans ma tournée des mairies, le remplacement du personnel administratif est un sujet récurent, surtout que je participe pleinement à me mettre au service des collectivités en panne de secrétaire, souvent dans l'urgence. On l'a vu et ont va le revoir très bientôt, quand une secrétaire part en retraire, c'est la croix et la bannière pour trouver une personne compétente pour prendre la place : les candidats sont rares, bien souvent pas formés. De plus, quand ce sont des personnels partagés entre plusieurs communes, il y a d'autres soucis. On a créé des intercommunalités pour développer la mutualisation des projets et des services sur un territoire donné, ajoutant au passage une couche au millefeuille administratif puisque les compétences déléguées restent soumises in fine aux volontés communales. Dans ce cadre-là, il serait peut-être opportun de trouver une solution intercommunale à ces problèmes de personnels communaux : une brigade de remplaçants qui permettrait de mettre en place les formations nécessaires et une ressource humaine disponible pour les communes en besoin, tout en offrant aux personnes recrutées une sécurité de l'emploi, une offre de formations optimale, et un réseau. Ce que le centre de gestion de la fonction publique territoriale n'assure pas comme cela pourrait être fait, mais vu de la métropole, le sujet n'intéresse pas. 


Voilà, si je peux apporter ma pierre à l'édifice, j'en suis très heureux. Maintenant, je vais changer de casquette pour prendre celle du correspondant de presse et écrire les articles liés aux reportages des jours précédents. Le week-end sera beau, on va aller prendre l'air aussi. 

 

Dimanche 14 février 2021 - J106

 

Jour de saint Valentin : ce matin il y avait un peu plus de monde dans les rues de Giat, des bouquets de fleurs étaient aperçus dans les courses de certains messieurs, le marché donnait pleinement, les restaurateurs du Foirail servait ses plateaux repas spécialement préparé pour cette journée des amoureux (sur qu'ils s'en étaient réservés pour eux mêmes). Les vacances et la météo enfin ensoleillée donnaient aussi envie de sortir. 

 

Pour moi, cela aura été un dimanche classique : les courses, une visite, un repas en famille, une promenade et un peu de travail devant l'écran de l'ordinateur. Moment que je prolonge en écrivant ces lignes tout en écoutant la radio. L'équipe de France de rugby a gagné son match contre l'Irlande en tournoi des 6 nations, les affaires d'incestes et de viols sur mineurs d'une autre époque occupent les médias avec la libération de la parole des victimes, la Moselle et Dunkerque sont sous les feux du coronavirus, version variants qui se propagent avec inquiétude... Deux cas sont annoncés à l'Ehpad de Giat qui n'avait pas été touché jusqu'à présent, un transport sanitaire serait à l'origine de la contamination locale qui ne devrait pas logiquement avoir trop de conséquences, une grande partie des résidents et du personnel étant vaccinés depuis peu. 

 

Sur notre territoire à l'extrémité du département, trop excentré aux dires des responsables des administrations et autres organismes ou entreprises positionnées à la capitale départementale, les citoyens s'inquiètent justement de l'avenir des services de proximité, de l'attractivité locale, avec un fort sentiment d'abandon ressenti, attendant trop le miracle d'un changement de situation. Trop longtemps, les élus locaux et les forces actives se sont soumis aux directives venues d'en haut, croyant naïvement  aux arguments d'efficacité, de rendement, d'économie, fatalistes devant les annonces bien enrobées comme pour dire qu'il ne peut en être autrement, regardant avec des populations soumises, presque complices, le déclin s'installer. En parallèle, le défaitisme ronge les mentalités, et il y a ceux qui partent ailleurs pour ne pas toujours revenir, pour chercher un travail qui n'existe pas ici et faire une vie plus conforme à leurs attentes, dans le moule de l'évolution de la société. Il y en qui fuient une fois leur vie bien gagnée ici, pour se rapprocher de la ville où ils pensent que la proximité des services disparus ici leur apportera plus de sérénité.

Ce temps doit s'achever si on veut rester vivre au pays de Giat mais pour cela, il va falloir arrêter de se plaindre de l'inaction des élus comme du mépris des élites. Parce que cela est faux : les élus agissent, avec leurs moyens, mais sans le soutien remarqué des citoyens qui manquent sérieusement d'énergie pour se battre pour l'intérêt général local, ils ne peuvent guère impressionner leurs interlocuteurs qui ont des pouvoirs de décisions. Les élites ne méprisent pas le monde rural, elles ignorent ce qu'il est parce que ses habitants ne sont pas assez soudés pour être une force avec laquelle débattre pour changer les choses. Pourquoi en haut lieu perdre du temps pour des gens insignifiants ? Il suffit de regarder dans d'autres régions, la ruralité n'est pas partout inerte. La Vendée est un exemple : pas de métropole et pourtant le département avec le plus faible taux de chômage, pas de grosses entreprises, un tissu économique dense, un maillage territorial assumé, des forces vives soudées qui savent porter la parole assez fortement pour être écouté à Paris ou Bruxelles. Si on ne se bat pas, si on ne se rassemble pas, l'affaire est pliée. Bien sûr, on manque de leaders qui voient un peu plus loin que la prochaine élection, qui voient grand, qui prennent des risques. Nous n'avons pas uniquement besoin de gestionnaires, nous avons besoin de guides, de visionnaires.

 

Ce matin, une lectrice trouvait une baisse de régime dans mes interventions. Je lui expliquais manquer de temps, et j'espère que ces lignes de fin de week-end vont la rassurer sur mon niveau de réflexion. La semaine s'annonce belle, on va pouvoir quitter les écrans pour des bains de nature, c'est bon pour le moral et indispensable pour réfléchir au monde qui nous entoure. 

 

Samedi 13 février 2021 - J105

 

Que c'est beau de voir un ciel dégagé et le soleil briller malgré le froid glacial ressenti ce matin, ça remonte le moral après ces derniers jours de grisaille humide. Toujours pas de confinement en vue, statu quo au plus haut sommet de l’État, on ne change rien pour le moment au regard de la stabilité de la situation sanitaire même si l'évolution de la progression des variants reste inquiétante.

 

Dans mes conversations d'hier et de ce matin avec les rares personnes rencontrées, visitées ou accueillies, l'évocation des problèmes d'attractivité du territoire occupe une bonne place. Parce qu'à la question qu'on me pose systématiquement "quoi de neuf à Giat ?" je reviens à la fermeture de l'ensemble scolaire Jean-Baptiste de la Salle en expliquant simplement les raisons de celle-ci. C'est une question financière qui découle du manque d'élèves, toujours plus faible chaque année en lien avec l'état de la démographie dans notre région "hyper rurale" comme la qualifie les spécialistes de la géographie sociale du pays. La brutalité de l'annonce par les autorités de tutelle est de leur responsabilité, il apparaît même que la décision aurait pu être effective au 31 décembre sans la garantie de financement de la congrégation qui chapeaute l'association gérante des lieux. L'administration communale ne peut agir dans cette affaire privée, même si elle a permis le maintien de l'activité et son soutien au-delà des limites minimales légales ces dernières décennies, il serait bon de le remarquer et de s'en souvenir avant de crier au loup. 

 

Dans la même veine, la société de la Poste, société anonyme à actionnaire unique , l’État, a annoncé le départ du service courrier de Giat ; les six facteurs seront basés à Pontaumur pour le secteur des tournées du 63620 (Giat) et à Bourg-Lastic pour celles du 63470 (Herment). Les responsables de l'entreprise sont venus annoncer cette décision aux élus giatois quelques jours après celle de la fermeture de l'école privée. Deux mauvaises nouvelles qui plombent le moral de ceux qui aimeraient pouvoir renforcer l'attractivité locale. La raison invoquée par les responsables de la Poste est un problème de santé pour les facteurs qui ne disposent pas d'aménagement de manutention des colis, de plus en plus nombreux, en conformité avec la protection physique des salariés qui risqueraient des affections musculo-squelettiques dans le cadre de leur travail. C'est fort louable, mais plutôt que de demander des aménagements sur le lieu de leur travail, les dirigeants préfèrent les  relocaliser, même s'ils doivent faire plus de trajet tant dans leur tournée que dans leur transport au travail. A santé, santé et demi, serait-on tenter de dire. Deuxième raison avancée : l'équipe giatoise n'a pas de référent et s’auto-gère en quelque sorte. Un chef de moins n'empêche pas un travail effectué avec plutôt de bons  résultats sur le secteur, c'est peut-être aussi une raison pour que ça marche. 

 

Ma sœur qui travaille dans  un bureau de poste central d'une grande ville m'expliquait encore tout à l'heure qu'elle avait de plus en plus de mal à être à son poste, tant elle était entourée de cadres suffisants bourrés de certitudes qui veulent tout régenter mais qui ne connaissent rien au boulot des employés. "nous avons certainement la plus mauvaise équipe managériale de France" me dit ma sœur qui attend la retraite avec impatience, pour fuir cette atmosphère stressante de petits chefs incompétents. 

 

Les administrations, publiques comme privées, sont dirigées par des responsables issus des mêmes parcours de formation, influencés par le libéralisme et la technocratie. La vie réglée en équations, en statistiques, en objectifs derrière des écrans : la théorie d'abord, sans imprévus possibles, comme dans un monde aux rouages bien huilés, aux angles droits bien calibrés. Un  monde utopique, sans aspérités, bien terne. 

 

Je dis souvent, et le l'ai redit il y a à peine une heure, "heureusement qu'il n'y a pas la guerre, sinon on serait mal, très mal". On le voit avec la crise sanitaire, on est loin d'une gestion parfaite. 

 

Il y a beaucoup à dire, je reviendrais poursuivre mon propos un autre jour, le temps laissé à la réflexion des uns et des autres, parce qu'il faut bien préparer un autre avenir au monde que celui qui est prévu par ceux d'en haut. 

 

Vendredi 12 février 2021 - J104

 

Le temps passe vite quand on est occupé et voilà presqu'une semaine que je n'ai pris le temps d'écrire une chronique. Je vois que précédemment je n'ai pas évoqué les problèmes politiques de la Birmanie où les militaires ont repris au peuple le pouvoir démocratiquement élu : les protestations des pays occidentaux resteront sourdes aux oreilles de la junte tandis que la Chine sera bienveillante avec un allié qui ne lui posera pas de problème à ses frontières. En Russie, Vladimir Poutine ne se souciera pas de cela, bien occupé à assurer son maintien au pouvoir en matant autant que faire ce peut les manifestations qui lui sont hostiles dirigées depuis la prison par un adversaire coriace  Alexeï Navalny.

 

Ainsi va le monde. La pandémie se poursuit, les économies sont au ralenti, les robinets monétaires sont ouverts en grand pour éviter le karch, la vaccination est en place sans pour autant garantir une issue favorable à la crise, mais il semble que la situation s'améliore. En France aussi, où pour l'instant, le confinement est évité : il y a une stabilité de l'évolution de la progression du virus et de ses variants mais cela est bien fragile. La météo est capricieuse dans le nord du pays et de l'Europe avec du froid dans des régions moins habituées que notre plateau de la Combraille qui est bien humide cet hiver, il pleut encore aujourd'hui. 

 

En début de semaine, j'ai reçu un message évocateur sur la répétition de l'histoire : 

 

 

On le voit, il n'y a pas beaucoup de nouvelles sous les nuages, comme si nous étions en hibernation, impatients de voir arriver un printemps ensoleillé, déconfiné, avec plein de possibilités de rassemblements. 

 

Samedi 6 février 2021 - J98

 

C'est plutôt sur Mars qu'on aurait pu se croire dans la matinée où le ciel orangé donnait une couleur anormale sur le sud du pays. Le sable du Sahara a traversé la Méditerranée très haut porté par le Sirocco. Les gouttes de pluie étaient chargées de ces particules, laissant des traces là où elles s'échouaient. Mon appareil photo le montre parce que j'étais sous les gouttes quand j'ai immortalisé ce moment. 

 

 

Rien ne change ou presque sur cette bonne Terre, les aléas climatiques ont les mêmes effets depuis des millénaires, mais les changements environnementaux les accentuent, les répartissent différemment. Et c'est ainsi qu'il se pourrait que la pandémie soit en quelque part causée par le réchauffement climatique constaté. Ce dernier pourrait favoriser l'émergence de nouveaux micro-organismes ou leur développement, et parmi eux, il y a des agents pathogènes qui ne demandent pas mieux qu'à se multiplier quand les conditions leurs conviennent. Nous ne sommes qu'au début, il va falloir s'adapter sérieusement. 

 

Hier, j'ai eu du plaisir à échanger avec des écoliers de cours moyen sur le métier, la fonction de journaliste. Ils m'ont réjoui en donnant du génie à tout va en fin de cours, ils m'ont un peu contrarié en me demandant si je connaissais leurs grands-parents, j'en ai pris un coup au moral par rapport à l'âge : je deviens vieux ! Mais je reste jeune dans la tête...

 

A un autre moment, je me suis agacé devant la télévision en écoutant des économistes éminents nous expliquer que la situation actuelle et son lot de problèmes de l'organisation de la santé dans le pays, entre production de médicaments et gestion hospitalière, était dû à un manque d'investissements ces dernières années, à la délocalisation industrielle importante. Ce n'est pas faux bien sûr, mais ce qui me contrarie avec ces donneurs de leçons, c'est qu'ils étaient déjà là il y a quinze-vingt ans pour nous tancer parce qu'on était réticent à la mondialisation, aux délocalisations qui nous permettaient des réductions de coût qui amélioraient notre pouvoir d'achat, aux réductions des moyens dans les services publics, dont les hôpitaux, parce qu'il fallait rationaliser, concentrer pour réduire les dépenses publiques, causes de notre endettement insupportable. Alors que les vannes monétaires sont ouvertes à fond, que la dette s'envole comme jamais, c'est devenu normal : il faut sauver le libéralisme et la finance sous couvert d'actions solidaires pour sauver les citoyens, pardon, les consommateurs. 


Aujourd'hui, je suis revenu aux fondamentaux qui font le sel de la vie : un peu de cuisine entre deux écritures redonne goût aux choses essentielles et pour ceux qui aiment bien me taquiner sur mon côté épicurien, il y avait au menu une côte de porc fermier accompagnée d'un gratin d'endives au Roquefort. La journée n'aura pas été si mauvaise que ça. 

 

Jeudi 4 février 2021 - J96

 

Occupé tous les matins à travailler pour la collectivité, j'ai moins le temps de m'attarder à l'écriture des chroniques et je sais que cela manque au quotidien de quelques fidèles lecteurs : ça me fait plaisir de savoir mes écrits appréciés et attendus, même s'il y a quelques grincements de dents, quelques étouffements à côté des sourires, des avis partagés, des impressions approuvées. La chronique se veut le reflet de mon esprit, de ma mémoire, de mes connaissances : je suis un être humain avec ses qualités et ses défauts. Je fais un peu attention à ce que je dis, mais si j'écris ce que je pense, je veille à ne pas trop dire de bêtises.

 

Alors, bien sûr, il y a des personnes qui vont aller chercher midi à quatorze heures pour tenter de trouver des explications derrière les lignes, pour tenter de comprendre le fond de mes pensées, là où pourtant il n'y a rien de cacher. C'est souvent comme ça qu'on déforme la vérité, en voulant faire dire autre chose que ce qui est indiqué, parce que ça ne peut pas être comme ça, ça ne correspond pas à ce qui devrait être dit, à ce qu'on aimerait lire ou entendre. 

Ainsi, naissent les fausses nouvelles, les vérités contrefaites, les analyses  des petites phrases sorties de leur contexte, les réponses coupées ou amputées de l'essentiel. Ainsi fait-on croire aux innocents, aux ignorants, des mensonges qui tiennent lieu d'affirmation et qui faussent les jugements. Les médias sont souvent accusés de ne pas dire ce qui est, parce que l'information qu'écoutent les gens dans les flashs des radios ou des chaînes d'information continue est tellement résumée qu'il n'en reste souvent qu'un squelette vidé de sa substance. C'est pourquoi, il faut diversifier ses sources d'information, il faut chercher le fond des choses dans des articles, des reportages complets qui demandent du temps pour les lire, les regarder. Mais c'est nécessaire pour se forger une opinion indépendante et rester libre en conscience. Il ne sert à rien de critiquer, de crier sans savoir la réalité de ce qui se passe, en toute objectivité. Ce n'est pas parce qu'on pense différemment qu'on a raison. Il faut être curieux et douter, surtout si on est sûr. On tombe de moins haut quand on apprend qu'on s'est trompé. 

 

Après ce moment de philosophie que je vous laisse le soin de développer entre vous, revenons à la vie réelle et quotidienne d'une période qui n'en finit pas de nous rendre tristes. La situation sanitaire évolue peu, le virus et ses variants circulent encore bien, les effets de la vaccination ne seront perceptibles qu'au printemps si tout va bien. On a l'impression de tourner en rond, de ne pas voir la sortie du tunnel. L'actualité reste anxiogène, les bonnes nouvelles restent cachées bien qu'elles existent en nombre. "Tout n'est pas foutu" si je peux me permettre l'expression. La gestion de la sortie de la crise sera une question fondamentale pour l'avenir collectif de la société : il y aura des besoins forts d'expression démocratique pour faire avancer le monde, pour le changer en mieux, pour valoriser l'humain et la vie plus que l'argent. Là est bien le défi qui nous attend : un challenge qui remet en question tellement de certitudes, d'habitudes qu'il va falloir de l'énergie, de l'intelligence, de la tolérance pour aller au bout. On ne va pas s'ennuyer dans les prochaines décennies et beaucoup de futilités de notre monde actuel devraient disparaître. C'est beau de construire, d'innover, d'inventer, de créer pour partager encore plus d'espoir. 

 

Promis, la prochaine fois je reviens sur Terre pour une chronique de terrain, parce que la vie se passe ici et maintenant.

 

Dimanche 31 janvier 2021 - J92

 

Ouf ! on a échappé, pour le moment, au confinement total ou très serré comme l'a décrit le porte-parole du gouvernement : des mesures à la marge ont été prises pour lutter un peu plus contre la propagation du coronavirus et ses variants. Alors, la vie continue au pays de Giat sans modification depuis l'instauration d'un couvre-feu plutôt bien respecté. Il y a bien quelques dépassements à la règle mais qui ont l'air sans risque. 

 

L'actualité tourne toujours en boucle sur le sujet sanitaire politico-social dans les médias. Il reste peu de place aux bonnes nouvelles bien qu'elles existent, mais ce n'est pas à l'ordre du jour. Ça ferait pourtant du bien à un moral déjà bien abîmé de parler de choses positives. 

 

A la foire vendredi dernier les espaces étaient trop vastes par rapport au nombre de commerçants présents et au nombre de clients qui ne restaient pas très longtemps, donnant une impression désertique à la manifestation. Pourtant, en regardant de plus près, il passe encore pas mal de visiteurs sur la foire, des personnes qui viennent pour acheter et pas lever leur nez : elles restent entre 20 et 40 minutes, font leurs courses et repartent. Le commerce marche bien pour les professionnels qui s'installent et qui reviennent à chaque foire, signe qu'il y a des échanges importants. Bien sûr, ce ne sont pas les foires d'antan, quand il y avait un plein foirail de veaux de boucherie entourés de leurs paysans et de maquignons en nombre. Les uns comme les autres sont devenus plus rares dans les campagnes : il y a un vrai déclin de ce côté là. 

 

A Giat, la fermeture annoncée de l'ensemble scolaire de la Salle a été au centre des conversations. S'il y a quelques rares radicaux qui se réjouissent de cela, la grande majorité des habitants du secteur regrettent cette nouvelle décision qui montre un peu plus l'abandon du territoire par les institutions, soient-elles républicaines ou religieuses. Certains rappellent la volonté des parents d'élèves des deux écoles il y a une quinzaine d'années pour une mutualisation des moyens qui auraient pu sauver le niveau du collège, avec une fin de non-recevoir assez logique des autorités de tutelle en rapport avec l'esprit de la loi de 1905 sur la séparation de l’État et de l’Église. Seule la baisse démographique est la raison de ce qui est arrivé et de ce qui arrive au niveau des écoles, comme des autres services. L'abandon du territoire ne date pas d'hier, mais il a bien commencé à la fin du XIXème siècle avec l'essor de l'industrialisation, et il a été renforcé avec la première guerre mondiale qui a vidé de sa substance le monde rural, comme une hémorragie sans fin qui se prolonge encore. 


Après 1945, le baby-boom n'aura été qu'une éclaircie virtuelle. En mettant l'administration sous conditionnement de l'ENA nouvellement créée, les gouvernants de l'époque, qui ont eu une pas si mauvaise idée au départ, ont mis en place un système hors-sol, de plus en plus déconnecté des réalités de terrains, se gérant entre soi. Avec le temps, le principe du ROC s'est affirmé. Rationalisation - Optimisation - Concentration pourrait être la devise de l'organisation du pays depuis plus de 50 ans. Depuis trois décennies, les politiques économiques se placent sous le signe de la diminution des dépenses de l’État, la réduction du fameux déficit qui grossit tel un cancer incontrôlable ces derniers mois. En même temps, l’État et son administration, selon le ROC, n'ont qu'une orientation : la métropole qui telle une pieuvre absorbe tout ce qu'il y a autour, vidant de sa substance un environnement pourtant indispensable à sa survie. Derrière les avantages de la concentration urbaine qui optimise les économies d'échelle et rationalise l'organisation de la société apparait tout un ensemble de fragilités au niveau de la sécurité, de la santé, et bien d'autres choses. Alors, pour faire face, l'administration ne recule devant aucune norme qu'elle rend obligatoires partout sur le territoire, des normes urbaines qu'il faut appliquer aussi au milieu du désert rural. D'un côté, le système qui veut faire des économies entraîne une inflation de dépenses pour les collectivités, les entreprises et les particuliers. Cela génère de la production, c'est bon pour le PIB, mais ça ne réduit pas le déficit ! 
Et on revient à la fermeture des services en milieu rural : certaines normes sont une arme de destruction massive dans les campagnes, et si elles sont pour améliorer les choses, il y a un objectif de servir les métropolitains derrière. L'école privée de Giat ferme parce qu'il y a moins d'élèves et aussi parce qu'il y a des investissements obligatoires surdimensionnés auxquels elle doit faire face, sans possibilité d'amortissements. 

 

Il est difficile de savoir comment va se passer la sortie de la crise actuelle, ni des conséquences qui vont en découler. Il est sûr que si les mentalités ne changent pas, si les gouvernants comme les citoyens n'inventent pas un avenir plus humain et moins financier, il y aura de gros problèmes. C'est comme le climat, on ne pourra pas dire qu'on ne savait pas en espérant qu'il ne soit pas trop tard. 

 

Le temps est gris aujourd'hui, du mauvais temps est annoncé pour quelques jours. Mais il fait plutôt doux : tout n'est jamais noir, il faut s'attarder sur ce qui va bien, et la vie est belle. Je crois être en forme ce matin, non ? 

 

Mercredi 27 janvier 2021 - J88

 

Aujourd'hui, je fais relâche et je laisse de côté un emploi du temps bien chargé au point que j'en oublie même quelques demandes de prestation ! Mais rien de grave. L'hiver est encore présent ce matin, les routes doivent être glissantes mais je n'ai pas besoin d'aller le vérifier. Je préfère écrire que prendre le volant pour commencer ma journée. 

 

Depuis samedi, l'actualité s'est un peu agacée au niveau local : l'annonce de la fermeture de l'ensemble scolaire Jean-Baptiste de la Salle a fait l'effet d'une bombinette oserais-je dire, bombe serait trop exagérée comme terme. C'est plutôt la surprise qui fait de l'effet plus que l'annonce elle-même. Il ne faut pas se le cacher, tout le monde s'y attendait depuis la fermeture du collège public. Les deux collèges avaient résisté grâce à leur concurrence et la volonté de leurs tutelles de ne pas offrir de chance à l'un ou l'autre de survivre, la démographie locale ne permettant pas d'assurer des effectifs suffisants pour leur pérennité. Au final, ce sont des emplois perdus sur le secteur et un gros bâtiment vide. L'enseignement privé à Giat a vécu, peut-être plus longtemps que cela aurait pu. Son passé révèle des périodes critiques qui en d'autres temps, c'est-à-dire ces dernières années, lui aurait été fatale avec des conséquences autrement plus larges que l'annonce de ce week-end. 

 

Dans l'actualité générale, la une des journaux est toujours et encore pour longtemps lié à la pandémie du coronavirus. Entre le développement aléatoire des vaccins et leur diffusion, la circulation de nouveaux variants du virus plus contagieux et dangereux, la nécessité de revoir les mesures de protection sanitaire, c'est-à-dire confinement total ou autre chose, la visibilité sur l'avenir est des plus troubles. Pas de cap, pas de stratégie, nos généraux qui mènent le combat sont du même niveau que ceux de l'Etat major de 1939, les époques changent, mais pas forcément les méthodes de gouvernance ! 
En regardant un peu l'histoire, on remarque que la grippe espagnole de 1918-1919 a causé la mort de 400.000 français, et plus de 20 millions de morts, peut-être le double, sur la planète alors que la guerre avait déjà fauché plusieurs millions de personnes de son côté. Il y a bien eu là une catastrophe dont le monde s'est relevé. En 1957-58, une nouvelle souche de grippe a fait 100.000 morts en France, dix ans plus tard, celle de Hong-Kong causa la mort de 30.000 habitants dans le pays. La médiatisation des phénomènes est donc plus néfaste que les pandémies elles-mêmes. Il faut croire que l'évolution de la société et plus certainement la financiarisation de l'économie entraînent des modifications de gestion des crises complètement hallucinantes. Je dirais "il faut sauver le pognon d'abord"... 


Au regard des mesures sanitaires et réglementaires prises un peu partout dans le monde, la volonté des dirigeants de sauver des vies, certes sincère, ne semble pas être la priorité. Tout ce qui a été entrepris ne va dans le sens que d'éviter l'effondrement économique. Peut-on croire que s'il n'y avait pas eu la saturation des hôpitaux et des systèmes de santé, des mesures aussi restrictives eussent été prises ? L'augmentation sensible de la mortalité, si elle n'engendre pas de complications économiques, et particulièrement celle des personnes très âgées, n'aurait sans doute pas eu les mêmes effets sur les décisions. Il faut aussi remarquer que face à l'évolution de la pandémie, il n'y a pas de réelle volonté de chercher de nouvelles façons de voir le monde, les dirigeants et puissants de ce monde restent désespérément ancrés dans leur monde, dans leur bulle, en refusant d'en sortir sans trop se soucier de l'état des sociétés sur lesquelles pourtant ils sont posés. Le coronavirus est en position de force : un million de morts déjà sur la planète, et le chiffre va encore augmenter. Un peu si la vaccination est un succès rapide et efficace partout dans le monde, beaucoup s'il ne se met pas en place rapidement une stratégie globale et collective plutôt que chaque pays agisse seul ou en petit groupe. 

 

Pendant ce temps, chacun s'attarde à ses occupations et ses préoccupations du jour, forcément essentielles et certainement insignifiantes, parce que la vie est comme cela, selon l'échelle de vision qu'on lui accorde. 

Restons optimiste, ça va s'arranger, ça s'arrange toujours. La Terre va tourner encore longtemps, et nous sommes minuscules à l'échelle de l'Univers.

 

Samedi 23 janvier 2021 - J84

 

Voilà trois jours passés qui ont changé le monde. Le départ de Donald Trump de la Maison blanche aux États-Unis qui a laissé la place à contrecœur à Joseph Biden mercredi dernier est un moment fort de la vie américaine qui a des répercussions à l'échelle mondiale. Le retour des États-Unis dans le giron des nations qui se parlent est une bonne nouvelle même si ce pays n'est plus tout à fait le grand leader mondial.

 

 

La Chine fait de l'ombre avec son influence grandissante, sa pression sur les pays d'Asie, d'Afrique et maintenant d'Amérique du sud commence à avoir des effets. Et la Chine n'étend pas son hégémonie pour insuffler la démocratie, des idées de liberté, mais bien pour se servir et être servie. Son accaparement de ressources naturelles sur le continent africain derrière de la coopération affichée montre bien ses velléités premières.

Grâce à Trump, l'Europe a pris conscience de l'avenir de son destin hors du parapluie américain. Il y a encore du chemin à faire pour affirmer son indépendance totale pour sa sécurité. D'un autre côté, la pandémie a aussi apporté sa prise de conscience sur la nécessité de l'autonomie économique, c'est-à-dire ne plus dépendre complètement des aléas internationaux pour avoir de quoi se soigner, s'alimenter et tout le reste. Fini les bas coûts à tout va qui n'enrichissent que quelques-uns aux dépens de la majorité des citoyens, après validation des consommateurs à qui on a fait croire depuis des décennies que les produits ne devaient jamais être chers. Au prix de délocalisations chez nous et d'exploitation de travailleurs là-bas, avec de très gros bénéfices pour les investisseurs. 


Le système montre ses limites mais il va falloir encore du temps pour le rééquilibrer étant donné que les responsables et dirigeants n'ont pas envie de changer les choses. 

 

Le monde a changé parce que la vaccination contre la Covid a pris son envol dans les pays développés, l'espoir d'une sortie de crise rejaillit, pourtant vite atténué par les annonces des limites de productions des dits vaccins alors que les variants du virus n'en finissent pas de modifier l'évolution de la maladie, qui reprend de la vigueur au point de revoir fleurir ici et là des pays qui confinent. Tout le monde s'accorde à voir la mesure arriver en France dans les prochaines semaines. On n'est pas sorti d'affaire. Et après . 
Le Président s'est enfin attardé sur les conditions de vie des jeunes, et plus particulièrement des étudiants, enfermés pour apprendre à distance, isolés des autres à un âge où c'est insupportable, appauvris par la crise qui leur a enlevé une grande partie de leurs ressources faute de petits boulots alimentaires.  Ce n'est pas facile d'avoir 20 ans maintenant. Je lisais dans le courrier des lecteurs du journal le commentaire d'une personne qui faisait remarquer qu'il n'avait pas été facile d'avoir 20 ans en 1914, 1940, 1955 pour cause de guerres. Elle a raison mais la situation était différente : les jeunes combattants d'alors ont vu leur vie changer jusqu'à risquer leur vie, de ce point de vue, c'était autrement plus dramatique que le confinement. Pour ceux qui en sont revenus, la vie a repris un chemin normal car la situation économique permettait de progresser dans une société qui était encore tournée vers l'humain, quand les valeurs avaient du sens. Je mettrais un bémol à tout cela en pensant aux jeunes qui ont été déportés dans les camps de la mort, et qui une fois revenus dans le monde des vivants, ont du affronter leurs cauchemars toute leur vie durant et qui ne se sont pas plaints exagérément de leur sort. 


Oui, la jeunesse aujourd'hui est un peu sacrifiée pour sauver la vie des plus âgés. Ceux-là qui ont plutôt une vie assez belle : le plein emploi, la libération des mœurs et de déplacement, l'augmentation du pouvoir d'achat, l'évolution technologique, la réduction du temps de travail, la retraite à 60 ans et j'en passe. Beaucoup de choses qui régressent actuellement pour les générations suivantes. Il faut croire qu'une fois vaccinés et protégés, nos anciens sortiront à nouveau, iront au restaurant, dans les lieux culturels et touristiques, qu'ils participeront pleinement à la relance  pour offrir aux jeunes des espoirs de retour à une vie joyeuse dans la foule. Il ne faut pas que tout ait été donné sans retour. 

 

La monde a changé, mais il faut qu'il change encore terriblement pour permettre à l'humanité de se sauver, de sauver la vie.

 

Mercredi 20 janvier 2021 - J81

 

Pendant la pause déjeuner, je prends le temps d'écrire et du suivre le fil de mes idées que je n'ai pu développer hier par manque de temps et un peu désappointé par la nouvelle venue de Creuse. De cela, je ne me tracasse pas trop, j'ai la confiance affirmée et confirmée de mes contacts concernés. Revenons donc à la situation du moment. 

 

Apparemment, le couvre-feu à 18 heures est une mesure intermédiaire avant un nouveau confinement : les chiffres de la pandémie restent en progression négative tant pour l'augmentation du nombre de cas que pour celui des décès. Aussi, les sports d'hiver et la fiesta au bas des pistes ne seront pas d'actualité cet hiver. Les restaurants, bars et autres lieux de culture vont rester fermés encore quelques semaines. La vaccination avance mais il faut du temps pour atteindre les objectifs de santé garantie. 

 

L'INSEE a publié les chiffres de la démographie en France : le nombre de décès a augmenté en 2020, la Covid portant une responsabilité de ceci avec plus de 50.000 morts sur le total ; le nombre de naissance a diminué, il y a eu moins de bébé, la peur de l'avenir, la complexité des rapports sociaux qui entraînent moins de rencontres, donc moins de liaisons sentimentales sont des causes de cela. On nous dit aussi une baisse de la durée de vie, en mettant en avant la Covid. Peut-être, mais j'oserais pensé que l'allongement de la durée de travail avant la retraite a un rôle dans l'affaire, parce que l'augmentation constatée en France de la durée de vie a été forte depuis le départ à la retraite à  60 ans en 1981 : pendant plus de 25 ans, toute une génération a gagné du temps de libre avec des moyens comme jamais des retraités n'ont eu pour vivre bien après 60 ans, ça doit aider !

 

Le beau temps est revenu ces trois derniers jours, mais ça ne doit pas durer. L'hiver n'est pas fini, le confinement non plus : la vie est belle malgré quelques couacs...

 

Mardi 19 janvier 2021 - J80

 

Voilà trois jours que le couvre-feu à 18 heures raccourcit nos journées et allonge nos soirées, réduisant un peu notre vie sociale déjà bien réduite depuis plus de dix mois. L'écriture de cette chronique a été interrompue par un coup de téléphone m'annonçant que ma qualité de correspondant de presse en Creuse devait être partagée à Crocq et Saint-Agnant, une information surprise et surprenante aussi pour les maires de ces communes qui l'ont su avant moi, et qui trouvent la chose improbable. Nous verrons à l'usage. 

 

Samedi 16 janvier 2021 - J77

 

Entre les obligations professionnelles autres que médiatiques, quelques soucis matériels ménagers, un grand moment gourmand et convivial, un peu de laisser-aller ou un manque d'inspiration, j'ai abandonné l'écriture ces derniers jours. Mais ce samedi matin, je reprends le clavier et avant même d'écrire deux articles issus de mes reportages de la semaine, c'est vraiment calme, je livre quelques impressions sur les derniers évènements. 

 

Parce qu'il y a eu du changement. Enfin, il est opérationnel à partir d'aujourd'hui et il n'a pas surpris grand monde : le couvre-feu à 18 heures, c'est partout et pour tout le monde en France ! Sans garantie de l'efficacité de la mesure, mais il semblerait que cela ait marché en Guyane il y a quelques mois, alors pourquoi pas. De fait, les robinets des finances restent ouverts pour aider une grande partie des entreprises touchées par les mesures sanitaires comme les secteurs de la restauration, du tourisme et de la culture. Pour ajouter un peu de souci là où il n'y en aurait pas besoin, voilà qu'un fabricant de vaccins annonce un retard de livraison de trois semaines en Europe. Des travaux d'aménagement d'une chaîne de production afin d'améliorer les quantités obtenues nécessitent un ralentissement de la distribution, mais ça ira mieux et plus vite après. C'est un contre-temps dont on doit se réjouir. Et qui va arranger le gouvernement dans son opération de déploiement des centres de vaccinations sur le territoire, l'Administration est fidèle à son fonctionnement lourd et complexe, il lui faut du temps pour mettre en place les circuits de logistique, les modalités de livraison, de stockage, de répartition, d'autorisation, de communication... avant d'accueillir les patients qui auront réussi à prendre un rendez-vous sur des plates-formes numériques ou téléphoniques dédiées mais pas toujours accessibles, et qui auront réussi aussi à trouver un centre pas trop loin de chez eux. La Combraille, l'arrondissement de Riom sont pour l'instant des secteurs sans centre d'accueil pour la vaccination : les élus et professionnels de santé se sont alarmés de cette situation, dénonçant des politiques à deux vitesses laissant des territoires déjà en difficulté un peu plus à l'abandon. Trois centres dans la capitale auvergnate, mais pas un dans une partie du département où est concentrée une population âgée. Nous ne sommes pas surpris : de ce côté là, les changements de mentalité dans les cercles de la Haute Administration ne sont pas près d'arriver !

 

Selon le discours du premier ministre, Jean Castex, tout ne va pas si mal. Il a un peu raison, la situation sanitaire reste sous contrôle, l'épidémie progresse à un rythme gérable pour le moment, il n'y a pas eu de réelle troisième vague après les fêtes de fin d'année. La prise de conscience de la population sur le danger de la contamination a progressé, la prudence est devenue plus perceptible dans les relations, l'espoir de la sortie de crise avec la vaccination rend le monde plus patient. Pour l'instant. 

 

Ainsi, les jours seront plus courts, la terre continue de tourner, l'hiver est encore bien présent. Un peu de cuisine m'attend, un peu d'écriture est prévue, une petite sortie dans la campagne par dessus tout ça et puis voilà. 

 

Mardi 12 janvier 2021 - J73

 

Voilà une chronique d'après repas, en pleine digestion. Au lieu d'une promenade dans la blanche nature bien fraîche, un peu d'écriture au chaud fera passer un peu de temps. Quand ça commence comme ça, ce n'est pas signe d'une riche actualité à commenter...mais ça va le faire !

La Covid tient toujours le haut de l'affiche, surtout que la situation n'évolue pas dans le sens qu'on aimerait :  les courbes de contamination sont toujours orientées à la hausse, les nouveaux variants sont inquiétants, la campagne de vaccination est bien entamée, mis il faudra du temps pour la mener au bout et constater les effets. Les voeux que je reçois ces jours sont placés sous le signe d'une année meilleure que la précédente, on ne peut pas faire à moins parce que 2020 va rester dans les mémoires comme la première année noire du siècle sur une grande partie de la planète. 

 

Hier, dans le journal, une interview de Bruno Latour, philosophe et sociologue, je retrouvais des similitudes avec mes impressions énoncées au cours des chroniques précédentes et actuelles. La conclusion rejoignait les miennes : "on est à l'aube d'un changement civilisationnel.... Ce qui était donné hier est à reconquérir aujourd'hui.... L'Etat s'est construit sur la perspective du développement classique. Aujourd'hui, on sait devoir urgemment changer d'orientation. L'initiative viendra forcément des citoyens" vu que les politiques et hauts fonctionnaires ne savent pas se réinventer, sont incapables d'inventer les nouveaux modes de vie qu'on devra appliquer pour non seulement sauver l'humanité, mais simplement créer un avenir supportable pour nos descendants. 

 

Alors, le sommet sur le climat qui s'est tenu hier à Paris pour rappeler l'urgence à mettre en place les décisions actées il y a quelques années mais qui ne le sont toujours pas, reste une belle pantalonnade, un beau spectacle, mais la montagne accouche une nouvelle fois d'une souris. Il y a un peu d'espoir d'une amélioration des choses avec le changement de gouvernance aux Etats-Unis, mais bien limité puisque la puissance de ce pays n'est plus ce qu'il était, et qu'il faut composer avec la Chine, et d'autres puissances émergentes. L'Europe, et avec elle la France, ne pèsent plus bien lourd dans la balance des influences, même s'il y a de beaux restes. 

 

Alors, nous sommes bien à un tournant du monde, mais nous n'en sommes pas les acteurs principaux. Les seconds rôles sont importants, essentiels, puisse-t-il en être ainsi cette fois, à condition que les spectateurs s'en sortent plus forts, plus heureux. 

Le temps, comme l'activité, est bien calme. L'année commence en léthargie, telle la campagne du pays de Giat sous la neige. Après l'hiver vient le printemps, c'est aussi vrai pour les temps de crise. Ca va s'arranger, il faut être patient, courageux, et surtout ne pas se morfondre sur son sort : il faut agir pour soi et pour les autres. 

 

Dimanche 10 janvier 2021 - J71

 

Dans le froid glacial de ces derniers jours, sans bonne nouvelle sur la situation sanitaire du monde et guère moins sur la situation socio-économique, sans parler de la politique, du climat, et que sais-je encore, ce dimanche va être calme, très calme même.

Les mesures de restrictions et le temps se conjuguent pour nous laisser au chaud de nos foyers, ce n'est pas si mal et dans une époque normale, on aurait apprécié cette pause bienvenue au milieu de l'agitation quotidienne. Mais voilà, depuis 71 jours, on est en mode ralenti, alors une pause de plus ou de moins, cela passe inaperçu. Vivement la levée des barrières !

 

Enfin, il y a marché ce matin, c'est un moment de rencontre qui fait du bien, revoir un peu de monde, même masqué, on apprécie. et la vie continue...

 

Vendredi 8 janvier 2021 - J69

 

Une petite chronique en apéritif aujourd'hui puisque je viens de terminer la préparation de mon déjeuner et qu'il me reste un peu de temps avant de me mettre à table. Et voilà trois lignes écrites pour ne rien dire, mais je sais que ça va en amuser quelques-uns. 

 

Redevenons un peu sérieux parce que ce n'est pas encore la joie dans le monde et en France. L'inquiétude est généralisée face à l'évolution de la pandémie depuis l'apparition de nouveaux variants malgré la campagne de vaccination enfin démarrée convenablement. Le gouvernement n'a pas levé les restrictions en vigueur, prévoyant même de serrer la vis dans les prochains jours dans certains départements selon l'évolution de la situation, et n'excluant pas un reconfinement si nécessaire. Nous ne sommes pas sortis d'affaire encore sur la plan sanitaire, et encore moins sur le plan socio-économique, les conséquences du ralentissement et parfois de l'arrêt de certains secteurs économiques risquent de faire mal à plus ou moins long terme, tout comme les mesures de maintien et de relance lancées dans l'urgence sans trop prévoir les effets et les risques à venir. 

 

Pendant que les Etats-Unis se reprennent en main, que leur démocratie reste sur les rails, et que les évènements de mercredi ont donné des arguments aux pouvoirs autoritaires sur la façon de maintenir l'ordre par un donneur de leçon incapable de faire la loi chez lui, la France célèbre le 25ème anniversaire de la mort de François Mitterrand. Et cela entraîne une réflexion sur le représentation des citoyens à l'heure où beaucoup rêvent de démocratie citoyenne participative. Rêver est bien le verbe approprier, car il me semble difficile de mettre en place un système durable, efficace et efficient correspondant à cela pour gouverner un pays peuplé d'autant de contestataires, de jamais-contents, de sachant-tout ayant un avis sur rien...On le voit bien avec l'installation de missions citoyennes, de conférence citoyennes, de comités et de commissions ad-hoc aux finalités disparates d'où sortent des préconisations, des avis, des recommandations, des solutions rarement suivies d'actes, d'effets, de réalisations. Les Grenelle, Ségur, Beauvau, les grands débats et les cahiers de doléances issus de la crise des gilets jaunes sont autant de temps gagné par le pouvoir pour ne rien changer, faire des annonces vides de sens, reculer le temps des décisions et des mesures fortes indispensables pour remettre l'homme au centre du monde, sauver l'humanité, la planète, la vie. Du temps perdu pour tous. 

 

Alors que nous élisons avec peu de participation aux élections des personnes plus représentatives de partis, d'idéologies, de mouvements que d'électeurs, et qu'ensuite une majorité se plaint de ne pas avoir droit au dialogue, il y a beaucoup de choses à revoir. Charles de Gaulle n'aimait pas les partis, il voulait incarner la France plus que les français, ces "veaux" d'un pays ingouvernable. François Mitterrand, comme Jacques Chirac, avaient créer des partis dédiés à leur ascension vers le pouvoir. Ce qu'Emmanuel Macron a voulu faire avec En Marche, un parti qui n'en est pas un et dont on voit que ça ne marche pas tant que ça. La politique est volonté d'engagement libre et fort, les supporters de Donald Trump ne sont pas engagés pour leur pays, pour leur patrie contrairement à ce qu'ils affichent, ils sont fanatiques aveugles, suivants un gourou pour qui seul compte sa gloire personnelle. Il nous manque sérieusement des leaders, des chefs acquis à l'intérêt du plus grand nombre, au service de tous, ou presque. Là aussi, c'est du rêve, parce que le pouvoir peut rendre fou, ou tout du moins, couper le lien avec la réalité. Et quand l'entourage ne regarde plus que le chef, sans oser lui dire les vérités nécessaires, c'est grave. 

 

Bon aller, maintenant, j'ai faim, la suite à un prochain numéro...

 

Jeudi 7 janvier 2021 - J68

 

Brusquement, l'histoire s'est agacée hier soir : les États-Unis étaient à la une des journaux des chaînes d'information continue qui suivaient l'évolution des évènements à Washington. Après un discours du président Donald Trump dans un meeting organisé devant le Capitole, où il a une nouvelle fois dénoncé le résultat de l'élection qui le déclare battu, une partie de la foule de ses soutiens a envahi le parlement américain : incroyable mais vrai ! Incredible ! la démocratie américaine, celle qui nous a permis de nous libérer du joug nazi au siècle dernier, vacillait sous les coups de boutoir de citoyens radicalisés, extrémistes populistes, pour qui Trump est un Dieu qu'il faut suivre aveuglément, quoiqu'il en coûte. 

 

Le démagogue président battu se déshonore un peu plus chaque jour, entraînant sans sa chute une partie de l'Amérique qui lui est dévolue, une Amérique blanche, la classe moyenne déclassée par un libéralisme qu'elle défend pourtant. Cette fascination pour un homme qui n'a de cesse de mentir avec conviction pour faire croire que la grandeur du passé était celle du futur est désastreuse mais elle est là pour durer malheureusement. Ce peuple, qui n'est pas tout le peuple, est désarmé, éploré, presqu'orphelin d'un père grossier qui sait lui parler parce qu'il leur dit ce qu'il veut entendre, pas ce qui est, pas ce qui soit être, pas ce qui devrait être. 

 

C'est pareil chez nous : ceux qui prétendent qu'ils sont désinformés, qui se réfèrent à des sites plus ou moins complotistes, ou tout du moins bien complices aux idéaux d'opposition systématique à la démocratie et à ceux qui la représentent, qui évoquent la liberté d'expression tant que seules leurs vérités sont autorisées à être dites mais qui refusent d'entendre celles des autres, deviennent de plus en plus nombreux. Ils devaient être aux anges hier soir devant leurs écrans, saluant le courage du peuple américain voulant prendre son destin en main. Les insurgés ne sont qu'une petite partie du peuple qui veulent imposer leur vision des choses, les révolutions populaires sont autre chose, et souvent finissent mal, récupérées par des jusqu'au boutistes plus enclins à se créer des intérêts qu'à vouloir gérer l'intérêt général. 

On le voit, nos démocraties sont fragiles, nos acquis ne sont jamais définitifs, il faut être vigilant, et ne jamais suivre en meute des leaders très influents qui en réalité ne servent qu'une chose : leur narcissisme, leur désir de pouvoir, leur envie de domination. Il y a du risque à se brûler en les approchant, à vendre son âme au diable, pour n'en tirer que peu de bénéfices, voire pire, en subir les violences. 

 

Ce  matin, je recevais un message de soutien parce que ma précédente chronique était pas très joyeuse, mon ami me souhaitait du courage pour affronter cette baisse de régime. Je l'en remercie, mais je ne suis pas encore au bout du rouleau et mon horoscope de l'année me prédit de grandes choses, un nouveau départ...La vie est belle, il faut en prendre soin. 

 

Aujourd'hui, c'est jour de foire : la foire des rois sera glaciale mais c'est une sortie obligatoire pour un giatois qui se respecte. Les masques seront cachés par les écharpes, on croira que le virus est parti, comme une éclaircie dans cette époque troublée. 

 

Mercredi 6 janvier 2021 - J67

 

Le froid glacial qui sévit sur la campagne locale gèle aussi mes facultés intellectuelles et ma motivation à prendre part à la vie du monde. Ce matin, bien au chaud dans mon lit, je prenais plaisir à mon soulagement de ne pas avoir à me lever de bonne heure pour aller travailler, affronter les frimas avant les turpitudes d'un métier qui ne me conviendrait pas. Je ne gagne pas des cents et des milles, juste de quoi joindre les deux bouts, mais je ne suis pas corrompu par les appels à consommer tant de choses inutiles mais indispensables pour beaucoup. Certes, je me prive de voyages qui auraient pu m'intéresser, de sorties culturelles dont je me contente des captations diffusées à la télévision, de bien d'autres plaisirs payants qui rendent heureux ceux qui les pratiquent. Grâce à ma mission d'information, je me contente des évènements locaux qui ne sont pas nuls, loin de là, il y a même de beaux moments partagés à vivre. Depuis 20 ans que je parcoure le territoire, j'ai vu progresser l'offre culturelle jusqu'à ce que la pandémie mettre un coup d'arrêt à l'organisation des fêtes, spectacles et festivals de toutes sortes. Parce qu'on trouve tout chez nous, à peu de distance. C'est moins chic et moins impressionnant que sur les grandes scènes des "zéniths" ou dans les grands stades, mais on est plus proche des artistes, avec qui on peut même discuter, boire un verre. N'est-ce pas là la vraie vie ? sans artifice, naturelle et conviviale, sans moyens et peu d'argent. 

 

Je suis bien chez moi, j'aurais presque envie d'être un ermite, le confinement peut revenir, je suis prêt. Il va me falloir pourtant me remettre à aller au contact, aller chercher l'information, retrouver les gens de mon réseau, ces personnes dont j'aime la conversation, la chaleur de leur foyer, la confiance qu'ils me donnent, le partage de leurs impressions, de leurs réflexions, de leurs savoirs, leur humour parfois...Même si les conditions du contexte actuel limitent les visites, il y en a que je ferais parce que je sais que je suis attendu, notamment chez des personnes âgées, seules qui ne voient bien souvent dans la journée que l'aide à domicile, le facteur, et le boulanger s'il vient encore.

 

Les nouvelles ne sont pas rassurantes sur l'évolution de la pandémie. La vaccination a bien débuté, cahin-caha, ses effets ne seront visibles que dans quelques mois à condition d'un fort taux d'implication des citoyens. Ce qui n'est pas gagné tant la défiance est forte dans le pays pour diverses raisons pas toujours bien argumentées. 

 

La mode, ou plutôt la tendance, est à être contre tout, bien influencée par les tribunes des réseaux sociaux extrémistes affichés ou pas, certains se cachent derrière des habillages bon ton qui font croire à des sites officiels ou institutionnels, mais qui ne sont que des officines des représentants de la fachosphère, des radicaux de tout bord, de torpilleurs de puissances étrangères hostiles, et j'en passe. La manipulation des foules est une vieille méthode qui a fait ses preuves, les façons de faire restent les mêmes mais amplifiées par la technologie, elles n'en sont que plus redoutables. Et on voit autour de nous des gens biens devenir des supporters du tout casser, de la violence gratuite, de l'ingérence néfaste en utilisant des arguments fallacieux, grotesques, au nom de la liberté d'expression, de la lutte contre la soumission au système, alors qu'ils prônent en réalité la dictature, l'autoritarisme, l'enfermement, l'intolérance, la misère. Ils refusent le vaccin par peur des effets secondaires, par volonté de ne pas aider les gouvernants, par égoïsme, pour ne pas enrichir les laboratoires pharmaceutiques. Si on utilisent les mêmes styles de penser, on peut répondre que le vaccin semble être la seule arme contre le coronavirus qui ne mette pas en danger une grande partie de la population mondiale, que les effets secondaires seront donc moins néfastes que le bénéfice de la vaccination globale. Être contre toutes les décisions des pouvoirs en place, une opposition systématique, sans pour autant proposer des solutions réalistes, est une facilité consternante que je refuse. En attendant l'immunité collective tant souhaitée par ces gens-là, mais qui demande le sacrifice de beaucoup de monde s'il n'y a pas le vaccin, que fait-on ? Du confinement pur et dur ? de l'extermination des personnes à risque ? et après ? 

 

Heureusement, la société tient bon. Encore quelques mois difficiles avant d'avoir des certitudes sur l'avenir. Pendant ce temps, des milliers de canards sont abattus pour lutter contre la grippe aviaire, un parallèle à la lutte contre le coronavirus qui mène à la réflexion de ce qui est écrit plus haut. 

 

Mardi 2 janvier 2021 - J64


Le cap est franchi : nous avons changé d'année, vive 2021 ! Depuis plus d'une semaine, la campagne est blanche, ensevelie sous une belle couche de neige qu'on n'avait pas vu aussi longtemps et aussi épaisse depuis longtemps à pareille époque. Le froid s'installe, l'hiver est là comme un rappel de la puissance de la nature. Paradoxalement, le journal évoque 2020 comme l'année la plus chaude jamais enregistrée depuis l'origine des mesures climatiques. Le monde change dans ses fondamentaux. 

 

Soudain, par-dessus l'étang, le jour de l'an, un envol de canards sauvages...

comme le départ d'une grande année à écrire de belles pages.

 

2020 aura été une année charnière dans le changement, le marqueur d'une étape pour l'humanité confronté à une maladie virale qui s'est étendue à la planète entière. Une pandémie comme il en arrive de temps en temps, mais les progrès et le modernisme exacerbés de ces dernières décennies avaient fait oublié à l'homme sa fragilité, sa petitesse, son impuissance face à la mort. Nous n'avons pas encore fini de subir les conséquences de ce qui s'est passé en 2020. Le coronavirus aura montré que les actions de l'homme jouent sur l'environnement, que son appétit pour l'argent influe sur les rapports avec la nature, entre les sociétés, sur l'avenir, qu'il y a grand besoin de repenser les systèmes qui régissent notre façon de vivre. 


Malgré les confinements, les règles de distanciation, les restrictions de rapprochements, l'homme est devenu moins individualiste, conscient de ceux qui l'entourent et qui sont nécessaires à sa vie sociale. Des personnes ont relevé des défis, collectivement et particulièrement, pour permettre à la société de ne pas s'effondrer. D'un autre côté, les gens de pouvoir ont évité le pire après pas mal de péripéties dues au manque de précautions à prendre face à l'imprévu, ce dernier n'étant plus dans les logiciels des perspectives et des prospectives des algorithmes destinés à créer plus d'argent plus vite, sans ce soucier du reste. 


Depuis 40 ans, le système économique mondial est basé sur la production de biens et de services sans frontières. Sauf qu'en 2020, il y a eu des problèmes d'approvisionnements de biens de santé, des soucis et des contraintes d'organisation de soins, pour ne parler que des plus évidentes. La globalisation n'est valable que dans un monde réellement sans frontières, au même niveau partout. Ce n'est pas encore le cas sur la planète, loin de là. La course aux profits est bien la seule ambition de ce système mis en place par ceux qui savent s'en servir et qui en tirent les bénéfices. Les progrès qui ont fait avancer le monde étaient ceux des  XIXème  et XXème siècle. Parce que l'énergie était puisée dans le sol, pillée dans des pays pauvres pour les économies des pays riches. Mais maintenant que ces ressources s'épuisent, que les nouvelles énergies ne sont pas encore au point, et surtout beaucoup moins maîtrisables, ou plutôt, plus facilement accessibles à la majorité de l'humanité, quelles seront les nouveaux moyens de pression pour avoir, garder le pouvoir ?  A moins de le partager...


L'avenir est devant nous, je l'ai écrit d'autres fois, il fait inventer demain. Nos dirigeants qui gouvernent avec l'œil dans le rétroviseur seraient bien inspirés de regarder la route, elle na va pas être droite, c'est sûr. 
Bonne année, bonne santé à tous. Soyez solidaires, sociables, réfléchissez, pensez, agissez pour un futur collectif meilleur, joyeux, insouciant. Ouvrez-vous au monde, enrichissez-vous des rencontres à venir, allez au devant des autres, ne vous enfermez pas dans vos prisons dorées, confortables mais qui sont si misérables au final. Il y a un monde à sauver, vaste programme ! 

 

Mardi 29 décembre 2020 - J61

 

C'est l'hiver et depuis chez moi, à 800 mètres d'altitude, ça se remarque mieux. Lundi a été une journée comme il y a longtemps que je n'en avais pas vue : tourner la neige avant neuf heures ne fait plus partie de mes habitudes et rouler sur la neige en étant le premier à aller sur la route du village est devenu rare.

 

 

à Teissonnières (Verneugheol) - Photo / G. Demarquet)

 

Mais voilà, des obligations professionnelles m'obligeaient à être au Montel de Gelat à 9 h 20, et j'avais prévu un temps de transport plus long, logiquement. Le plus dur était le départ et les trois premiers kilomètres, avec des routes pas ou peu dégagées. Après, les services des routes avaient fait le travail, et comme l'altitude est moindre, la neige aussi. 

 

Mais ça cause du travail et un peu de stress, donc un peu de fatigue. Avec quelques douleurs en plus...On n'a plus 20 ans ! Heureusement, l'appétit va, le moral aussi. Je m'ennuie un peu, je me languis de voir du monde, d'aller dans les banquets et réceptions, de rencontrer les acteurs du quotidien local, de rapporter la vie "trépidante" du pays de Giat. Seulement, voilà, la trépidation, bien que jamais très virulente, est au niveau le plus bas. L'hiver est bien la saison du sommeil, et avec les restrictions sanitaires, dont on ne voit pas bien le temps de leur levée, c'est presque déprimant. 

 

A deux jours du nouvel an, on ne sent pas l'exaltation du réveillon, l'excitation du changement d'année, la légèreté du temps des fêtes. Le monde est sous cloche, surtout celui de l'Ouest, depuis de longs mois. Mais ça devrait être moins long que les deux guerres mondiales qu'ont endurées nos grands-parents, leurs parents et leurs familles ;ça aura été plus supportable que d'être en Syrie, au Yémen, et dans les contrées qui ne connaissent pas la paix ; ça aura été moins dure que dans les pays touchées par les catastrophes naturelles, les famines, la misère réelle. Nous avons la chance d'être ici en 2020, avec un toit sur la tête, des estomacs pleins, du chauffage, des passe-temps technologiques de premier plan, des liens en temps réel avec nos amis, nos parents même éloignés. Alors, pas de raison de se plaindre. C'est un mauvais temps à passer, et ça passera. 

 

D'autres soldats français sont morts sur le terrain, après les trois gendarmes d'Ambert : la paix a un prix qui mérite notre reconnaissance à ceux qui nous défendent, parfois loin de chez nous, parce que les germes de la violence sont comme ceux des virus, ils ne connaissent pas les frontières et les franchissent allègrement pour nous atteindre au plus près. 

L'actualité tourne donc entre météo, santé et sécurité. On en oublierait l'accord enfin signé sur la sortie du Royaume-Uni de l'Europe, un soulagement qui évite le pire, et qui devrait limiter les dégâts qu'aurait eu un Brexit dur. 

 

En conclusion, une citation hindoue que je viens de lire sur Facebook : "Si vous regardez la vie comme une possibilité, vous verrez des possibilités partout. Si vous regardez la vie comme un problème, vous verrez des problèmes partout."

 

Dimanche 27 décembre 2020 - J59


C'est le calme avant la tempête, même s'il commence à souffler un peu. La nuit prochaine est annoncée agitée et neigeuse sur le pays de Giat, le réveil sera blanc. Pendant ce temps, la campagne de vaccination contre la covid débute aujourd'hui en Europe, donc en France. Des résidents d'Ehpad vont être les privilégiés de la lutte contre la maladie. 


En dehors des vicissitudes météorologiques du moment, la trêve des fêtes porte bien son nom cette année. Avec les limitations de rassemblement, les réductions de déplacement, les baisses de manifestations, le pays vit au ralenti et risque d'être à l'arrêt dans certaines régions demain après le passage de Bella. La vie sous cloche devrait reprendre aussi dans quelques semaines, un troisième confinement pourrait être annoncé dans les premiers jours de l'année, car le virus circule beaucoup trop et sa nouvelle variante venue d'Angleterre commence à se disperser sur le continent. L'Autriche a déjà serré la vis, son chancelier n'attend pas de retour à une situation normale d'ici l'été si tout va bien...


Est qu'on va se souhaiter une bonne année dans quatre jours, comme l'année dernière ? Parce que ça n'a pas été une réussite pour la majorité des gens, mais il faut garder espoir, ça finira bien par s'arranger un jour. Ca s'arrange toujours. Pour le moment, finissons-bien l'année, dans la joie et la bonne humeur, ce sera toujours ça de pris. Profitons des bons petits côtés de la vie, d'être à l'abri du vent, au chaud, bien nourri, bien soigné. Le reste est du superflu, on s'en accommode. 

 

Vendredi 25 décembre 2020 - J57


C'était la belle nuit de Noël, la neige a étendu son manteau blanc, le père Noël est passé dans les foyers où les petits enfants se sont levés tôt pour voir tous les beaux cadeaux qu'il a apportés. 
Et oui ! la campagne est blanche ce matin, voilà douze ans que ce n'était pas arrivé un matin de Noël. Tout n'est pas fichu, les traditions sont préservées, malgré les distances sanitaires, les gestes barrières, les mauvaises augures. La gloutonnerie de la période ne faillira pas, foi de gourmand ! 


Le premier message lu sur mon portable une fois l'avoir allumé m'apportait de bonnes nouvelles depuis Boulogne-Billancourt : ma fidèle fernoeloise émigrée là-haut n'oublie pas sa Combraille que je lui rappelle chaque jour par ce lien virtuel de la toile qui en est un de ces côtés positifs. Elle m'envoie des images de crèches qu'elle a réalisées en partie pour partager un peu de sa joie de Noël.

 

 

 

J'apprécie cette attention touchante, comme un autre message venu de plus près qui me remercie de rapporter la vie locale pour qu'elle soit partagée le plus grandement possible avec ceux qui ont le pays de Giat vissé dans le corps et l'âme. C'est bien là ma plus grande richesse que de savoir des gens heureux grâce à mon investissement local, que de tisser des liens réels entre ceux d'ici et les autres d'ailleurs qui ont en commun d'avoir des racines bien ancrées chez nous. 


Certes, j'aurais pu le faire par les réseaux sociaux comme le font de plus en plus les communes pour diffuser leurs informations, mais cette façon de faire demande une inscription qui donne une partie de soi aux opérateurs, qui enlèvent une grande partie de la maîtrise de son travail, qui entraînent des risques de malveillance, de mauvaise interprétation, de conséquences non gérables. Je me garde donc le droit, la liberté, de mon expression sans qu'elle soit soumise aux critiques anonymes, gratuites et souvent infondées. Je ne me cache pas derrière un pseudonyme ridicule, j'assume complètement et je répond volontiers, comme je le fait plus haut, à ceux qui me parlent, m'écrivent en signant de leur nom. Je n'ai pas la science infuse, je ne sais pas tout, je ne dis pas tout et je n'oblige rien. C'est là tout le sens de ma liberté à laquelle je tiens plus que tout, et pour ceux que ça peut déranger, je les invite à réfléchir sur eux-mêmes. 


C'est Noël, ne soyons pas trop sérieux aujourd'hui, ripaillons, partageons, amusons, rions, chantons, profitons du bon moment. Et pensons à ceux qui sont dans la peine, dans la solitude, le malheur. Mais il ne faudrait pas les oublier demain non plus. 
Joyeux Noël et bon week-end. 

 

Mercredi 23 décembre 2020 - J55


L'information au réveil n'était pas des plus joyeuses ce matin : un drame familial qui se termine avec quatre morts et un blessé à l'autre bout du département laisse un goût amer à deux jours de Noël. Si le coupable à l'origine de tout cela ne pourra pas s'expliquer puisqu'il a été retrouvé mort, les trois gendarmes venus sur les lieux après l'appel au secours de la compagne de celui-ci qu'il a tués vont manquer à leurs familles en cette époque de rassemblement festif.  La violence familiale et conjugale a causé un drame exceptionnel et elle nous met mal à l'aise face à l'évènement. 


Aujourd'hui, on pense aux propos de certains sur les violences policières, sur la vindicte contre les forces de l'ordre, notamment dans les opérations de sécurité urbaine lors des mouvements pas toujours sociaux : les diatribes exacerbées, exagérées n'apportent pas de solution mais sont sources de fracture entre les citoyens et leurs protecteurs. La malaise de la police est moins fort dans la gendarmerie, question de formation, de mentalité, d'esprit de corps, de discipline et d'organisation. Quand les uns doivent assurer des missions pour lesquelles ils ne sont pas formés, les militaires sont mieux encadrés pour faire face à une multitude de problèmes. 


La gendarmerie intervient en milieu rural, et tant mieux pour nous oserais-je écrire. Même si on peut râler à l'occasion contre des contrôles voulus par des réglementations inadaptées à la vie locale, même si on peut se plaindre de l'éloignement des gendarmeries quand on est dans le besoin,  il faut reconnaître que nos gendarmes sont de braves soldats qui font ce qu'ils peuvent pour assurer la sécurité des biens et des personnes. Ils travaillent avec des moyens pas toujours à la hauteur, bien loin des outils dont ils disposent dans les séries télévisées, mais ils arrivent à des résultats plus que convenables. Ce ne peut être parfait, mais nous sommes plutôt bien protégés en France. 


Je pense aux familles de ces trois gendarmes de proximité de la compagnie d'Ambert qui auront un Noël triste, amputé d'un membre des leurs : l'année 2020 ne pouvait plus mal se terminer. Je pense à leurs collègues et à leurs proches qui vont avoir des cauchemars la nuit de Noël, une fête gâchée par un abruti incapable de se maîtriser. Je pense à toutes ces personnes qui souffrent de violences dans les foyers, à l'abri des regards, tétanisées par la peur pour ne pas pouvoir appeler au secours, ignorées parfois par un entourage qui sait mais qui se tait. 


Bien triste chronique écrite sous le feu de l'actualité. J'aurais dû parler de l'étoile de Bethléem qui brille en fin de journée, comme annonciatrice d'un changement vital pour le monde ;  j'aurais pu évoquer la pandémie qui galope toujours au point qu'on parle de confinement avancé dès la semaine prochaine ;  il faudrait aussi saluer la mémoire de Claude Brasseur,  cet acteur qui ressemble à notre voisin, à un gars qu'on aime bien, un proche que l'écran nous faisait aimé . 
Il va faire une belle journée, de la neige est annoncée pour Noël : la vie continue telle qu'elle est, belle comme elle devrait, tragique comme elle peut se briser. Promis, je serais plus gai la prochaine fois. 

 

Dimanche 20 décembre 2020 - J52

 

Dernier jour d'automne, on annonce une offensive hivernale pour la fin de l'année tout comme une offensive virale. Deux raisons à cette dernière  : la météo et les mouvements de population.  Hier, en évoquant le dépistage massif de la maladie en Auvergne-Rhône-Alpes, on parlait de la fiabilité relative des tests anti-géniques. Des informations ont été données sur une des causes de ce manque de fiabilité, renforcé par les conditions d'utilisations des tests. Le testage en extérieur est particulièrement fragile car l'utilisation des réactifs est optimale à plus de 17°, en dessous, le résultat est affecté. Ce qui s'est passé à Giat mercredi où plusieurs personnes sont revenues officiellement positives et comme je l'écrivais hier, cela jour sur le nombre des contaminations. On le voit sur les cartes d'incidence : 

 

 

 

au 15 décembre le taux est inférieur à 10, le lendemain, il se situe entre 250 et 500. L'explication est toute trouvée. Il faut donc prendre les chiffres avec précaution : le nombre de cas devrait diminué ce dimanche, parce qu'il y a moins de tests, et la remontée des chiffres moins automatique. Voilà, il fallait préciser ce point. 
Aujourd'hui, l'union des commerçants et artisans giatois organise un marché de Noël. Ce sera un des rares du territoire cette année. Une belle initiative qui redonne un peu le goût de la fête et le goût de vivre, une lumière dans la grisaille de l'époque. On va en profiter. 

 

Samedi 19 décembre 2020 - J51


Après avoir pris un bol d'air frais, je m'assois face à l'écran pour écrire sur le clavier de l'ordinateur quelques lignes d'une chronique supplémentaire pour m'occuper l'esprit, passer un moment, et apporter apparemment quelques plaisirs à un certains nombres de lecteurs. 
Comme ce couple de basvillois rencontré hier à mon retour d'une autre promenade.  En voiture, ils se sont arrêtés pour me parler : j'avoue la surprise car je les vois passer d'autres fois avec juste un petit signe de salut sans marquer de pause. Mais c'était une bonne surprise : des compliments de mon travail, des satisfactions pour le traitement de l'actualité font suite à une demande d'achat du recueil des chroniques du premier confinement. Heureusement, il m'en restait un exemplaire ! La journée s'en trouvait embellie, ajoutant du plaisir au temps ensoleillé qu'il faisait. 


Avant et après, des appels téléphoniques me faisaient part des dysfonctionnement de l'opération de dépistage de la Covid-19 organisée par la région. Plus exactement, les suites des tests réalisés par une équipe mobile à Giat le 16 décembre. Sans parler du retard à l'allumage qui a fait partir des bonnes volontés de participer, la fiabilité des résultats causait quelques soucis chez une petite dizaine de personnes. Annoncés comme "douteux" aux volontaires afin qu'ils se fassent confirmer la chose par un autre test PCR, la transmission du résultat aux autorités, certainement automatique, le faisait passer à "positif", entraînant tout le lot de la procédure : appel de l'assurance maladie pour s'isoler, donner les identités des cas contacts, prendre des mesures draconiennes de précaution.  Sans trop prendre de gants pour annoncer la nouvelle. Sur des personnes fragiles, une situation de stress et d'angoisse renforçait l'inquiétude. Alors, pour un cas, quand il y a chevauchement de tests, l'un -PCR-  qui sera négatif, et l'autre "antigénique" douteux, et qu'on ne sait pas sur quel pied danser,  qu'on est dans une situation pas facile au domicile, il y a de quoi paniquer. La fin soulage tout le monde, la confirmation par un second test est négative
En conclusion, est-ce que cela participe à l'augmentation de cas dans le pays, puisque ce qui n'est pas négatif est automatiquement classé positif, sans attendre les confirmations ?  Si l'idée d'une campagne de dépistage globale n'était pas mauvaise en soi, son application révèle quelques failles, et son intérêt sanitaire insuffisant comme l'ont expliqué des spécialistes, s'il n'y a pas de programme dans la durée. On pourrait penser que la campagne sanitaire est avant tout une campagne de communication, les défaillances ne seront pas dans la presse pour ne pas perdre les budgets publicitaires correspondants et conséquents. Mais comme le disent mes interlocuteurs qui ont fait remonter les témoignages, ne vous faites pas tester pour le plaisir, ni pour le devoir citoyen, attendez les symptômes. Ca fera déjà des économies à la sécurité sociale (un test coûte 50 €).


Aujourd'hui, il va y avoir du changement : j'ai rendez-vous chez le coiffeur avec 6 à 8 semaines de retard. Pourvu que je ne m'enrhume pas après !

 

Vendredi 18 décembre 2020 - J50


Théoriquement, le confinement phase II est terminé, mais il faut penser que ce n'est pas tout à fait le cas, l'assouplissement des règles n'est pas un retour à la vie normale. Alors, nous allons considérer que nous sommes toujours en période de crise et nous allons continuer d'écrire de temps en temps une chronique relative au temps qui passe. 


Maintenant que le président de la République est lui même malade du coronavirus, confiné à la Lanterne à Versailles, la pandémie prend de la hauteur et montre que personne n'est à l'abri. Les puissants ne sont pas à l'abri s'ils ne se protègent pas, s'ils s'affranchissent des règles qu'ils imposent. En réalité, ils font attention, mais comme chacun d'entre nous, ils ont des moments d'inattention et des obligations professionnelles entraînant des regroupements qui peuvent être à risque. Ainsi va la vie, mais avec ce cas prestigieux, l'histoire nous interpelle sur nos actes et sur les précautions à prendre tant que le virus reste virulent, tant que la vaccination globale ne produira pas ses effets. Et il y en a encore pour quelques mois, si tout va bien...


Dans la quiétude rurale que nous vivons, sans l'effervescence de l'approche des fêtes de fin d'année comme avant, le temps s'écoule lentement. Aujourd'hui, l'évènement sera médiatique : le dernier journal de 13 heures de Jean-Pierre Pernaut sur TF1 marque la fin d'un règne de 33 ans sur l'information de la mi-journée, un rendez-vous pour 5 millions de téléspectateurs qui retrouvaient des histoires des territoires, des personnages de tous les jours qui leur ressemblent, des moments de vie quotidienne, avec des focus sur le petit patrimoine, les savoir-faire, les traditions. Oui, ce journal télévisé n'est pas comme les autres, il met à la une autre chose que les vicissitudes du monde d'en haut qui n'intéressent que ceux qui en sont les acteurs. Une raison du succès. Avec la vision régionale imposée au niveau national, le 13 heures de TF1 était plus évocateur de la réalité locale que les journaux nationaux de France 3. On ne pleurera pas dans les chaumières, mais il manquera quelqu'un au repas de midi. 


Aujourd'hui, il va faire beau après la gelée matinale. De quoi aller se dégourdir les jambes et profiter de la campagne endormie sous le soleil qui donnait une belle lumière hier au couchant, rare moment de la journée où on a pu le voir. 

 

 

Mardi 15 décembre 2020 - J47


Ce mardi sera comme les précédents, mais sans attestation de sortie, ni justification à fournir aux autorités en cas de déplacement. Nous sommes donc plus libres. Cela ne changera pourtant pas beaucoup la vie quotidienne. Grâce à cet assouplissement des mesures prises pour réduire la circulation du coronavirus, je suis un peu moins seul : ma sœur est revenue après deux mois d'absence. Jusqu'à dimanche, j'aurais de la compagnie. J'avais eu la visite de mon autre sœur le week-end dernier, elle était de passage dans le coin et elle a profité du déplacement pour faire un détour. 
La vie reprend donc des couleurs de normalité, encore provisoire. Il est à craindre quelques retours de bâton en janvier après les inévitables, mais nécessaires, fêtes de famille et rendez-vous festifs et commerciaux de la fin de l'année. Demain, les premiers tests de la grande campagne régionale vont commencer, Giat sera l'un des premiers bourg à accueillir un des quarante minibus dédiés à cette opération, puis ce sera le tour d'Herment jeudi. Hier soir, j'écoutais une spécialiste de la question, l'épidémiologiste Catherine Hill : une campagne de test à grande échelle n'aurait d'effet que si elle est renouvelé régulièrement. Elle explique cela au regard de ce qui s'est passée dans un pays d'Europe centrale où toute la population a été testée sur deux week-end : résultat probant sur une courte durée, mais la circulation du virus est repartie de plus belle actuellement. Donc, ce n'est pas une opération aussi utile que veulent bien le dire les promoteurs en recherche de communication à quelques mois d'élections...Mais au moins, ils font quelque chose. 
La communauté de communes Chavanon Combrailles et Volcans communique aussi : le bulletin communautaire a  été reçu aujourd'hui. C'est un bon condensé des différents organigrammes de la collectivité, un document intéressant qui a son utilité pour le citoyen. Il y a du potentiel humain pour faire tourner la machine, mais peut-être pas les ressources qu'il faudrait pour alimenter le moteur à plein régime. Les élus ont bien du mérite de piloter un trimaran qui va à l'allure d'une péniche. La décentralisation de la gestion territoriale souffre de la tutelle éléphantesque de l'administration nationale qui veut garder ses prérogatives et tout contrôler. Du temps et beaucoup d'argent de perdu pour les citoyens, parce qu'il faut les bons formulaires, les bons tampons, et toute une flopée d'annexes que personne ne lit, mais qui dédouanent les fonctionnaires en cas de problème. Ce n'est juste qu'une question de parapluie pour éviter des responsabilités refilées au plus pas de l'échelle. On fait voter des lois qui protègent les citoyens, tout en créant des usines à gaz qui empêchent de mettre en œuvre facilement et à moindre coût les protections obligatoires. Ceux qui écrivent les textes ne sont pas souvent ceux qui les mettent en place, ni qui les assument. 

 

Lundi 14 décembre 2020 - J46


Dernier jour du deuxième confinement global, car on a bien vu qu'il y a avait eu des changements par rapport au premier qui avait été total au point qu'on avait cru que la vie s'était arrêtée. Pas de calme bucolique comme au printemps cette fois-ci, seuls les professions de la convivialité ont été sacrifiées : restaurateurs, cafetiers et tout le monde de la culture et du sport attendent le redoux, le dégel des mesures pour reprendre, s'ils le peuvent encore, une activité normale. Peut-être que ce sacrifice aura sauvé des vies, soulagé les services hospitaliers pendant la traversée de la crise sanitaire. Mais qu'en sera-t-il après ? Les champions du business en ligne, dans quelques domaines que ce soit, auront gagné des parts de marché, les circuits courts des petits producteurs auront gagné en visibilité. Mais tout un pan de la société aura des difficultés à s'en sortir après les fermetures d'entreprises, les restructurations nécessaires comme dans l'aéronautique ou opportunes pour d'autres, les difficultés économiques et sociales de beaucoup d'entre nous. Sans compter le coût psychologique et sanitaire qui s'abattra sur les plus fragiles, les plus seuls, les inconnus des soins. 


Maintenant, nous allons passer en phase II de cette période contrainte, avec couvre-feu et toujours avec les limites sociales, culturelles et sportives. Donc, du changement à la marge, qui devrait donner un peu d'espoir pour donner un semblant de légèreté pour des fêtes de fin d'année encadrées. Certes, il faut comprendre que cela n'arrivera qu'une fois, normalement, et que c'est mieux que d'être sous les bombes, sans eau et sans nourriture, dans le froid. Pensons à ces pauvres gens dans les pays en guerre, comme au proche et moyen Orient, ou dans quelques pays d'Afrique. Pensons aux conséquences des évènements climatiques dans les pays où il n'a pas poussé grand chose, la famine à grande échelle guette. Alors, relativisons nos problèmes d'occidentaux, et essayons d'être dignes. Ne nous plaignons pas le ventre plein, un toit sur la tête, une école pour nos enfants, un accès à la santé plutôt facile. Et essayons d'agir pour que cela dure plutôt que de pleurnicher, de critiquer, de s'en prendre aux plus faibles que nous. Faisons pression sur les élites pour qu'ils regardent le monde tel qu'il ne va pas, pour qu'ils arrêtent de compter leurs avoirs et qu'ils en partagent plus et mieux, qu'ils investissent à long terme au lieu de réfléchir aux moyens de gagner beaucoup et vite. Parce qu'à force de remplir les cales sans se soucier de l'état de la mer, le bateau va chavirer, et peut-être couler. Une fois au fond, il n'y a plus rien à faire, c'est tout perdu. 


Regardons aussi l'Europe : l'union des pays arrive à se souder devant les icebergs qui pointent leur pics en menaçant de briser le navire communautaire. Cette solidarité des derniers temps, parfois acquise à l'arrachée, montre que l'union est la solution la plus pérenne pour assurer l'avenir. On voit que les négociations du Brexit vont durer jusqu'au bout du mois, l'espoir d'un accord reste mince à cause de deux points ridiculement non essentiels mais l'orgueil des leaders anglais qui avaient espéré la désunion pour garder les avantages du commerce libre sans en payer le prix a amené leur pays dans une impasse, avec des dégâts des deux côtés de la Manche. Les populistes continentaux ont revu leurs positions sur le maintien de leurs pays dans l'Union, ayant enfin compris que l'intérêt commun était vital pour la survie même de leur nation. Ils n'ont pas encore imprimé le besoin de faire corps pour être une puissance qui compte dans le monde, préférant peut-être la soumission à des pays puissants et autoritaires, mais l'avenir leur donnera tort. 

 

Dimanche 13 décembre 2020 - J45


Dans deux jours, nous allons retrouver un peu plus de liberté : il n'y aura plus besoin d'attestation pour sortir et on pourra aller où on veut, sauf la nuit de 20 heures à 6 heures du matin. C'est tout.

 

C'est un petit pas en avant dont il faut se contenter en espérant que cette décision soit suivie des effets attendus, c'est-à-dire éviter la troisième vague de la Covid19 et que la poursuite des contraintes permette d'avancer, avec la vaccination, la fin de la crise sanitaire. 
Hier , c'était jour de foire. Ambiance calme avec une météo humide, mois de camelots et une fréquentation de crise : les commerçants ont travaillé, les badauds étaient des clients venus acheter. Aujourd'hui, c'est marché et ça devrait être calme, je n'irai pas puisque je n'ai pas besoin de faire des courses.  
Hier, visite de ma famille proche, venue pour la foire : sept semaines après son dernier séjour; une de mes sœurs était là. Un changement dans notre vie quotidienne solitaire, surtout pour le repas : c'est quand même pas mal de manger avec de la compagnie, surtout à cette saison où les années précédentes, il y avait banquet à foison. 


Ainsi va la vie, plutôt calmement dans cette période confinée, si peu joyeuse, mais elle doit restée belle comme le rappelait Montaigne en conclusion de ses Essais. La photo d'un lever de soleil à Fernoël ce matin le prouve :

 

Photo : Gilles Boissier

 

Vendredi 11 décembre 2020 - J43


Le temps de cuisiner passé, aujourd'hui c'est saumon sauce au bleu, il me reste un moment pour m'atteler à une nouvelle chronique. Indispensable au lendemain des annonces du premier ministre. J'avoue ne pas avoir suivi la conférence de presse, ni m'être attardé sur les commentaires des différents médias. 
En effet, il n'y a pas eu de surprises, le terrain avait bien été préparé pour dire que pas grand chose allait changer et à part un allégement des autorisations de déplacement avec en parallèle l'instauration du couvre-feu de 20 h à 6 h, sauf la veille de Noël, circulez, y'a rien à voir. 


Il y a cependant des bonnes nouvelles ce matin, passées inaperçu pour cause de non-information relative au sujet évoqué précédemment. Au niveau européen, le plan de relance a été validé par les 27 chefs d’État, la Pologne et la Hongrie ayant levé leur veto après avoir signifier leur désaccord sur les conditions d'attribution d'aides liées aux droits des citoyens, mais ces deux pays ne peuvent pas se passer des subventions dans la crise économique actuelle. La solidarité européenne est plus que nécessaire pour ne pas sombrer dans un premier temps, et pour rester aux premières loges de la scène internationale ensuite. Sinon, le chacun pour soi entraînerait une soumission à la Chine, à la Russie ou même à la Turquie, une fois que les États-Unis nous auront abandonnés. Toute seule, la France n'est plus qu'un petit pays qui reste grand au regard de l'Histoire, mais le futur ne ressemble pas au passé. Et pour ceux qui rêvent d'un État fort et bien fermé dans ses frontières, c'est l'assurance d'une descente aux enfers pour la majorité des citoyens à terme. La planète est devenue trop petite pour faire du chacun chez soi. 


L'évolution des choses  est si rapide qu'on ne peut plus tirer de plan sur la comète, les certitudes d'hier ne sont pas les vérités de demain. Il va falloir apprendre à vivre en mode improvisé, à trouver des facultés de grande adaptation face aux changements incommensurables qui arrivent. Seuls les enfants bien éduqués, bien instruits, sans pour autant être des premiers de la classe s'ils ne savent pas vivre ensemble, s'ils ne sont pas ouverts aux autres, s'en sortiront mieux. L'évolution des sociétés s'accélère, de plus en plus vite, c'est un peu la fuite en avant parce que, collectivement, on ne veut pas accepter cela, la peur de l'avenir est plus forte que l'espoir d'un monde meilleur. Mais ça va s'arranger, tôt ou tard. On aura beaucoup à apprendre des jeunes générations qui vont remettre de l'ordre dans le grand border que les générations précédentes ont créé.  

 

Jeudi 10 décembre 2020 - J42


Surprise au réveil ce matin, et je ne suis pas un lève-tôt : la campagne est blanche, recouverte d'un beau tapis blanc de 5 à 10 cm d'épaisseur. L'hiver existe encore, mais peut-être est-une des dernières neiges de l'année, en tous les cas, c'est bien la plus forte enneigée de 2020 qui vient de se produire. Je ne  me souviens pas d'avoir du déneiger l'hiver dernier.

Enfin, du changement ! 
Alors, je suis allé faire un tour du village, sans attestation, équipé de chaussures montantes qu'il a fallu chercher dans les armoires, d'un bonnet et de mon appareil photo pour immortaliser le moment. Il est bientôt 11 heures, le redoux commence, les flocons sont redevenus gouttes d'eau. 

 

Restant dans le doute sur l'issue de ce second confinement, dans l'incertitude de l'organisation des fêtes de fin d'année, nous vivons au jour le jour, comme si le lendemain était plein d'imprévu, comme si le ciel pouvait nous tomber sur la tête. Je vais lire le dernier Astérix, ça me changera les idées. Comme le film diffusé sur Canal plus hier soir, un beau film qui n'a pu être projeté en salle et les producteurs ont vendu les droits de diffusion aux chaines de télévision sans cette étape pourtant essentielle dans la vie d'un film. "The singing club" raconte la belle histoire de femmes de soldats britanniques restées au camp pendant que leurs maris se battent en Afghanistan. Pour rompre l'isolement et trouver une occupation, une chorale se crée, non sans difficultés, pour se terminer par une représentation exceptionnelle au Royal Albert Hall à Londres. Un film optimiste, émouvant, bienveillant qui rend la vie plus belle. 


Parce que l'actualité n'est toujours pas euphorique : la pandémie et ses conséquences, le brexit annoncé sans accord pour le moment, des projets de loi plus ou moins bien ficelé pour enrayer des problèmes de société qu'on a laissés s'installer durablement, des footballeurs qui luttent contre le racisme par des comportements collectifs inédits, un ancien président qui pourrait aller en prison (mais ça n'arrivera pas), cachent plein de petites nouvelles qui remonteraient le moral si elles étaient médiatisées. Mais le malheur fait mieux vendre que le bonheur. 

 

Mardi 8 décembre 2020 - J40


La période hivernale que nous traversons depuis quelques jours n'est pas sans répercussion sur l'évolution de l'épidémie de coronavirus : le nombre de cas ne diminue plus et le nombre d'hospitalisations qui chutait depuis quelques temps repart à la hausse. Ces mauvaises nouvelles ne sont pas rassurantes quant à la levée du confinement espérée le 15 décembre, ni pour des fêtes de fin d'année "open bar". Il va falloir encore beaucoup de patience pour reprendre des activités sociales normales. 


L'économie reste fragile. La réduction drastique de certaines activités industrielles entraîne des mouvements de restructuration dans les entreprises. Dans notre Combraille, les aciéries des Ancizes marquent le pas, 144 suppressions de postes ont été annoncées ce lundi. Un coup dur pour le territoire, un coup de semonce aussi certainement, car il y aura de la casse plus tard dans beaucoup de secteurs, c'est inévitable selon les règles de fonctionnement de l'économie libérale en vigueur. 
L'écologie s'invite aussi dans le débat : novembre a été le mois le plus chaud de sa catégorie depuis que les mesures existent, 2020 sera aussi une nouvelle année la plus chaude après celles de 2019, 2018, 2017 et 2016. Chaque année, le réchauffement de la planète est de plus en plus sensible. Une autre crise se prépare, elle est prévisible et annoncée, mais rien ne se fait pour enrayer un phénomène qui est chaque jour un peu plus ingérable. Pire, les accords internationaux de réduction des causes de ce réchauffement ne sont pas appliqués, les objectifs fixés sont revus à la baisse, parce que la finance ne supporte pas le long terme et a peur de la baisse de ses rendements à vue. Ce n'est pas très joyeux tout ça, mais on va croire que des solutions apparaîtront, et que l'avenir sera serein une fois le cap des mauvaises nouvelles franchi. Question de temps. 


Notre président a sorti une nouvelle carte de son chapeau pour renouer la confiance entre le peuple et la police : une conférence, une convention, une commission, appelons-ça comme on veut, entre élus, citoyens, représentants des forces de sécurité et gouvernement se réunira en janvier. Place au Beauveau en comparaison au Grenelle ou au Ségur, et si ça se passe comme les dernières fois, la montagne accouchera d'une souris, des usines à gaz improductives seront créées, et le problème persistera même noyé sous une vague de rapports plus ou moins utiles. Prendre les problèmes à bras le corps et avoir le courage de prendre les bonnes décisions, même fâcheuses en période pré-électorale, serait digne d'être à la hauteur de la mission, mais n'est pas Dieu, ni Jupiter qui veut. Il y a de l'usurpation, de l'imposture dans les titres parfois. 


Et maintenant, que vais-je faire, où vais-je aller ? Un peu de cuisine, et rester au chaud dans l'immédiat. 

 

Dimanche 6 décembre 2020 - J38


On se lève dans la grisaille ce matin, la campagne n'est pas blanche et aussi froide qu'hier matin, et nous resterons à l'abri en ce dimanche confiné. 


Dans l'actualité, la semaine se termine une fois de plus sur les manifestations contre la loi sur la sécurité globale, auxquelles s'étaient ajoutées celles contre la précarité organisées par les syndicats : la paix sociale n'est pas  à l'ordre du jour. Des présidents de 24 départements, tous de gauche, ont écrit au Président de la République, afin qu'il prenne conscience de l'augmentation de la pauvreté dans le pays. Ils demandent la mise en place, expérimentale, du revenu universel. L'idée est bonne, le principe va dans le sens de plus d'égalité, mais je doute d'une éventuelle réussite à cause de la technocratie administrative. On peut être sûr, à moins d'un miracle, qu'une usine à gaz va sortir des cerveaux des hauts fonctionnaires, avec tant de conditions et de formulaires à remplir, tant de calculs savants pour ne pas distribuer le même montant aux possibles usagers, que le mot universel est déjà de trop dans le titre. Le revenu universel minimum doit être un palliatif aux différentes aides sociales, et même pour aller plus loin à tous les avantages sociaux. C'est-à-dire, une allocation forfaitaire égale distribuée à tous les citoyens de la naissance à la mort, un montant correspondant aux besoins vitaux de logement, d'énergie et d'alimentation, et de connexion indispensable dans notre société. La santé doit être gratuite pour tous. Les allocations familiales, la retraite, les indemnités de toutes sortes seraient incluses dans ce revenu. Des compléments sociaux pourraient être créés par l'épargne puisque les revenus par le travail s'ajouteront à ce revenu et génèreront du pouvoir d'achat supplémentaire. De fait, les coûts prohibitifs de la sécurité sociale par la gestion des dossiers si complexes avec une pléthore de personnels, l'amortissement du foncier, le recouvrement des cotisations, et d'autres, seraient autant de source d'économie et de simplification de la vie. C'est une révolution, mais quelle autre solution pour faire face à la diminution du travail à cause de la digitalisation des tâches, la réduction de la consommation à cause du développement durable, le changement des comportements sociaux avec les offres virtuelles de travail et de loisirs. On ne se rend pas compte de ce qui va se passer dans les prochaines décennies, surtout avec des dirigeants incapables de regarder loin devant mais qui ont l'œil rivé dans le rétroviseur pour reproduire les façons de gouverner du siècle dernier qui nous ont amenées dans le mur, sans que cela ne les offusque, bien au contraire. La marche arrière semble être l'unique vitesse qu'ils aient passée. 


Je viens de lire la chronique hebdomadaire des oiseaux de la Combraille à tire d'ailes dans la Montagne de la Creuse, écrite par les correspondants de Mérinchal. Si l'emploi du terme des Hautes Combrailles hérissent le poil et doivent se faire retourner Marcel Bénézit dans sa tombe, lui qui respirait la Combraille, une et indivisible, il faut reconnaître une belle écriture de l'auteur. Même si le sujet devient redondant au bout de plusieurs années, il y a toujours quelques chose à apprendre mais la chronique devient au fil du temps revendicative : la neutralité du correspondant, mise en exergue par les responsables du journal, en prend un coup. Mais  c'est de la cuisine interne qui ne nous concerne pas. Ce qui m'a interpellé dans l'article de ce dimanche, c'est la proposition de la restauration de la voie ferrée en voie verte limitée à un territoire allant de Mérinchal à Fontanières. J'aurais aimé voir une idée plus grande, jouant sur tout le tronçon d'Eygurande à Evaux, comme un retour à l'origine, quand les premiers hommes se déplaçaient le long du Cher pour créer les premiers échanges : c'est par cette voie que sont arrivés les silex de Touraine qui allumaient les premiers feux...Il faut voir loin si on veut changer le monde. 

 

Samedi 5 décembre 2020 - J37

 

Beau matin d'hiver qui incite à ne pas sortir trop vite de la maison, et après une bonne nuit de sommeil à l'opposé de la précédente, je suis plutôt en forme. De plus, la lecture d'une dédicace qui dit que "ma bonne plume fait office de service public" et d'un message reçu qui me remercie "pour mes messages et analyses qui aident aussi à transmettre les valeurs de la République et faire réfléchir des adultes qui ont parfois besoin d'un petit vaccin de rappel (c'est à l'ordre du jour) ..." sont sources d'un contentement heureux qui fait beaucoup de bien. On a les petits plaisirs qu'on se donne.

 

Ma journée d'hier a été belle aussi. La longue conversation avec cet auteur local nouvellement déclaré, un homme bien ancré dans la pays de Giat comme moi, a été des plus plaisantes. Il est vrai que nous étions en terrain connu et les allers-retours entre les époques, les évocations des personnalités, ou plutôt des personnages du territoire ne nous ont pas ennuyé une seconde. Ça fait du bien aussi de parler d'autre chose que des problèmes de l'époque. 

 

Sinon, la situation sanitaire dans le pays s'améliore doucement, l'assouplissement des mesures n'est peut-être pas assez large pour certains mais l'actualité nous démontre qu'il faut rester prudent. La troisième vague démarre aux États-Unis et elle n'a pas l'air de vaguelette, l'Allemagne connaît des difficultés dans sa gestion de la crise et une recrudescence de cas, tout comme la Corée du Sud face à un regain de contamination malgré des mesures autrement plus efficaces que les françaises, et il ne faut pas oublier la Suède, qui est frappée durement avec la deuxième vague, sans que ça fasse la une des médias qui vantait sa gestion libre du printemps dernier. On le voit, la Covid-19 est une pandémie perverse, et il semblerait bien que seule le vaccin en arrive à bout pour espérer un retour à une vie normale. Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage.
Bonne méditation. 

 

Vendredi 4 décembre 2020 - J36


Il y avait bien longtemps que je n'avais passé une nuit blanche mais c'est arrivé pour des raisons que j'ignore, n'ayant rien fait de spécial pour en arriver là. La vie nous réserve quelques mystères. Aussi, l'esprit n'est pas aussi clair qu'il devrait l'être pour philosopher sur la situation du monde. 
La mort de Giscard d'Estaing était le sujet de la journée écoulée, je ne vais pas y revenir même si mon écriture spontanée manque de précisions sur quelques détails écrits dans la chronique précédente. C'est une époque qui se termine, celle de notre jeunesse, on n'y reviendra pas. Il faut se rendre à l'évidence, les choses ont bien changé et nous aussi. 


C'est le "black friday" aujourd'hui : l'opération commerciale importée des Etats-Unis a été reportée d'une semaine pour permettre aux commerçants d'être prêts en même temps que les grandes enseignes du Net. La société de consommation dans toute sa splendeur. Le rêve matérialiste devient réalité à coups de promotions plus ou moins réalistes, mais il faut bien penser à Noël, dont la religiosité est passé au second plan. Pendant quelques semaines, la boulimie des achats va être à son apogée, demain est un autre jour, on verra mieux l'année prochaine, une fois que la vaccination aura terrassé le coronavirus. 


En parlant du microbe, il semblerait qu'une information ait échappé aux réseaux sociaux, et peu diffusé sur les médias : le patient zéro ne serait pas de Wuhan, mais d'une autre ville chinoise de la même province. Une épidémie de grippe a sévi dans cette ville avec une extrême virulence en novembre 2019, alors que la grippe saisonnière de l'année dernière a été une des moins méchantes qu'on ait connue : la conclusion s'impose, cette épidémie était certainement due au coronavirus mais cela n'a pas été détecté, ou cela n'a pas été rapporté par le régime chinois. Cette hypothèse sérieuse remet en question la défaillance du laboratoire de virologie de Wuhan, suspecté par les réseaux sociaux complotistes d'avoir fabriqué le virus et/ou de l'avoir échappé dans la nature. Si on peut penser cela, il est curieux que le vaccin chinois n'ait pas été inventé en même temps que ce virus, histoire de bien dominer le monde. 


La manipulation dénoncée par ces réseaux bien informés par des sources anonymes n'existe que dans les esprits tourmentés des ignorants qui ne font pas l'effort de multiplier les sources d'information et qui s'agrippent comme des moules sur le rocher à des certitudes qu'on leur sert sur un plateau : qui est manipulé ? Beaucoup dénoncent les nouvelles technologies du téléphone, des compteurs électriques intelligents, des appareils connectés comme des espions au service des dirigeants du monde. La dénonciation se fait par les réseaux sociaux, dont les utilisateurs fournissent avec une complicité involontaire toutes leurs informations personnelles : il n'y a pas besoin de mettre en place des équipements d'espionnage cachés, nous nous trahissons nous mêmes. 
On le voit, il faut être très vigilants et curieux sans limites pour garder sa liberté. Tiens, en parlant de cela, l'ONU a émis un rapport sur la loi globale de sécurité : elle ne rentre pas dans les normes de la charte signée par la France sur la protection des droits des citoyens...


Maintenant, je vais aller parler d'histoire post-révolutionnaire avec un auteur local à qui le confinement a donné du temps pour écrire un roman.
 

 

Jeudi 3 décembre 2020 - J35


L'information du jour qui aura été aussi la première écoutée à la radio après mon réveil va occuper les médias et les conversations quelques temps : Giscard est mort. Un des auvergnats les plus célèbres, qui a occupé la fonction suprême de Président de la République, Valéry Giscard d'Estaing est décédé à deux mois de ses 95 ans. A six mois près, il aurait fêté ses 50 ans de retraite de chef d'Etat. 
Cet homme brillant, certainement le plus intelligent de la classe politique de sa génération, a marqué son temps. Il est un exemple d'engagement, peut-être à cause de ses origines où se trouvent quelques personnalités du monde politique et financier, car il a commencé une carrière très jeune. S'il a été le plus jeune président de la France, avant Emmanuel Macron, il a été un jeune député, un jeune maire, un jeune élu contrairement à notre président actuel qui n'a jamais tâté de campagne électorale de terrain au plus profond de la campagne. Pour les personnes d'un certain âge de l'ancienne circonscription de Rochefort-Montagne, dont le canton d'Herment faisait partie, Valéry Giscard d'Estaing n'était pas un inconnu.

 

Derrière son allure aristocratique, il y avait un homme qui savait être simple et proche des gens. Je connais des personnes qui l'ont bien connu et qui comprennent ce que je veux dire. Il avait une vision de haut, ce qui lui permettait de voir grand pour le pays, de s'ouvrir aux autres nations, de valoriser l'Europe. Victime des crises pétrolières, de ses relations africaines, mais aussi parce qu'il n'a peut-être pas vu venir le besoin croissant de libertés individuelles, et quand même un peu trahi, il a perdu une élection qui a changé la face du pays. Je me souviens des débats avec François Mitterrand : du grand art, de la culture, des réparties mémorables qui ont été mises en scène au théâtre plus tard tellement c'était spectaculaire. On est très haut par rapport au niveau actuel qui est plus près du caniveau que des sommets. 
Président de la région Auvergne, il a insufflé une dynamique territoriale qui permet aujourd'hui de ne pas être noyé dans la grande région. Celui qui l'avait battu, Pierre-Joël Bonté aurait aussi certainement été un grand président régional s'il avait vécu. Il y a quelques années, VGE a tourné le dos à l'Auvergne, comme un autre départ marquant de sa vie. 
Nous n'oublierons pas aussi que VGE a été l'auteur de la constitution européenne : ce n'est pas sa plus grande réussite. Il a institutionnalisé l'Europe des marchands et de la finance, au dépens de celle des  citoyens. Cette constitution  a été adoptée par les parlements nationaux, pas toujours par les peuples consultés dont l'avis n'a pas été validé. 


Une époque se termine, il n'y aura plus de personnalités d'Etat qui ont connu la guerre et nos destins sont confiés à des gens bien nés, n'ayant jamais eu besoin de se battre pour leur liberté au point qu'ils écrivent des lois la réduisant au nom d'un soi-disant sécurité. Il faut être vigilant. 
Au revoir.

 

Mercredi 2 décembre 2020 - J34


Ca y est : la neige est arrivée ! ce matin, la campagne est blanche, l'hiver existe encore. Cela va donner des arguments aux contestataires du réchauffement climatique pour la journée. Mais un ou deux centimètres de neige ne fait pas une saison. L'avantage de ce changement de météo va être la réduction du temps médiatique consacré à la Covid19, de quoi reposer des esprits contrariés par la situation sanitaire. 


Je vais donc revenir sur les bonnes nouvelles des derniers jours, à commencer par les miracles sportifs du week-end. Un coureur automobile de F1 s'est sorti quasiment indemne d'un accident spectaculaire sur le circuit de Bahreïn, la voiture étant réduite à une épave calcinée alors que le pilote est vivant. Dans la course à la voile en solitaire autour du monde, le passage du cap Horn a été fatale au bateau d'un skipper expérimenté qui a vu les vagues rugissantes et déferlantes fracasser son navire en moins de temps qu'il ne faut pour l'écrire : il doit son salut à son canot de sauvetage et au déroutage d'un autre marin de la course qui l'a pris à son bord. L'évolution des technologies améliore les performances avec des matériels fragiles d'un côté mais, de l'autre, conçus pour réduire les risques pour les hommes qui les manœuvrent. La science et la technique font le progrès, mais elles ne sont pas toujours de taille à lutter contre les conséquences aveugles et néfastes qu'elles peuvent générer sur l'environnement. La nature reste la plus forte. 


Hier soir, la télévision publique offrait une belle respiration culturelle avec l'émission "Prodiges". Sur la scène, de jeunes personnes dévoilent leur talent de musicien classique, chanteur lyrique, et de danse artistique. La prestance, le niveau, la qualité des prestations des jeunes artistes font un spectacle merveilleux, émouvant, sensible. Dans les vidéos de présentation, on voit des jeunes comme les autres, qui étudient, jouent, vivent leurs vies d'ado tout en passant une bonne partie de leur temps à travailler leur passion, leur art. Le talent peut être un don, mais si on ne le travaille pas, il ne se développe pas: telle est la leçon de cette émission que j'apprécie. Ce qui n'enlève rien aux qualités vocales des participants aux autres émissions de "télé-crochets" comme on disait au siècle dernier, tels "the voice", "graines de stars", "incroyable talent", formats souvent importés des Etats-Unis ou d'Angleterre et qui inondent le monde de leur culture mercantile. 


Heureusement, il reste des endroits accueillants pour les petits artistes qui n'ont pas accès aux écrans de la célébrité, il y en a dans les campagnes. Le café de l'Espace à Flayat en est un exemple, comme les petits bars musicaux des grandes villes. La culture est partout, surtout à côté de nous : il faut aussi s'intéresser à l'expression artistique des talents cachés chez nos voisins, dans nos communes. C'est peut-être moins chic ou moins phénoménal, mais c'est plus humain.
 

 

Mardi 1er décembre - J33


Après une journée bien occupée, donc sans chronique, il faudrait croire qu'il y a matière à écrire. Le week-end dernier a été émaillé d'incidents en fin de manifestations organisées pour protester contre le projet de loi sur la sécurité globale et la suppression de l'article 24 à l'origine d'une grosse polémique. Le ministre de l'Intérieur a été interrogé par une commission parlementaire. Il a assuré la police de son soutien et affirmé qu'il n'y avait pas de divorce entre les forces de l'ordre et la population. On en attendait pas moins. Mais cela ne va pas suffire à éteindre l'incendie qui couve chez une grande partie des citoyens inquiets pour leur liberté. Les lois sécuritaires s'enchaînent proportionnellement à la faiblesse de l'autorité constatée dans le pays, ce qui ne favorise pas le retour à la confiance. 
Comme l'a souligné le président de la Ligue des droits de l'homme, les gardiens de la paix sont devenues les forces de l'ordre dans le vocabulaire des personnalités politiques : tout un symbole qui traduit une évolution de la société ces dernières décennies. Le ministre reconnaît un manque de formation des personnels, sans doute un maque d'effectifs aussi, ou une mauvaise répartition. Comme à l'hôpital, les tâches administratives ont pris le dessus sur les missions de base. La technocratie est vraiment dangereuse à tous les niveaux. Le contrôle des actions a aussi été mis à l'index : il est reproché le manque d'indépendance de l'IGPN, la police des polices, qui est à la fois juge et arbitre dans les enquêtes menées que les problèmes de violences policières. Une autorité indépendante est devenue nécessaire pour participer au rétablissement de la confiance. Je l'ai déjà écrit, mais j'insiste, arrêtons d'ajouter des lois aux lois, appliquons correctement celles qui existent et une bonne partie des problèmes trouveront des solutions. Je l'ai déjà dit aussi, la complexité des textes n'est pas une assurance d'efficacité et de résultat, juste un supplément de pouvoir pour l'administration. 
Dans un reportage régional, un retour dans les vallées détruites des Alpes Maritimes par les crues torrentielles il y a quelques semaine montrent une lente amélioration de la situation. Une piste a été ouverte pour rétablir la circulation, piste provisoire bien sûr, mais pour combien de temps avant que les études, les autorisations, les financements soient trouvés pour démarrer les chantiers. On imagine les mètres cubes de papier qu'il va falloir avant le premier coup de pioche ! de la paperasse qui a un coût important! et du temps perdu ! La simplification des choses serait appréciée des habitants qui sont restés, car à Tende, 400 d'entre eux ont quitté définitivement la commune. C'est 40 % de la population : comment gérer cette perte par-dessus les autres problèmes ? On plaint les élus locaux et les fonctionnaires territoriaux en place. 
Au pays de Giat, le froid, et peut-être bientôt la neige, annoncent une période hivernale qui va faciliter le confinement. Le 15 décembre, la liberté de circuler sera rétablie, la fin d'année sera moins dure à vivre que cela aurait pu être, et vivement 2021 pour oublier 2020.
 

 

 

Statistiques

Etat Civil Pays de Giat

  M N D
2020 4 14
56
2019 3 10 49
2018 5 9 50
2017 8 11 51
2016 6 13 66
2015 11 14 44
2014 10
12 46
2013 11 9 62

10 décembre : la neige

La démographie communale Chavanon Combrailles et Volcans

 

JANVIER - FEVRIER

VERNEUGHEOL

22 février / Fait divers

 

Un accident mortel est survenu dans la nuite du 21 au 22 février : à lire sur France3 Auvergne

 

FLAYAT

19 février / Vaccination

 

 

Dans le cadre de l'opération "Aller vers", un centre de vaccination éphémère s’est installé, ce vendredi 19 février, à l’école primaire de Flayat (Creuse), pour vacciner des personnes de plus de 75 ans ne pouvant que très peu se déplacer dans des communes isolées.

à lire sur La Montagne Creuse

CROCQ

6 février / Restos du cœur

 

Si le confinement du printemps dernier a été une période difficile à vivre pour Mireille et Pascal Patard qui gèrent le restaurant du foirail à Giat, ils ont appréhendé positivement  celui de l'automne malgré les restrictions concernant leur profession.  Alors qu'entre mars et mai, leur établissement était resté fermé complètement pendant deux mois, Mireille et Pascal ont décidé de se lancer dans le plateau à emporter pour cette nouvelle période. Depuis la Toussaint, cette démarche est couronnée d'un certain succès : du lundi au vendredi, le cuisinier travaille beaucoup pour que son épouse remplisse des dizaines de plateau en entrée, viande ou poissons, légumes ou pâtes, fromage et dessert vendus 13 €. Cette porte ouverte pour avoir un repas complet a intéressé les personnes qui travaillent mais aussi des gens, retraités pour la plupart, qui viennent chercher leur déjeuner pour soutenir le restaurant, se donner l'impression de manger comme au restaurant. Mireille et Pascal sont touchés de cet élan qui leur donne espoir et moral; en leur permettant de travailler normalement. Le 20 janvier, parce qu'ils avaient assisté au dernier concert des Enfoirés, ils ont proposé un plateau repas du cœur : sur un plateau vendu, 3 € étaient destinés aux Restos du cœur.

 

L'opération a été un succès : plus de 100 plateaux récupérés par les clients à la mi-journée et une collecte participative ont donné un résultat de 450 € transformé en un chèque qui a été remis le 6 février à l'antenne locale la plus proche de Giat, c'est-à-dire celle de Crocq. Les responsables ont apprécié la visite des restaurateurs puydomois et leur générosité ne sera pas vaine, elle servira aux plus démunis qui fréquentent le lieu. Les bénévoles locaux attirent l'attention en annonçant la collecte solidaire annuelle des Restos qui se déroulera du 54 au 7 mars prochain dans plusieurs commerces répartis dans tout le département. 

 

GIAT

6 février / Ecole de la Salle

 

Dans le cadre de son projet pédagogique annuel sur les 5 sens, l’école Jean-Baptiste de la Salle participe au projet de l’Action Culturelle de l'Enseignement Catholique : "Les sens des arts". L'établissement a eu la chance de « conter les sens » avec Julia Hoffmann pendant trois jours durant la semaine avant les vacances d'hiver.

 

 

Cette comédienne, chanteuse et conteuse de la Compagnie LAVIFIL est venue animer des ateliers conte dans les deux classes. Avec les petits (maternelle-CP), elle a proposé la création de boîtes à ombres pour mettre en scène un album de littérature de jeunesse étudié en classe : « Le petit chasseur de bruits ».

 

       

 

Quant aux plus grands, ils ont inventé un conte collectif qu’ils ont joué devant les enfants de la classe des petits. Ces ateliers ont permis de mettre en évidence le potentiel créatif des élèves et de développer leur imaginaire. Ils ont été très appréciés autant par les enseignantes que par les enfants.

 

 

Des rires, de la bonne humeur et de la créativité au programme pour terminer cette période en beauté !

 

VILLOSSANGES

5 février / Commune

 

En 2013, Jean-Laurent Berger a été embauché aux services techniques de la commune pour répondre aux besoins de l'entretien des bâtiments. En contrat de 25 heures par semaine , il à été employé notamment pour les travaux de rénovation des bâtiments étant donné  que précédemment , par son métier d’électricien, il connaissait et maitrisait ce travail. Il a aussi participé aux autres tâches communales dévolues aux agents techniques. Pour être et rester aux niveaux requis, il a suivi  des formations pendant les 7 ans qu’il est resté à la commune, formations assurées par le Centre départemental de gestion de la fonction publique territoriale.

 

 

Ayant atteint l'âge de la retraite, à 62 ans, Jean-Laurent Berger a quitté le personnel communal à la fin janvier. Ce départ n'a pas été fêté comme il aurait fallu en raison des mesures sanitaires : le jeune retraité a été remercié par le maire pour son dévouement au service des administrés pendant un septennat, en présence de quelques élus municipaux. 

 

CROCQ

5 février / Collège Georges-Nigremont

 

Si le collège de Crocq est baptisé du nom d'une femme de lettre creusoise du siècle dernier, Georges Nigremont (Léa Védrine de son vrai nom), un autre écrivain de renom est originaire du sud de la Creuse : Alfred Assolant, né à Aubusson en 1827. Pour mettre cet écrivain du XIXème siècle à l'honnuer et sur le devant de la scène, l'association "Plaisir de lire" basée à Felletin organise cette année un concours original autour de la quatrième de couverture. Le verso d'un livre est généralement consacré au résumé de ce qui se trouve à l'intérieur, quelques lignes destinées à attirer le lecteur pour se plonger dans l'ouvrage. Ce concours est ouvert aux collégiens qui doivent créer une quatrième de couverture  d'un livre lu en écrivant un texte inédit ou en inventant une nouvelle couverture de fin.

 

 

Les élèves de 5ème 1 du collège Georges-Nigremont, sont inscrits à ce concours. Les productions seront confiées à l’association, dont les membres sélectionneront celles qui seront exposées au salon du livre, à Felletin, mi-août. Lors de cette manifestation, un à trois participants seront déclarés lauréats du prix Alfred-Assolant, et gagneront un livre offert par l’association. Pour préparer ce concours, les élèves sont guidés par la professeure documentaliste du collège Georges-Nigremont, Madame Ramirez, et par la professeure de français de la classe, Madame Saintin. Les élèves travaillent su le sujet en partie au collège, en partie à la maison. Deux classes de cinquième du collège de Felletin participent aussi à ce concours, sous la direction de leur professeure de français, Madame Collette.

 

VILLOSSANGES

4 février / Ecole

 

Les règles sanitaires de lutte contre la pandémie de la Covid-19 évoluent sans cesse et les protocoles à mettre en place ne sont pas toujours évidents. La municipalité applique les mesures à l'école communale et elle a amélioré celles-ci  en installant un purificateur d'air.  

 

 

Dans le cadre de subvention attribuée par la Région Auvergne Rhône Alpes, pour protéger les élèves des cantines scolaires, cet équipement a été mis en fonction en début d’année par l’employé communal. Le purificateur d’air est équipé d’une filtration de type H14 à la norme EN 1822 qui permet de retenir les petites particules présentes dans l’air en un seul passage d’une taille descendant jusqu’à 0,01.µm  (taille des virus), mais également les plus grosses particules telles que les bactéries, le pollen, les acariens et la poussière. 

 

GIAT

3 février / Communication

 

Après avoir compléter la dénomination des rues de la ville dans le cadre de la mise en place de l'adressage normalisé, avec numérotation des habitations, la commune avait fait réaliser un plan du bourg et de la commune pour être diffuser largement à partir de 2014. Alors que la municipalité précédente a engagé la finalisation de l'adressage pour toute la commune, c'est-à-*dire la numérotation dans les villages et lieux-dits, avec des compléments d'adresse à apporter à certains endroits, le nouveau conseil est en train de finaliser le dossier. En parallèle, il a décidé de remettre à jour le plan officiel et les informations pratiques qui sont portées sur le document.

 

 

La nouveauté est d'avoir ajouter un annuaire des professionnels de la commune en partenariat avec l'Union des commerçants et artisans de Giat (UCAG) en plus des services et commodités déjà présentes. De plus, il a été décidé une édition annuelle du document afin d'apporter des informations récentes et actualisées comme les dates des foires et marchés, les changements de services, les modifications de l'annuaire. 500 exemplaires ont été imprimées et sont disponibles dans certains commerces et en mairie. 

 

GIAT

26 janvier / Ensemble scolaire JB de la Salle

 

Le 22 janvier, une réunion importante s'est déroulée à l'ensemble scolaire Jean-Baptiste de la Salle  regroupant les représentants de la tutelle diocésaine, de la tutelle des Sœurs de la Providence de Saint-André de Peltre (57), les présidents de l'OGEC 'organisme de gestion de l’enseignement catholique) et de l'APEL (association des parents d'élèves de l'école libre) et les chefs d'établissements de l'école et du collège privés. A cette occasion, il a été annoncé la fermeture définitive de l'ensemble scolaire à la fin de l'année scolaire. Une circulaire en ce sens a été diffusée auprès des parents d'élèves, causant une surprise brutale et jetant un certain désarroi auprès des familles concernées. Ces dernières vont devoir s'orienter sur de nouveaux établissements pour accueillir leurs enfants, déconcertées peut-être parce l'absence de solutions autre que celles du public au niveau local. En 2009, après l'intégration de l'école au sein du site qui abritait le collège pour former l'établissement scolaire Jean-Baptiste de la Salle situé route de Flayat, qui faisait suite aux nécessités de conformité des bâtiments et de rationalisation de gestion au regard des effectifs déjà affaiblis par la démographie du territoire, l'espoir d'un avenir durable s'affichait sereinement. Neuf ans plus tard, la fermeture du collège public de la commune sonnait comme un avertissement : les deux collèges étaient liés par leur concurrence qui avait permis de faire perdurer leur co-existence pendant plusieurs années alors que les effectifs démontraient une survie incohérente selon les critères économiques en vigueur. Trois ans après  le public, le privé va fermer : c'était inéluctable, l'annonce était attendue, il manquait juste la date. L'évolution démographique est impitoyable, les difficultés financières qui en découlent par rapport aux exigences normatives s'ajoutent au problème. A l'automne, il va rester un grand bâtiment vide dont l'avenir n'est pas défini. Au fil du temps, malgré les efforts des uns et des autres pour éviter les conséquences de causes bien établies, les effets se suivent et se ressemblent. L'aménagement d'un territoire ne dépend pas que de ses habitants, il est des décisions, des évènements, des actions extérieurs qui ont leur implication sur leur vie passée,  présente et à venir selon les intérêts de chacun (individuel) et de tous (collectif).'

 

HERMENT

26 janvier / France Services

 

Depuis la création des communautés de communes sur le territoire, et plus particulièrement leur fusion en 2017 pour former la communauté de communes Chavanon Combrailles et Volcans, les élus communautaires ont toujours agi pour maintenir et développer les services de proximité aux habitants dans l'environnement rural loin de la métropole qui la caractérise. L'action communautaire avait permis la labellisation "France Services" des quatre maisons de services de Bourg-Lastic, Giat, Pontaumur et Pontgibaud, les quatre grands centres-bourgs du secteur. Néanmoins, le maillage n'était pas parfait : l'ancien chef-lieu de l'ancien canton d'Herment en était dépourvu.

 

 

Afin de renforcer ce maillage territorial et d’apporter un service de proximité opportun, en partenariat avec la commune, la Communauté de Communes a demandé la labellisation d’un 5ème Espace France Services en mairie d'Herment. Depuis le 1er Janvier, cette proposition a abouti : le 5ème espace France Services du territoire permet donc à tous les habitants du territoire de bénéficier de services de proximité précieux à moins de 15 minutes de leur domicile : un accompagnement administratif, aide à l’utilisation des services et outils numériques, information et orientation, mise en relation avec nos partenaires. La coordination intercommunale des services communautaires et l’étroite collaboration avec la municipalité a permis d'amener au bout un projet construit et pertinent, en lien avec les personnels administratifs de la mairie qui ont été formées pour des missions d'accompagnement auprès des usagers.  

 

FERNOEL

25 janvier / Municipalité

 

Comme son prédécesseur, Gilbert Ménage qui a fait deux mandats à la tête de la commune, Pascal Gaulon découvre la fonction de maire depuis quelques mois alors qu'il n'avait jamais été élu auparavant. "C'est passionnant, prenant, et stressant à l'occasion" répond-il à la question sur ses impressions à ce sujet. Le nouveau maire s'investit beaucoup dans sa mission, soulignant sa volonté de communiquer sur le travail du conseil municipal et la vie communale. Le conseil réfléchit à la mise en ligne d'un site internet d'information communale en plus de la distribution du bulletin municipal. Le maire regrette que la crise sanitaire l'empêche d'aller plus à la rencontre des citoyens ou d'organiser des assemblées pour le faire. Un dossier l'accapare en priorité : la distribution de l'eau potable. La commune gère son propre réseau et la priorité est d'assurer le service selon les normes pour répondre aux besoins de toute la population. Gilbert Ménage avait suivi le chantier de rénovation du château d'eau en début de son premier mandat, Pascal Gaulon a du gérer un problème technique causé par la foudre sur l'installation du niveau automatique en juillet , avec l'aide indispensable de l'agent technique. Un diagnostic du réseau va être réalisé.

 

 

Un autre orage a causé des dégâts à l'église, ajoutant un autre problème à résoudre. Parmi les dossiers importants, la voirie occupe une bonne place : des dossiers de demandes de subventions ont été déposés récemment. L'attractivité de la commune, comme celle du territoire, est un enjeu qui intéresse Pascal Gaulon :"la connexion aux réseaux est primordiale, nous avons des nouveaux habitants grâce à cela, mais il faut que toute la commune, tout le territoire soit couvert efficacement pour accueillir de nouvelles familles, répondre aux demandes d'installation". Nouveau maire, et aussi nouveau vice-président à la communauté de communes Chavanon Combrailles et Volcans : "en charge de l'aménagement du territoire et de la mobilité, j'ai du travail. Cette fonction m'apprend à travailler avec et à connaître les autres élus, c'est très intéressant". Après 20 mois de retraite, la nouvelle vie de Pascal Gaulon n'est pas un long fleuve tranquille, il suit des formations pour apprendre le fonctionnement de la gestion communale. Il regarde de près la vie de ces concitoyens, organisant la prise de rendez-vous groupée pour la vaccination contre le Covid : trois habitants ont été vaccinés à Saint-Eloy dans un seul déplacement. 

 

GIAT

25 janvier / Don du sang

 

Malgré les contraintes de couvre-feu et l'ambiance dépressive du moment, les habitants de Haute-Combraille restent solidaires et généreux. L'organisation de la collecte de sang le 25 janvier à la salle des fêtes l'a démontré : près de 65 personnes sont venues tendre le bras aux personnels de l’Établissement français du sang qui procédaient aux opérations de prélèvement, entre procédures administratives pour la traçabilité et la sécurité sanitaire, mise en place du patient et surveillance.

 

 

 

 

 

D'un autre côté, l'équipe de bénévoles composée d'une demi-douzaine de femmes à une exception près, s'activait en coulisse pour assurer le moment de réconfort et de récompense qui suivait la prise de sang. Un casse-croûte copieux, fait maison, redonnait des forces aux donateurs. Le docteur Alain Schmidt, médecin de l'EFS, souligne l'engagement de ces bénévoles : "nous avons à faire à une équipe efficace et sympathique, sans qui la collecte serait moins agréable : l'attractivité des séances sur le secteur doit beaucoup à l'association locale". 

 

GIAT

22 janvier / Ehpad

 

La maison de retraite rejoignait le rang des établissements où la vaccination a été réalisée. Le personnel infirmier de l'Ehpad a procédé aux opérations d'injection de la première dose du vaccin contre le coronavirus sur 58 personnes : 34 résidents sur 39 ont été les premiers patients vaccinés sur la commune.

 

 

Parmi le personnel, 22 agents soignants, techniques et administratifs ont reçu le vaccin et comme il y avait un reliquat de deux doses, deux personnes de plus de soixante quinze ans ont pu bénéficier de l'opération sans avoir eu besoin de rejoindre les centres de vaccination dédiés dans le département.

 

CROCQ

21 janvier / Fnaca

 

Une partie des 35 membres du comité FNACA de l'ancien canton de Crocq s'est réunie le 21 janvier pour une assemblée générale organisée avec les contraintes sanitaires du moment. La réunion a débuté par un hommage aux quatre adhérents décédés en 2020. L'ancien maire de Crocq, membre actif de l'association, Jacques Longchambon, a rappelé en introduction que "depuis 1962, cette période trouble fait partie de l'Histoire de France avec ses zones d'ombres, notre devoir envers les plus jeunes est de témoigner ce que nous avons vécu".

 

 

La réunion avait un ordre du jour important : deux éléments essentiels du bureau ont décidé de ne pas poursuivre leur mission et ont mis fin à leurs fonctions après avoir accompli un travail remarquable depuis plusieurs années. Une nouvelle élection a permis de composer le bureau : président : Jacques Risy, vice-président : Jacques Longchambon, secrétaire : Roger Beaudon et trésorier Yves Razès. La conclusion de cette assemblée se traduit ainsi : "la mémoire de cette époque doit être immortelle pour un dialogue de paix entre les hommes de bonne volonté. 

 

GIAT - SAINT-ETIENNE DES CHAMPS

20 janvier / Ehpad

 

 Adrien Soulier est né le 20 janvier 1921, dans le petit hameau de Chez Faye entre Voingt et Saint-Etienne des Champs. Un village où il aura passé la plus grande partie de sa vie, fils unique de paysan et agriculteur lui-même. La succession a été assurée depuis puisqu'un de ses  trois fils a repris le flambeau. Uni à son épouse par les liens du mariage en 1947, Adrien a eu quatre enfants, les trois garçons et une fille malheureusement décédée depuis. La guerre 39-45 a été la seule période qui l'aura vu partir de sa ferme, réquisitionné pour les chantiers de jeunesse à Montmarault puis comme surveillant de camp de prisonniers militaires allemands à Brioude. Avec les difficultés de l'âge, le 28 novembre 2016, Adrien quitte sa ferme pour rejoindre l'Ehpad de Giat.

 

 

C'est là qu'il a fêté son siècle  dans un environnement qu'il apprécie, et avec un personnel qui  aime sa bonne humeur. Grâce à sa mémoire encore vive, il reste un résident à la compagnie agréable, aux conversations riches, à la bienveillance remarquable. Toujours partant pour les animations, adorant pousser la chansonnette, il sait comme personne entonner la chanson du Doryphore, qui donne du sourire à tous. Adrien ne connaît pas la solitude à l'Ehpad : il partage de long moments de belote avec un autre résident, son ami Raymond Saby. Dans le contexte sanitaire actuel, la fête du centenaire n'a pas pu être folle, mais l'établissement a marqué le coup en entourant Adrien d'attentions supplémentaires dont une belle tarte aux pommes, son dessert favori, agrémentée d'une mention chocolatée pour l'occasion. D'un autre côté, la municipalité de Saint-Etienne des Champs doit mettre à l'honneur son premier centenaire de l'année dans le bulletin municipal. 

 

GIAT

20 janvier / Solidarité

 

Si le confinement du printemps dernier a été une période difficile à vivre pour Mireille et Pascal Patard qui gèrent le restaurant du foirail, ils ont appréhendés positivement  celui de l'automne et qui se prolonge durablement pour leur profession puisque la réouverture de ce type de commerce n'est pas à l'ordre du jour. Alors que leur établissement était resté fermé complètement pendant deux mois, avec des conséquences économiques heureusement réduites avec les mesures d'accompagnement de l'Etat et le soutien de la communauté de communes, Mireille et Pascal ont décidé de se lancer dans le plateau à emporter pour cette nouvelle période.

 

 

Depuis la Toussaint, cette démarche est couronnée d'un certain succès : du lundi au vendredi, le cuisinier travaille beaucoup pour que son épouse remplisse des dizaines de plateau en entrée, viande ou poissons, légumes ou pates, fromage et dessert vendus 13 €. Cette porte ouverte pour avoir un repas complet a intéressé les personnes qui travaillent mais aussi des gens, retraités pour la plupart, qui viennent chercher leur déjeuner pour soutenir le restaurant, se donner l'impression de manger comme au restaurant.

 

 

Mireille et Pascal sont touchés de cet élan qui leur donne espoir et moral; en leur permettant de travailler normalement. Mercredi dernier, parce qu'ils avaient assisté à un concert des Enfoirés, ils ont proposé un plateau repas du cœur : un plateau vendu, 3 € reversés aux Restos du coeur. L'opération a été un succès : 106 plateaux récupérés par les clients à la mi-journée, soit 318 € pour les Restos. Un verre pour recueillir des dons posé sur le comptoir a donné en plus 101,60 €. Un chèque de 419,60 € sera remis à l'association créé par Coluche dans les prochains jours grâce à la solidarité des clients du restaurant giatois. 

 

SAINT-AVIT

20 janvier / Municipalité

 

Parce que les contraintes sanitaires ont empêché l'organisation de la traditionnelle cérémonie de vœux, la municipalité élue au printemps dernier a fait le point pour une communication avec les citoyens afin de les informer sur son travail au cours des derniers mois et réfléchir aux projets.  L'année écoulée a vu le déménagement de la mairie et de l'agence postale dans l'ancien bâtiment commercial communal réhabilité et rénové en maison commune. C'est en ce lieu qu'a été installé le nouveau conseil municipal qui a réélu le maire Nicolas Montpeyroux pour un troisième mandat. La restauration de l'église est un vaste projet dont  la première tranche de travaux s'est achevé en 2020. Enfin,  la mise en place d’un distributeur de pain et viennoiserie fait le bonheur de la population depuis deux mois.

 

 

Au cours de l’année 2021, les noms de rue et la numérotation des habitations dans le bourg et les villages seront en place. La construction d'un maison est annoncés, c'est une bonne nouvelle qui s'accompagne d'un permis d’aménager  à réaliser sur le reste du site concernée, impliquant  des travaux d’assainissement et d’eau potable en vue de favoriser de nouvelles constructions, donc améliorer l'attractivité communale. Comme c'est le cas avec les travaux de réhabilitation de la maison Meynard : la coiffeuse pourra quitter son salon provisoire et prendre possession de ses nouveaux locaux et le boulanger pourra installer une nouvelle épicerie en plus du dépôt de pain en lieu et place du distributeur. Toutes ces informations seront détaillées dans un bulletin municipal en cours de création qui sera distribué au cours du premier semestre

 

PAYS DES COMBRAILLES

19 janvier / Office de tourisme

 

Une nouvelle période commence à l'office de tourisme des Combrailles avec le renouvellement des instances dirigeantes. L'organisme dépendant du SMADC rayonne sur l'ensemble du Pays des Combrailles, à savoir sur les 99 communes qui le composent et les trois communautés de communes auxquelles ces dernières sont rattachées. Depuis plus d'un mois, à la suite de l'assemblée générale de cet établissement public industriel et commercial (EPIC), un nouveau président dirige un comité composé d'élus et de professionnels du tourisme du territoire. Délégué de la communauté de communes Chavanon Combrailles et Volcan, Bruno Llinarès a pris ses fonctions entouré de Sylvain Lelièvre, maire de Saint-Hilaire la Croix et Michel Portier, hébergeur à Saint-Gervais d'Auvergne  (Les Cabanes des Combrailles), tous deux vices-présidents. Le président rappelle que l'enjeu économique du tourisme sur le secteur est important, les retombées représentent plus de 93 millions d'euros par an.

 

 

Bruno Llinarès qui est nouvel élu à Prondines a de l'expérience dans le domaine territorial et touristique : sa carrière professionnelle l'a amené à exercer des emplois de cadre dans des communes comme Val d'Isère, ou d'autres en Alsace et Bretagne, régions éminemment touristiques. Sa volonté est de redonner un nouvel élan à la politique territoriale pour l'accueil des touristes et le développement de l'activité. Pour cela, il veut reprendre le lien entre l'office de tourisme, les élus et les partenaires du tourisme : "il y a 700 acteurs qui participent à cette partie de l'économie". Les ressources de l'office de tourisme proviennent des communautés de communes pour la majorité, et de la collecte de la taxe de séjour qui est en progression mais qui demande une révision de sa mise en place pour que les hébergeurs retrouvent plus de  confiance dans la structure. La mission de Bruno Llinarès sera assurée bénévolement, mais elle va demander beaucoup de temps et de travail. Le président veut d'abord s'intégrer dans la politique touristique régionale à l'échelle de l'Auvergne pour une meilleure visibilité des Combrailles et orienter aussi la promotion vers les territoires proches de la métropole clermontoise jusqu'à la région lyonnaise à l'est, mais aussi en direction de l'Atlantique à l'Ouest.  "Faute de grands sites ou de patrimoine exceptionnel, il faut trouver des moyens de valoriser les lieux intéressants, très nombreux, du pays des Combrailles sous forme de thématiques, de réseaux, ou d'autres idées à inventer" insiste le président.

 

PRONDINES

19 janvier / Municipalité

 

Élu maire le 27 mai, après avoir été élu conseiller municipal pour la première fois, l'ancien cadre de la fonction publique territoriale Bruno Llinarès a succéder à 55 ans de gestion assurée par Messieurs Fournier père et fils. Bruno Llinarès indique "avoir trouvé une commune à la gestion saine, en bon état de marche". Ses premières impression montrent qu'il y a du travail mais que celui-ci est "plaisant à faire avec une équipe qui travaille bien ensemble" avec un conseil réuni une fois par mois. Beaucoup de discussions, de débats entre les onze conseillers issus de deux listes présentées aux élections : "l'objectif est d'avoir un accord unanime sur les décisions . Le travail est important et on peut être déboussolé si on ne connaît pas le fonctionnement de l'administration, notamment dans la pêche aux subventions, et l'aide précieuse et efficace de la secrétaire de mairie est un atout majeur." Avec la crise sanitaire, le maire regrette l'absence des moments de rencontres, de convivialité avec les citoyens. Il salue les conscrits qui ont permis une parenthèse au moment de la fête patronale début septembre qui lui ont permis de faire mieux connaissance avec les citoyens présents. La distribution des colis de Noël pour une centaine de personnes âgées a été un moment fort de ces premiers mois de mandats, mais il manquait de temps pour discuter avec les gens.

 

 

L'absence du recensement qui devrait avoir lieu ces jours-ci est un problème qui va empêcher d'avoir une bonne vision démographique de la commune qui accueille de nouvelles populations depuis plusieurs années.  Bruno Llinarès évoque les retards pris à cause de la pandémie, le budget a été voté fin juillet, le nouveau conseil communautaire a été installé en septembre et cela pénalise la gestion communale notamment pour les investissements. Travaillant à l'élaboration du budget 20021, le maire parle des besoins de renouvellement de matériels, de rénovation d'équipements, de soucis en rapport avec les réseaux d'eau potable. Le maire estime devoir communiquer avec les citoyens : bulletin municipal,  page facebook et presse sont des moyens utilisés actuellement. Enfin, pour ces dernières semaines, la météo a été au cœur des préoccupations des élus : l'épisode neigeux a été bien géré, même avec l'employé communal en congé et qui s'est quand même soucié du problème. 

 

FERNOEL

18 janvier / Commune

 

Le 11 août dernier, un violent orage causait de nombreux dégâts sur la pointe ouest du département,  ce bout de territoire qui pénètre en Limousin. Accompagnés d'un gros coup de vent, de gros grêlons frappaient l'église, du côté du chevet : le vitrail subissait les assauts des billes de glace, avec des morceaux de verre brisés sur plusieurs endroits. A la suite de l'évènement, la municipalité a saisi son assurance et entamé les démarches de restauration. C'est-à-dire dans un  premier temps trouver un vitrailliste qualifié pas trop loin. Le nom de Thierry Guilloteau, maître-verrier à Vallière, à côté de Felletin dans la Creuse a été soufflé au maire et le contact a été établi. L'artisan, qui est aussi un artiste créateur qui expose régulièrement, est venu le 14 janvier démonter le

vitrail fracturé. Cette première opération est délicate.

 

 

Avec l'aide de l'employé communal, Thierry a d'abord installé un échafaudage pour accéder en sécurité au chantier. Avec du ruban adhésif, il a consolidé les pièces fragilisées et cassées par la grêle avant de s'attaquer au descellement de l'appareil. Les ferrures de maintien sont difficiles à enlever selon la façon dont elles ont été posées à l'origine, et selon le ciment utilisé. Il a fallu beaucoup de temps et de précision pour aboutir à la dépose.

 

 

Actuellement, le vitrail est à l'atelier du maître-verrier qui a commencé son travail de restauration par la recherche des teintes exactes à celle présentes. Par chance, les pièces les plus délicates, comme le visage ou les mains, n'ont pas été touchées. Il est plus aisé de reprendre les motifs géométriques. Dans quelques semaines, Thierry Guilloteau reviendra poser le vitrail et redonner à la petite église du XIIème siècle son cachet authentique et remarquable.

 

TORTEBESSE

18 janvier / Municipalité

 

Aux commandes de la commune depuis le 23 mai après avoir succédé à Daniel Arnaud qui a quitté le conseil municipal, Yannick Bony a pris ses marques au bout de huit mois de fonction de maire. Conseillère municipale expérimentée, elle a volontiers accepté le poste, sûre de l'appui de ses coéquipiers et notamment du premier adjoint, Gilles Boulay, bien au courant des affaires techniques depuis plusieurs années qu'il occupe le poste. Selon leurs compétences et les domaines, des délégations ont été attribués aux élus afin d'organiser un travail collégial serein : "être maire demande du temps, s'occuper de tout nécessite de nombreuses connaissances, et mener une vie professionnelle en même temps, même si la commune est petite, je ne peux pas être partout tout le temps" déclare madame le Maire. De plus, l'ancien maire n'est jamais loin, sa mémoire de la vie communale est un atout majeur dans la conduite des affaires.

 

 

Yannick Bony a le sourire quand elle annonce l'arrivée de deux nouvelles familles en fin d'année dernière, ou quand elle signe la demande de permis de construire d'une nouvelle maison en ce début d'année : les chiffres des derniers recensement sont positifs, la population se rapproche des 80 habitants, après avoir été en-dessous de 60 il y a quinze ans. Relativement proche de l'autoroute A89 et de l'ancienne nationale 89, la commune est attractive par un immobilier abordable pas trop loin de la métropole clermontoise. Le conseil municipal est engagé dans plusieurs projets : un site web pour répondre aux besoins de communication demandés par les citoyens, la modernisation du réseau internet nécessaire à l'accueil des nouvelles population, aux professionnels locaux et à la mairie pour faire face aux exigences administratives numériques, les mises aux normes accessibilité, électrique à l'église, au gîte et à la salle des fêtes. Un projet d'agrandissement du lotissement est à l'étude ainsi que la modernisation de la station d'épuration qui aura un impact sur le coût de l'eau dont le tarif est un des moins élevé du département (lex réseaux d'eau potable et d'assainissement sont communaux). Le traitement de la crise sanitaire s'est traduit par des distributions de masques et de gel auprès des habitants, qui peuvent toujours venir en mairie en cas de besoin. La maire indique aussi le bon retour de la distribution des repas de fin d'année chez les personnes âgées en place du banquet habituel :"nous avons fait le choix de soutenir un traiteur du territoire tout en faisant plaisir à nos anciens qui nous oint dit avoir apprécié grandement la chose". Enfin, Yannick Bony est investie au niveau communautaire en étant vice-présidente du centre intercommunal d'action sociale (CIAS) :" la mise en place des protocoles Covid tant pour les personnels que les usagers de 'l'aide à domicile a été un travail intéressant, les sujets d'action sont importants et c'est très motivant pour mon engagement."

 

GIAT

22 janvier / Ensemble scolaire JB de la Salle

 

La fermeture de l'ensemble scolaire privé à la fin de l'année scolaire a été annoncée officiellement vendredi : à lire dans la Montagne

 

 

GIAT

17 janvier / Ecole Simone-Veil

 

Après avoir travaillé, réfléchi et créé autour des valeurs de la République les élèves de l'école Simone-Veil se sont mis en mode action. voilà aussi le moment d'agir. En reprenant la devise de la République, ils se sont attardés sur la fraternité pour agir en ce début d'année : "quoi de plus précieux que de garder le liens avec nos personnes âgées" était le thème du devoir qu'ils ont formé avec les enseignantes .  Très touchés par les informations qu'ils entendent sur l'isolement des personnes âgées, les petits élèves ont pensé qu'il serait bien d'envoyer leurs vœux aux résidents de l'EHPAD voisine.

 

 

En effet, la tradition veux que les enfants partagent des moments d'échanges avec les résidents. Depuis plusieurs années, des moments de partage sont organisés régulièrement pour des présentation de chants, de scénettes de théâtre, défilés de carnaval, ateliers de paroles....  Alors , si les contacts physiques sont interdits, ils créeront des liens autrement. Dans un travail collectif, les écoliers ont  décidé d'écrire des textes, de les recopier du mieux possible et de les coller sur une jolie carte décorée par leurs soins. Trois enveloppes contenant le travail des trois classes ont été remis à l'EHPAD, et chaque carte a été distribuée à une personne comme une "petite rencontre virtuelle".

 

CROCQ

11 janvier / Commune

 

Il y a un peu plus de six mois, Jean-Luc Pierron prenait place dans le fauteuil de maire après l'élection municipal du 15 mars. Entre cette dernière et l'élection du maire, le confinement a été géré par l'ancienne équipe municipale dont il était le premier adjoint, en lien avec le nouveau conseil : "la cohabitation s'est bien passée". Une fois le confinement levé, le nouveau conseil installé, les premières décisions à être prises concernaient la réouverture des écoles et de la garderie, avec notamment des protocoles sanitaires contraignants obligeant l'installation d'un réfectoire spécifique à l'école maternelle où étaient servis des repas froids. En début de mandat, la cour régionale des comptes a effectué un contrôle de gestion dont la conclusion demande des mesures à mettre en place relative aux préconisations énoncées. "Des économies et des restrictions qui demandent de la rigueur pour établir le budget" déclare le maire dont les priorités portent avant tout sur le développement commercial dans le bourg, en lien avec la communauté de communes qui a la compétence dans ce domaine. Si la reprise du garage automobile est actée, il reste à mettre en œuvre des conditions d'accueil pour une boucherie et un restaurant : "pendant la saison estivale, il y a eu beaucoup de passage, il est indispensable d'avoir un lieu de restauration pour garder les gens sur place" indique Jean-Luc Pierron.

 

 

La commune est en passe d'acquérir l'ancien immeuble du Crédit Agricole, dans le cadre d'un projet d'aménagement incluant une maison de services publics (France services) : les aides de l'Etat et des collectivités représentent 80 % du prix, ce taux de subvention est aussi élevé pour la réfection de la toiture du gîte d'étape qui va être faite. La compétence écoles relevant aussi de la comcom, les travaux de la toiture de l'école maternelle sont prisen charge  pèseront peu sur le budget communal. Le département doit investir sur la commune : pour la rénovation du centre de secours, le dossier est bien avancé avec la validation en cours des plans par le conseil départemental. Des plans pour la construction d'un centre d'exploitation du réseau routier ont été présentés : "il est grand temps de voir ce projet aboutir". Crocq ayant été retenu dans l'opération "petites villes de demain", le maire veut travailler pour bénéficier des aides du plan de relance et faire avancer les projets pour une commune dont la population est repartie à la hausse. "On a vu l'offre de santé s'améliorer avec le remplacement des médecins, et la présence de  professionnels est forte, avec parfois des projets de modernisation. De plus, avec la crise sanitaire, on constate un changement de mentalités, l'arrivée de nouvelles familles, de nouveaux entrepreneurs sur le territoire : je suis optimiste pour l'évolution locale et je vais faire tout ce qui est possible pour accompagner le mouvement et le conforter". Il reste un dossier à faire avancer : les travaux sur le réseau d'assainissement qui incombent au SIAEPA et qui deviennent urgent après avoir été retardé trop longtemps. 

 

PRONDINES

7 janvier / Municipalité

 

La  dernière réunion du Conseil municipal a porté sur les dossiers inhérents au changement d'année, savoir préparer les budgets et donc prévoir les financements des projets et les recettes communales propres.
- Eau potable : les tarifs de branchements en eau potable  sont fixés à 250 € pour la pose ou dépose de compteurs  et  à 800 € le branchement  au réseau auquel peut s'ajouter des frais supplémentaires en rapport aux frais de raccordement ( (sous chaussée enrobée, distance du branchement, suggestion spéciale…). Tous ces éléments seront repris dans le règlement de la distribution d’eau potable
- Équipement : les élus valident le changement des lampes communales et le  réaménagement de la grande salle de la salle des fêtes.
- Voirie : les investissements à venir concernent le secteur de Perol-Haut.
Pour ces 3 projets, des subventions seront demandées
- Matériel : pour répondre aux besoins, l'acquisition d'une épareuse est inéluctable en 2021, malgré l'impossibilité d'un subventionnement. 
- Fiscalité : le conseil demande le remboursement des taxes foncières sur les sections de Françolle, La Grolle, Chez Rapas et Neuviale par la commune du Puy-Saint-Gulmier
- Divers : trois entreprises de la commune impactée par la crise sanitaire COVID-19, ont bénéficié d’un soutien financier lié à l'opération  Ecoboost  de la Communauté de Communes Chavanon Combrailles et Volcans. Les élus ont  distribué des colis aux  aînés de la commune en fin d'année et présentent leurs  vœux  à l'ensemble de la population, il n'y aura pas de cérémonie. Le  remplacement de l’employé communal pour le déneigement pendant ses congés en période hivernale est à envisager.

 

SAINT-AVIT

7 janvier / Commerce

 

Depuis près de vingt ans, le contrôle technique des automobiles est devenu obligatoire, et au fil du temps, la réglementation a évolué. Aujourd'hui, le contrôle est plus rigoureux  sur plus de points. Alors que la sécurité était le critère unique d'analyse à l'origine, la pollution et les normes environnementales se sont ajoutées avec force à la liste des vérifications. Cette nouvelle obligation a créé l'installation de nombreux centres de contrôle sur le territoire dont celui de Saint-Avit qui a pris place dans le bâtiment d'une ancienne carrosserie. Plusieurs gérants et employés se sont succédés pour rendre service aux automobilistes du secteur. Il y a quelques semaines, le centre a changé de propriétaire, l'employé est devenu le patron. Vincent Reine est né à Saumur, ses parents boulangers ont repris une affaire à Auzances en 2001 : voilà comment il est devenu creusois et fier de l'être, puisqu'habitant Mérinchal avec sa famille,  il  siège au conseil municipal depuis les dernières élections.

 

De formation carrossier-peintre apprise à Montluçon, et ayant bifurqué en mécanique avec des études supérieures à Clermont-Ferrand, Vincent a commencé sa vie professionnelle à Vichy chez un concessionnaire d'une grande marque nationale pendant quatre ans. Puis il revient au pays et depuis 3 ans travaille pour Pascal Danchaud, propriétaire des centres de contrôle de Pontaumur et Saint-Avit. Ce dernier souhaitant vendre, Vincent a saisi l'opportunité de reprendre le site où il travaille et où il connaît bien la clientèle. A 32 ans, il dit : "il faut se bouger pour faire vivre l'économie locale, m'investir dans une affaire fait partie de la démarche parce que je suis très attaché au monde rural où je vis". Vincent rappelle qu'en dehors du contrôle des véhicules de moins de 3,5 tonnes, à moteur thermique, hybride ou électrique, il est là aussi pour donner des conseils, et accompagner l'entretien des véhicules pour qu'ils satisfassent en toute sécurité et proprement aux usages prévus. 
Centre de contrôle technique, le bourg, 63380 Saint-Avit - 04.73.79.05.91 - https://controle-technique-st-avit.securitest.fr/

 

GIAT

5 janvier / Conseil municipal

 

Le conseil municipal a tenu sa dernière réunion de l'année le 30 décembre.

- Centre d'autiste : un projet d’agrandissement du centre d’autiste «  les ateliers de Pelissou » installé depuis l'automne au 2ème étage de l’ancien collège est à l'étude. des dossiers de demandes de subvention à 80% en cumulant DETR, DSIL et plan de relance ont été déposés au tout début de l'année 2021. Les travaux seront effectués en 2021-2022. .
Pascale Cohade, architecte à Pontgibaud a réalisé l’étude préliminaire pour un coût de 3.350 € HT
- La Ramade : la convention "pêche" a été reprise pour la transférer jusqu'en mars 2028 aux nouveaux gérants du site, Dominique Battistoni et Benoît Pireyre. L'activité pêche se poursuit dès le mois de janvier. 
- Ehpad : la commune va acquérir une bande de terrain (5€/m²) afin d'améliorer l'accessibilité de la maison de retraite.
- Micro-crèche : dans le cadre du projet d'installation d'une micro-crèche soutenu par la communauté de communes, qui vient d'adresser les plans,     la commune met à disposition de la collectivité une parcelle de l’ancien camping municipal afin de créer une aire de jeux pour les enfants. La convention d’occupation sera établie à titre gratuit.
- Cantine scolaire : en réponse à une demande de repas pour des stagiaires, le conseil fixe un tarif de 5 € le repas pour les personnes extérieures (stagiaires, collégiens, lycéens et apprentis). 
- Divers : le restaurant du foirail est autorisé à créer une terrasse démontable sur une partie du trottoir de la commune ; la Société SOLATERRA annonce l’abandon du projet d’installation de panneaux photovoltaïques sur la commune (zone humide incompatible) ; la Com-com a adressé une carte des assainissements non collectifs des villages de la commune suite aux diagnostics réalisés. Il n’y aura pas de cérémonie des vœux du maire en raison du contexte sanitaire.

 

CROCQ

5 janvier / Conseil municipal

 

Pour le dernier conseil municipal de l'année 2020, le maire Jean-Luc Pierron et les élus ont débattu au sujet de plusieurs dossiers. 
- Gestion communale : suite au rapport d’observations définitives relatif au contrôle des comptes et de la gestion de la commune émis par la Chambre Régionale des Comptes  (CRC) Nouvelle Aquitaine sur la période 2015-2019, les recommandations seront définitivement réglées en 2021.Le rapport approuvé à l’unanimité par le conseil municipal, est désormais consultable par tous.
Dans l'affaire "Katz", la CRC demande de présenter un avenant annulant celui du 16 octobre 2014. Le conseil choisit de faire rédiger cet acte par Maitre Laurent Richard, avocat spécialisé, pour un coût de 400 € ht. 

- Amendes de police : la somme de 914,52 € a été attribuée à la commune qui sera versée au budget.  

- Fonds spécifique d’aide aux entreprises : la région met en place un fond spécifique d’aide aux entreprises en difficulté du fait de la crise sanitaire actuelle, le département abonde ce fond à hauteur de 10 € par habitant et  la communauté de communes Marche et Combraille en Aquitaine à hauteur de 15 €. Il est proposé pour les communes qui le souhaitent de participer à hauteur de 5 € par habitant,  soit 2085 € pour la commune. 

- Ressources humaines : Un contrat occasionnel sera prolongé pour la surveillance des enfants pendant le repas et la pause méridienne. 

- Culture : la région ne prolongera pas le contrat de l’employée de la bibliothèque, embauchée par l’association de Sauvegarde du Vieux Crocq. La commune n’a pas les moyens d’embaucher une personne à temps plein pour la bibliothèque, il conviendra de définir de nouvelles modalités de fonctionnement en lien avec le département. 

- Questions diverses : l'assemblée générale du syndicat intercommunal d'adduction en eau potable et d'assainissement (SIAEPA de Crocq-la Courtine) a montré l'obligation de rembourser une dette de 400.000 €. Pour ce faire, une contribution des communes adhérentes a été décidée. Si la proposition initiale de 25 €/habitant sur trois ans n'a pas été retenue,  un nouveau calcul a été fait pour tenir compte des spécificités communales et des adhésions. Au final, la commune doit s’acquitter de la sommes de 47.884 €. Le maire rappelle à l'assemblée que des travaux très importants sur le réseau d'assainissement auraient dû être faits sur Crocq depuis 2010, la priorité a été vers d’autres communes. Des travaux courants sont en cours pour lesquelles le syndicat n’a toujours pas fait le nécessaire, de nombreux habitants payent la taxe d'assainissement sur leur factures d’eau, alors qu’il n’y a aucun traitement : devant cette situation le maire désire rencontrer le président du SIAEPA, pour faire le point. Le Maire informe le conseil municipal, que la Commune de Crocq est retenue dans le programme « Petite Ville de Demain »

 

GIAT

4 janvier / Ecole Simone-Veil

 

Avec la rentrée après des vacances de Noël bien particulières et enneigées, les enfants des trois classes de l'école Simone-Veil  ont repris le chemin des études pour poursuivre le programme normal. Au premier trimestre, celui-ci avait été chamboulé dans la deuxième période, particulièrement en éducation civique et morale : l’assassinat de Samuel Paty à la mi-octobre avait beaucoup ému les personnels. Avec chacune des enseignantes, et selon le niveau de classe, les élèves ont  été amenés à découvrir ou redécouvrir les symboles de la France : le drapeau tricolore, La Marseillaise, Marianne, ...

 

Ils ont aussi travaillé sur la notion de laïcité. Les enfants ont comparé leur vie d’enfant et d’écolier avec celle qui règne dans d’autres pays, où leurs homologues doivent parfois travailler dès leur plus jeune âge . Ce travail s’est conclu par des productions plastiques individuelles ou collectives dans chaque classe, qui reprennent certains symboles de notre pays: le drapeau français revisité, l’arbre de la liberté ou encore les colombes de la paix. 

 

 

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